AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 L'ignorance tue.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15769
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: L'ignorance tue.   Mer 14 Mar 2012 - 8:03

Il y a une opinion répandue parmi beaucoup de scientifiques comme quoi le dépistage du cancer de la prostate serait inuitle. Pour moi, je ne comprends pas bien cette opinion, il m'a semblé avoir compris que si on dépistait à temps ce cancer on pouvait le traiter avant qu'il ne sorte de la prostate et que là les chances de ne pas avoir de récidive étaient très grandes. Alors que des médecins en viennet à dire que c'est dangeureux de dépister !? je ne comprends tout simplement pas.

"Aucune étude n'a prouvé l'utilité du dépistage systématique du cancer de la en réalisant une mesure du PSA (antigène spécifique de la prostate, dont le taux augmente en cas de pathologie, NDLR) ; et quand un dépistage est inutile, il est aussi dangereux." Il ne mâche pas ses mots, le professeur Gérard Dubois du CHU d'Amiens, qui vient de signer avec Alain Braillon, praticien hospitalier d'Amiens spécialiste de santé publique, et l'épidémiologiste Catherine Hill de l'Institut Gustave-Roussy à Villejuif une mise au point publiée dans La presse médicale. De quoi relancer le débat sur la nécessité - ou l'absurdité - de proposer un tel dépistage à tous les hommes de plus de cinquante ans.

Le professeur Dubois rappelle que le cancer de la prostate est une maladie dont la fréquence est directement liée à l'âge (elle touche 60 % des personnes de 60 ans et 80 % des hommes de 80 ans). "Donc, si on le cherche, on le trouve, affirme-t-il. Or, si 60 % des hommes ont un cancer de la prostate à 60 ans, 3 % seulement en décèdent. Cela prouve bien que la grande majorité de ces tumeurs n'évoluent pas et ne sont pas responsables de la mort des patients." En revanche, ce surdiagnostic entraîne la pratique de biopsies, qui sont agressives, voire le recours à des traitements aux effets secondaires parfois désastreux. Bref, le remède est, selon lui, en général pire que le mal.

Pour étayer ses propos, le spécialiste en santé publique rappelle que, dans notre pays, ni la Direction générale de la santé, ni la Haute Autorité de santé, ni l'Institut national du cancer ne recommandent la pratique systématique de ce dépistage. En revanche, l'Association française d'urologie ne tient pas compte de ces prises de position et continue ses campagnes. Et manifestement, ses avis, relayés par quelques journalistes particulièrement investis, sont suivis par les médecins généralistes qui prescrivent toujours cet examen à leurs patients en bonne santé dès la cinquantaine.

Après plusieurs organismes américains, l'US Preventive Services Task Force (USPSTF) a également pris position récemment contre le dépistage du cancer de la prostate par le PSA, en estimant qu'il existait assez de certitudes sur le fait que les complications du dépistage l'emportent sur les avantages. L'USPSTF a accordé un niveau de preuve D à ce dépistage, signifiant qu'il ne peut être remboursé par les plans de santé. "Il faut un niveau A ou B", explique le professeur Dubois.

Et pourtant, le nombre de dosages de PSA continue de croître dans notre pays (+ 4,6 % entre 2009 et 2010). En 2010, 4,6 millions de dosages du PSA (PSA total et rapport PSA libre/PSA total) ont été réalisés, contre 2,7 millions en 2003, selon les données du régime général. Les "dégâts" entraînés ont été quantifiés dans la littérature (mortalité liée à la chirurgie, complications graves, impuissance, incontinence), et le professeur Dubois et ses coauteurs se demandent combien de temps cela va encore durer. Leur article s'intitule d'ailleurs : "PSA, encore combien de dégâts ?"

Et pour Gérard Dubois, il est désormais urgent que l'État prenne ses responsabilités. "Laisser faire n'est pas acceptable", conclut-il. D'autant plus qu'un test immunitaire réalisable à domicile en dix minutes est désormais en vente en pharmacie. Cela "ne peut qu'aggraver une situation déjà hors contrôle", déplore-t-il. Les urologues ne vont pas manquer de réagir...


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15769
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: L'ignorance tue.   Sam 24 Déc 2005 - 13:57

L'ignorance tue : un nouveau sondage mondial révèle que jusqu'à sept hommes sur dix ignorent tout du cancer de la prostate

LONDRES, R.-U., le 3 déc. /CNW-PRN/ - Les hommes sont généralement plus sensibilisés au cancer du poumon ou du sein qu'à celui de la prostate, selon un nouveau sondage mondial.(1) Les résultats de ce sondage, réalisé par NOP Healthcare auprès de 1 400 répondants dans sept pays, révèlent qu'aussi peu que 29 % des hommes de certains pays sont sensibilisés au cancer de la prostate (moyenne : 39 %), tandis que 54 % d'entre eux sont sensibilisés au cancer du poumon et 46 % au cancer du sein. En outre, les femmes ont, en moyenne, deux fois plus de chances d'être sensibilisées au cancer du sein que les hommes au cancer de la prostate (79 % contre 39 %).

Du 22 octobre au 9 novembre 2001, NOP Healthcare a réalisé un sondage portant sur un échantillon de 1 400 individus sélectionnés au hasard dans sept pays (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Espagne et Suède). Cent hommes (de 50 à 70 ans) et cent femmes (de plus de trente ans ayant un conjoint ou un proche parent âgé de 40 à 70 ans) ont été sondés dans chaque pays. L'objectif de ce sondage était de mesurer le niveau actuel de sensibilisation et de connaissances face au cancer de la prostate.

Les résultats de ce sondage permettent de pousser la compréhension du niveau de sensibilisation à la maladie chez ceux qui sont le plus à risque. Même si le cancer de la prostate, surtout dans ses premières phases, ne comporte souvent aucun symptôme, les résultats de l'étude révèlent que la majorité des gens croient que des symptômes urinaires indiqueront la présence de la maladie tandis que seul un faible pourcentage (1 %) croit qu'il ne pourrait y avoir aucun symptôme. Les résultats montrent également que la majorité des individus sondés (46 % des hommes et 54 % des femmes) ainsi qu'un tiers du sous-groupe de sujets dont un ami ou un proche a reçu un diagnostic de cancer de la prostate ne savent pas qu'il existe des tests permettant de dépister la maladie.

Christian Ligensa, du groupe BPS, organisme allemand de soutien aux malades souffrant d'un cancer de la prostate, s'est déclaré peu surpris des résultats : "La faible sensibilisation au cancer de la prostate semble frappante mais, si on considère le fait que les dépenses en recherche clinique pour le cancer du sein sont environ 100 fois plus élevées que celles pour le cancer de la prostate, celle-ci n'est pas surprenante. En revanche, ces résultats indiquent que nous devons agir dès maintenant pour accroître la sensibilisation, car nous savons que les malades bénéficient d'un traitement précoce et qu'il existe des tests de dépistage peu dispendieux, comme celui de l'antigène prostatique spécifique (PSA)."

Le cancer de la prostate est le deuxième cancer masculin le plus fréquent dans plusieurs pays occidentaux, derrière le cancer du poumon.(2) Aux Etats-Unis, un homme reçoit un diagnostic de cancer de la prostate à toutes les trois minutes et un malade perd la vie à toutes les treize minutes.(3) La société américaine du cancer estime à près de 200 000 le nombre de nouveaux diagnostics en 2001.(4) Le cancer de la prostate est responsable d'environ 10 000 décès par année au Royaume-Uni. Dans ce pays, quelque 21 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année.(5)

Le cancer de la prostate est plus susceptible d'être enrayé s'il est identifié et traité rapidement, avant sa migration ou la formation de métastases dans d'autres parties de l'organisme. Si elle n'est pas traitée rapidement, la maladie évolue et peut occasionner des symptômes très dérangeants comme les douleurs osseuses, les fractures, l'anémie ou la compression vertébrale. Le test de l'antigène prostatique spécifique (PSA) est utilisé couramment pour déceler le cancer de la prostate. Le PSA est une substance sécrétée autant par les cellules normales que par les cellules cancéreuses. Au fur et à mesure que le cancer de la prostate se répand ou que d'autres maladies de la prostate apparaissent, les concentrations sanguines de PSA augmentent souvent. Les avantages de ce test sont sa simplicité, son objectivité, sa reproductibilité, sa nature non effractive et son faible coût
par rapport aux ultrasons.(6)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
L'ignorance tue.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ESPOIRS :: Cancer :: Société-
Sauter vers: