AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Le cancer du pancréas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
titlene78



Nombre de messages : 110
Age : 62
Localisation : Aubergenville - Yvelines
Date d'inscription : 01/02/2013

MessageSujet: Cancer du pancréas : nouveau gène, nouvelle cible   Mer 27 Mar 2013 - 14:27

Des chercheurs ont identifié un important gène tumeur-suppresseur dans le cancer du pancréas. Ce gène pourrait constituer un biomarqueur pronostique et une nouvelle cible thérapeutique.

La majorité (90 %) des cancers du pancréas sont des adénocarcinomes ductulaires (ADP), des tumeurs qui restent de très mauvais pronostic malgré les avancées dans leur caractérisation moléculaire.

Ces tumeurs sont attribuées à de fréquentes mutations somatiques dans les gènes Kras (plus de 90 %), Cdkn2a (plus de 90 %), Tp53 (70 %) et Smada4 (55 %) ; d’autres mutations somatiques plus rares ont été identifiées, toutefois leur importance reste incertaine.

Une équipe dirigée par David Tuveson (Université de Cambridge, Royaume-Uni), a cherché à identifier des gènes qui coopèrent avec Kras pour accélérer le développement et favoriser la progression du cancer.

Résultats : le gène le plus souvent muté était Usp9x (déubiquitinase liée à l’X), un gène non encore associé jusqu’ici au cancer du pancréas ou a d’autres carcinomes chez l’homme ou la souris ; Usp9x était en fait inactivé dans 50 % des tumeurs chez la souris.

La perte d’Usp9x accentue la transformation maligne et protège les cellules cancéreuses pancréatiques de la mort par apoptose.
Sur les tumeurs pancréatiques de 3 cohortes de patients (100 Australiens, 42 Américains, et 404 Allemands), les chercheurs ont constaté qu’une faible expression d’Usp9x est corrélée à une mauvaise survie après résection chirurgicale et à la charge métastatique.

Inactivation épigénétique.

Enfin, lorsque des lignées cellulaires humaines d’adénocarcinome ductulaire pancréatique sont traitées par un inhibiteur de méthylase d’ADN (5-aza-2-déoxycytidine) ou un inhibiteur d’histone désacétylase (trichostatine A), l’expression d’Usp9x s’élève modérément, ce qui indique que le gène Usp9x pourrait être inactivé par modifications épigénétiques in vivo.

« Le gène Usp9x est probablement épigénétiquement inactivé dans un sous-groupe de cancers du pancréas, ce qui explique pourquoi les précédents efforts de séquençage d’ADN n’ont pas identifié ce gène dans la carcinogenèse ; cela suggère que des modulateurs de l’épigénome actuellement disponibles en clinique pourraient offrir des thérapies bénéfiques chez de tels patients », notent les chercheurs.

Comme l’explique au « Quotidien » le Pr Tuveson, « nous avons découvert un nouveau gène, Usp9X, qui apparaît ralentir le développement du cancer pancréatique. Lorsque l’expression Usp9X est perdue, le cancer du pancréas progresse et métastase plus rapidement chez les patients. Le gène Usp9X est inactivé (ou réduit au silence) probablement par des modifications épigénomiques. Nous proposons que de tels changements épigénomiques sur le gène Usp9X pourraient être inversés en utilisant des médicaments spécifiques, de façon à "réactiver" le gène ».

› Dr VÉRONIQUE NGUY

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15761
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Le cancer du pancréas   Mar 26 Mar 2013 - 15:37

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2882232/figure/F2/



_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15761
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Le cancer du pancréas   Mar 26 Mar 2013 - 13:11

Recent evidence suggests a major role of tumor-stromal interactions in pancreatic cancer pathobiology. The chemokine CXCL12 (stromal cell-derived factor 1 (SDF-1)), abundantly produced by stromal cells, promotes progression, metastasis, and chemoresistance of pancreatic cancer cells.

Des données récentes suggèrent un rôle majeur des interactions entre l'environnement et la tumeur dans le cancer du . La protéine CXCL12 est produit abondamment par cet environnement et promeut la progression du cancer, les métastases et la résistance à la chimio des cellules cancéreuses.

On the other hand, pancreatic tumor cell-derived sonic hedgehog (SHH) acts predominantly on stromal cells to induce desmoplasia and, thus, has a paracrine effect on tumorigenesis and therapeutic outcome. In this study, we examined the association between these two proteins of pathological significance in pancreatic cancer. Our data demonstrate that CXCL12 leads to a dose- and time-dependent up-regulation of SHH in pancreatic cancer cells.

D'un autre coté, la cellule cancéreuse du pancréas avec sonic hedgehog agit de façon dominante sur l'environnement pour induire la desmoplasie (?) et cela a un effet paracrine (?) sur les tumeurs et résultat thérapeutique. Dans cette étude nous examinons l'association entre ces deux protéines et leur signification sur le cancer du pancréas. Nos données démontrent que CXCL12 conduit a une dose, dépendante du temps, régulée à la hausse de SHH dans les cellules cancéreuses du pancréas.

CXCL12-induced SHH up-regulation is specifically mediated through the receptor CXCR4 and is dependent on the activation of downstream Akt and ERK signaling pathways. Both Akt and ERK cooperatively promote nuclear accumulation of NF-κB by inducing the phosphorylation and destabilization of its inhibitory protein, IκB-α.

CXCL12 est significativement dirigé à travers le récepteur CXCR4 et est dépendant de l'activation des chemins cellulaires AKT et ERK . AKT et ERK promeuvent l'accumulation de NF-kb ce qui induit la phosphorisation et la déstabilisation de l'inhibiteur de protéine IkB-æ.

Using dominant negative IκB-α, a SHH promoter (deletion mutant) reporter, and chromatin immunoprecipitation assays, we demonstrate that CXCL12 exposure enhances direct binding of NF-κB to the SHH promoter and that suppression of NF-κB activation abrogates CXCL12-induced SHH expression.

Utilisant le dominant négatif IkB-æ, un promotteur de la protéine SHH, nous avons démontrer que l'exposition à CXCL12 augmente les liaisons NF-kb avec ce promotteur de SHH et cette suppression de l'activation NF-kb annule l'expression de shh induite par CXCL12.

Finally, our data demonstrate a strong correlative expression of CXCR4 and SHH in human pancreatic cancer tissues, whereas their expression is not observed in the normal pancreas. Altogether, our data reveal a novel mechanism underlying aberrant SHH expression in pancreatic cancer and identify a molecular link facilitating bidirectional tumor-stromal interactions.

Finalement, nos données démontent une relation forte entre CXCR4 et SHH dans le cancer du :pancréas: et leur expression n'est pas observée dans le pancréas normal. Ensemble, les données révèle un nouveau mécanisme soulignant une expression aberrante de SHH dans le cancer du pancréas et identifie un lien moléculaire bi-directionnel entre l'environnement de la tumeur et la tumeur.


Je ne suis pas sur de ma traduction parce que les termes sont compliqués et nouveau pour moi. Je reviendrai essayer de mieux comprendre mais je sens que tout cela a une très grande valeur en particulier CXCR4 qui est beaucoup étudié pour toutes sortes de cancer.

----------

-Définition de Desmoplasie
La desmoplasie est la formation, le développement d'un tissu fibreux, comme celui des ligaments par exemple.

-Définition paracrine
En biologie cellulaire, la communication paracrine est un mode de signalisation cellulaire impliquant des messagers chimiques qui agissent dans le voisinage de la cellule qui les a synthétisés

-pour Sonic hedgehog, vous pouvez lire :
http://espoirs.forumactif.com/t529-la-cyclopamine-sonic-hedgehodge


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
titlene78



Nombre de messages : 110
Age : 62
Localisation : Aubergenville - Yvelines
Date d'inscription : 01/02/2013

MessageSujet: Re: Le cancer du pancréas   Mar 26 Mar 2013 - 4:13

Cet article je l'ai vu en Français hier soir mais je pensais que ça faisait redondance avec d'autres articles sur le sujet. Mais je me suis peut être trompée. Je vais tâcher de le retrouver.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15761
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Le cancer du pancréas   Lun 25 Mar 2013 - 19:51

Mar. 25, 2013 — Researchers at the University of North Carolina at Chapel Hill have discovered that a protein found in the cells surrounding pancreatic cancers play a role in the spread of the disease to other parts of the body.

Les chercheurs ont découvert qu'une protéine trouvée dans les tissus entourant le cancer du pancréas joue un rôle dans la propagation du cancer.

In a finding to be published in the March 25 issue of Oncogene, researchers in the lab of Carol Otey, PhD, found that the protein palladin enhances the ability of cancer-associated fibroblasts (CAFs) to assemble organelles known as invadopodia to break down the barriers between cells and create pathways for tumors to spread throughout the body. Otey is a professor in the Department of Cell Biology and Physiology and a member of UNC Lineberger Comprehensive Cancer Center.

Dans une publication du 25 mars 2013 de Oncogene, les chercheurs ont découvert que la protéine nommée palladin augmente la capacité du cancer d'associé des fibroblasts pour faire des organelles, connues sous le nom de invadopodia pour briser les barrières entre les cellules et créer des chemins pour que les tumeurs se répandent à travers le corps.

"There's a growing body of literature that shows that these cells have a role in cancer formation and metastasis," said Otey.

Il y a de plus en plus d'articles à ce sujet qui montrent que ces cellules jouent un rôle dans la formation du cancer et pour les métastases.

Using both enzymatic action and physical force, the invadopodia create channels for tumor cells to migrate from their point of origin to other organs. Otey said that researchers, using cultured cancer cells suspended between layers of collagen, have been able to observe CAFs tunneling through the collagen layer and record cancer cells migrating through those channels.

In previous studies, researchers in the Otey lab and other labs have shown that CAFs surrounding pancreatic tumors express high levels of palladin. In healthy tissue, fibroblasts are the most common type of connective tissue found in mammals. In cancerous cells, CAFs are the most numerous cells found in the tumor microenvironment.

Researchers have begun focusing significant attention to the tumor microenvironment, as evidence grows that the cells and proteins found outside of cancer cells play a crucial role in tumor formation, growth and metastasis. Understanding the interplay between the microenvironment and the tumors could lead to new targets for treatment and screening, especially in cancers that are resistant to therapies that directly target the cancerous cells.

"Cells seem to be partnering together to form the tumor and promote its growth," said Otey.

Using pharmacological inhibitors and gene-silencing approaches, Otey and the research team discovered that disrupting palladin in CAFs reduced the ability of the cells to form invadopodia. Increasing the level of palladin in CAFs, by contrast, increased the rate of growth and metastasis of tumors in mouse models. Their results indicate that palladin may be part of a molecular pathway that includes two additional molecules, protein kinase C and Cdc42.

"These results demonstrate that the behavior of CAFs plays a very important role in modulating the behavior of tumor cells, and also point to a specific molecular pathway that could be a useful drug target for inhibiting tumor progression," said Otey.

Ces résultats démontrent que le comportement des CAFs joue un rôle très important dans la modulation du comportement des cellules et aussi pointent vers un chemin cellulaire spécifique qui pourrait devenir une cible utile pour un médicament qui inhiberait la progression de la tumeur.

Since Otey discovered palladin more than a decade ago, researchers in her lab have examined the protein's role in both healthy and cancerous cells. Citing her own work, research from the Brentnall lab at University of Washington, and corroborating work such as a study from the Cukierman lab at Temple University's Fox Chase Cancer Center that found high levels of the palladin protein correlated strongly with low survival rates in renal carcinoma patients, Otey said that the evidence points toward a strong correlation between palladin expression in CAFs and the aggressiveness of tumor progression.

In future research, Otey plans to examine the levels of palladin in other types of cancer. As the Fox Chase study suggests, the mechanisms that she and her collaborators have discovered may play a role in cancers other than pancreatic.

Dans des recherches futures, Otey veut examiner les niveaux de palladin dans d'autres types de cancers.

"Knowing more about this may give us better tools to slow down metastasis," said Otey.

En savoir plus à propos de cela pourrait nous donner de meilleurs outils pour ralentir les métastases.


_________________


Dernière édition par Denis le Mar 26 Mar 2013 - 12:45, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
titlene78



Nombre de messages : 110
Age : 62
Localisation : Aubergenville - Yvelines
Date d'inscription : 01/02/2013

MessageSujet: CANCER du PANCRÉAS: Grand espoir avec une nouvelle combinaison thérapeutique   Dim 10 Mar 2013 - 11:52

Comme je ne sais pas si un article similaire a déjà été mis en ligne, je le mets même si cela fait doublon.

Actualité publiée le 22-02-2012
Journal of Experimental Medicine

Une nouvelle combinaison de médicaments expérimentaux pourrait lutter efficacement contre le très agressif cancer du pancréas, selon ces scientifiques du Cambridge Research Institute, qui pubblient leurs résultats dans l’édition du 20 février du Journal of Experimental Medicine. Il s’agit d’une chimiothérapie comportant un médicament existant, la gemcitabine combiné avec un produit chimique expérimental appelé MRK003. Ce composé qui peut bloquer l’action de la protéine «gamma-sécrétase » participe à l'augmentation de la survie et à l'arrêt de la progression de la tumeur.

Le cancer du pancréas est un cancer de faible pronostic, généralement diagnostiqué à un stade avancé, un stade de résistance à de nombreux traitements conventionnels. C’est le 5è cancer le plus mortel et les patients atteints au stade métastatique ont une survie moyenne de 2 à 6 mois.

Pour tester l'effet de cette combinaison, ces chercheurs de la Cambridge University et du laboratoire de recherche de Merck ont administré la combinaison à des souris génétiquement modifiées pour développer un type de cancer du pancréas, l'adénocarcinome canalaire pancréatique qui représente environ 90% des cas de cancer du pancréas Ces souris ont survécu 26 jours avec le traitement combiné, alors qu’elles ne survivent que 9 jours sans le traitement. Cette étude sur l’animale apporte des résultats prometteurs pour cette thérapie combinée et un grand espoir aux patients.

Les chercheurs constatent que MRK003 diminue certains marqueurs de l'expression du cancer. Lorsqu'il est administré seul, MRK003 n'a aucun effet sur la survie du modèle animal, mais en combinaison avec la gemcitabine, il permet de porter la survie de 9 à 26 jours. Par ailleurs, en combinaison avec la gemcitabine, il favorise la mort des cellules tumorales et réduit la croissance tumorale.

Les inhibiteurs de la gamma-sécrétase (ou MRK003) en combinaison avec la gemcitabine sont un traitement prometteur pour les patients atteints d'un adénocarcinome canalaire pancréatique, concluent les chercheurs. L’Institut de recherche sur le cancer du Royaume-Uni signale également qu'un essai clinique, sur l’Homme est en cours sur l’efficacité de la combinaison gemcitabine et bloquant de la gamma-sécrétase pour le traitement du cancer du pancréas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
titlene78



Nombre de messages : 110
Age : 62
Localisation : Aubergenville - Yvelines
Date d'inscription : 01/02/2013

MessageSujet: Cancer du pancreas : l'AFINITOR   Dim 10 Mar 2013 - 11:05

CANCER du PANCRÉAS : L’Afinitor® (everolimus) de Novartis arrive en Europe

Actualité publiée le 05-09-2011
AMM

Afinitor® avait montré une réduction du risque de 65% dans le traitement des tumeurs neuroendocrines d'origine pancréatique chez l’adulte, lors de ses essais de phase III. La Commission européenne vient donc, au 5 septembre, d’approuver Afinitor ® (everolimus), en comprimés pour le traitement du cancer avancé du pancréas.

L'essai Radiant de phase III a montré une survie sans progression plus que doublée avec Afinitor (médiane de 4,6 à 11,0 mois) et une réduction du risque de progression du cancer de 65% vs placebo chez des patients atteints de cancer du pancréas avancé (HR : 0,35 IC : 95% de 0,27 à 0,45). Cette amélioration conséquente de la survie sans progression, observée avec Afinitor, a concerné les patients de tous les sous-groupes de l’essai, y compris les patients qui avaient déjà reçu une chimiothérapie.

Environ 60% des patients qui sont diagnostiqués ont déjà un cancer avancé, qui s'est propagé à d'autres parties du corps, et est donc considéré comme agressif et difficile à traiter. Le taux de survie à cinq ans pour ces patients est de 27%. "L'approbation d'Afinitor signifie que des milliers de patients atteints de cancer avancé du pancréas bénéficieront d’une nouvelle approche ciblée ", déclare Hervé Hoppenot, Président de Novartis Oncology.

Evérolimus contre mTOR, pour le traitement d’autres cancers ? Au-delà de ce type de cancer, le développement de l'évérolimus et les autres recherches sur sa fonction d'inhibition de la protéine mTOR sur plusieurs types de tumeurs pourraient répondre à d'autres besoins de traitements d’autres tumeurs. mTOR est mise en cause dans le développement et la progression de plusieurs types de tumeurs, comme un régulateur clé de la division des cellules tumorales, de la croissance des vaisseaux sanguins et du métabolisme cellulaire. Ainsi, le médicament est testé pour le traitement du cancer du sein métastatique surexprimant HER2.

Cette décision ouvre au médicament les 27 états membres de l'UE, plus l'Islande et la Norvège. D'autres demandes d’AMM pour l'évérolimus sont en cours dans le monde entier.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15761
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Le cancer du pancréas   Lun 18 Fév 2013 - 14:51

Feb. 14, 2013 — In laboratory studies, scientists at the Johns Hopkins Kimmel Cancer Center have developed a way to personalize chemotherapy drug selection for cancer patients by using cell lines created from their own tumors.

If the technique is successful in further studies, it could replace current laboratory tests to optimize drug selection that have proven technically challenging, of limited use, and slow, the researchers say.

Oncologists typically choose anticancer drugs based on the affected organs' location and/or the appearance and activity of cancer cells when viewed under a microscope. Some companies offer commercial tests on surgically removed tumors using a small number of anticancer drugs. But Anirban Maitra, MBBS, professor of pathology and oncology at the Johns Hopkins University School of Medicine, says the tissue samples used in such tests may have been injured by anesthetic drugs or shipping to a lab, compromising test results.

By contrast, he says "our cell lines better and more accurately represent the tumors, and can be tested against any drug library in the world to see if the cancer is responsive."

The Johns Hopkins scientists developed their test-worthy cell lines by injecting human pancreatic and ovarian tumor cells into mice genetically engineered to favor tumor growth. Once tumors grew to one centimeter in diameter in the mice, the scientists transferred the tumors to culture flasks for additional studies and tests with anticancer drugs.

In one experiment, they successfully pinpointed the two anticancer drugs from among more than 3,000 that were the most effective in killing cells in one of the pancreatic cancer cell lines. A report on the success was published online Jan. 22 in the journal Clinical Cancer Research.

The new method was designed to overcome one of the central problems of growing human tumor cell lines in a laboratory dish -- namely the tendency of noncancerous cells in a tumor to overgrow cancerous ones, says James Eshleman, M.D., Ph.D., professor of pathology and oncology and associate director of the Molecular Diagnostics Laboratory at Johns Hopkins. As a consequence, it has not been possible to conventionally grow cell lines for some cancers. Still other cell lines, Eshleman says, don't reflect the full spectrum of disease.

To solve the problem of overcrowding by noncancerous cells, Maitra and Eshleman bred genetically engineered mice that replace the noncancerous cells with mouse cells that can be destroyed by chemicals, leaving pure human tumor cells for study.

"Our technique allows us to produce cell lines where they don't now exist, where more lines are needed, or where there is a particularly rare or biologically distinctive patient we want to study," says Eshleman.

In its proof of concept research, the Johns Hopkins team created three pancreatic ductal adenocarcinoma cell lines and one ovarian cancer cell line. They then tested one of the pancreatic cancer cell lines (called Panc502) against the Johns Hopkins Drug Library of 3,131 drugs, identifying tumor cells most responsive to the anticancer drugs digitoxin and nogalamycin.

For 30 days, they watched the effects in living mice of the two drugs and a control medicine on tumors grown from implanted cells derived from Panc502 and an additional pancreatic cell line, Panc410. They measured the size of tumors twice a week. Both drugs demonstrated more activity in reducing the tumor appearance and size in Panc502 than in Panc410, supporting the notion that the cell line technology may better predict sensitivity to the two drugs.

The investigators have given one type of their genetically engineered mice to The Jackson Laboratory in Bar Harbor, ME, a mouse genetics research facility, for breeding and distribution to other laboratories and are looking to partner with a company to distribute two other types.

Study co-authors were Hirohiko Kamiyama, Sherri Rauenzahn, Joong Sup Shim, Collins A. Karikari, Georg Feldmann, Li Hua, Mihoko Kamiyama, F. William Schuler, Ming-Tseh Lin, Robert M. Beaty, Balasubramanyam Karanam, Hong Liang, Michael E. Mullendore, Guanglan Mo, Manuel Hidalgo, Elizabeth Jaffee, Ralph H. Hruban, Richard B. S. Roden, Antonio Jimeno, and Jun O. Liu, of Hopkins; and H. A. Jinnah of Emory University School of Medicine in Atlanta.

The work was supported by the National Institutes of Health, National Cancer Institute (CA130938, CA62924 and CA122581), the Sol Goldman Pancreatic Cancer Research Center, the Stewart Trust Fund, the Lustgarten Foundation, the Mary Lou Wootton Pancreatic Pancreatic Cancer Research Fund, the Michael Rolfe Pancreatic Cancer Foundation and the HERA Foundation.

Rauenzahn, Maitra and Eshleman may receive royalty payments if the mice are licensed, and Eshleman is an advisory board member for Roche Molecular Diagnostics. These relationships have been disclosed and are under the management of the Johns Hopkins University School of Medicine Conflict of Interest Committee.

------------

14 février 2013 - Des études en laboratoire, des scientifiques de l'Université Johns Hopkins Kimmel Cancer Center ont développé une façon de personnaliser la sélection des médicaments de chimiothérapie pour les patients cancéreux en utilisant des lignées cellulaires créées à partir de leurs propres tumeurs.

Si la technique est couronnée de succès dans d'autres études, on pourrait remplacer les tests de laboratoire actuels pour optimiser la sélection des médicaments qui se sont avérés difficiles techniquement, d'un usage limité ou trop lent, disent les chercheurs.

Les oncologues choisissent généralement des médicaments anticancéreux basés sur la localisation des organes touchés »et / ou l'apparition et l'activité des cellules cancéreuses lorsqu'on les examine sous un microscope. Certaines entreprises offrent des tests commerciaux sur les tumeurs enlevées chirurgicalement en utilisant un petit nombre de médicaments anticancéreux. Mais Anirban Maitra, MBBS, professeur de pathologie et d'oncologie à l'Université Johns Hopkins School of Medicine, indique que les échantillons de tissus utilisés dans ces essais pourraient avoir été contaminés par des médicaments anesthésiques ou d'expédition à un laboratoire, ce qui compromet les résultats des tests.

En revanche, il dit: «nos lignées cellulaires sont de meilleure qualité, représentent mieux les tumeurs, et peuvent être testé contre n'importe quelle bibliothèque de médicaments dans le monde pour voir si le cancer est sensible."

Les scientifiques de Johns Hopkins ont développé leurs lignées de cellules de test en injectant des cellules cancéreuses de pancréas humain et les cellules tumorales ovariennes chez des souris génétiquement modifiées pour favoriser la croissance des tumeurs. Une fois que les tumeurs ont atteint un centimètre de diamètre chez les souris, les chercheurs ont transféré les tumeurs à des flacons de culture pour des études et des essais supplémentaires avec des médicaments anticancéreux.

Dans une expérience, ils ont réussi à mettre en évidence les deux médicaments anticancéreux parmi plus de 3.000 qui étaient les plus efficaces pour tuer les cellules dans l'une des lignes du cancer du pancréas. Un rapport sur ce succès a été publié en ligne le 22 janvier dans la revue Clinical Cancer Research.

La nouvelle méthode a été conçue pour surmonter l'un des problèmes centraux de la croissance des lignées cellulaires tumorales dans un plat de laboratoire - à savoir la tendance des cellules non cancéreuses dans une tumeur à envahir les cellules cancéreuses, explique James Eshleman, MD, Ph.D., professeur de pathologie et d'oncologie et directeur adjoint du Laboratoire de diagnostic moléculaire à l'Université Johns Hopkins. En conséquence, il n'a pas été possible de développer des lignées cellulaires conventionnelle de certains cancers. Et encore d'autres lignées cellulaires, selon Eshleman, ne reflètent pas le spectre de la maladie.

Pour résoudre le problème de la surpopulation des cellules non cancéreuses, Maitra et Eshleman ont élevé des souris génétiquement modifiées qui remplacent les cellules non cancéreuses avec des cellules de souris qui peuvent être détruits par des produits chimiques, laissant seulement les cellules tumorales humaines pour l'étude.

«Notre technique nous permet de produire des lignées cellulaires qui n'existent pas encore, où pour lesquels plusieurs lignes de cellules cancéreuses sont nécessaires, ou pour un patient qui a un cancer particulièrement rare ou biologiquement distinct de ce que nous voulons étudier», explique Eshleman.

Dans sa preuve de recherche de concept, l'équipe de Johns Hopkins a créé trois lignées de cellules pancréatiques canalaires adénocarcinome et une lignée de cellules de cancer ovarien. Ils ont ensuite testé l'une des lignes de cellules cancéreuses pancréatiques (appelé Panc502) contre la bibliothàque de médicaments de Johns Hopkins de 3.131 médicaments, Ils ont identifié des cellules tumorales plus sensibles à la digitoxine et la nogamycin, des médicaments anticancéreux.

Pendant 30 jours, ils ont observé les effets chez les souris de vie de ces deux médicaments et une médecine de contrôle sur les tumeurs issues de cellules implantées dérivés de Panc502 et une ligne supplémentaire du pancréas de cellules, Panc410. Ils ont mesuré la taille des tumeurs deux fois par semaine. Les deux médicaments ont démontré une plus grande activité dans la réduction de l'apparition de la tumeur et la taille de Panc502 que dans Panc410, appuyant l'idée que la technologie lignée cellulaire peut mieux prédire la sensibilité à ces deux médicaments.

Les enquêteurs ont donné un type de leurs souris génétiquement modifiées pour le Laboratoire Jackson à Bar Harbor, une installation de recherche en génétique de la souris, et pour la reproduction et la distribution à d'autres laboratoires et sont à la recherche d'un partenariat avec une entreprise pour distribuer deux autres types.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15761
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Le cancer du pancréas   Mar 22 Jan 2013 - 23:45

Un essai clinique de phase III démontre que l'Abraxane *nab-paclitaxel) plus la gemcitabine est la première combinaison de médicaments à allonger la survie des patients en dernier stage du cancer du pancréas comparé au traitement standard.

Les découvertes montrent que l'abraxane + gemcitabine a été bien toléré et le tout résulte en des résultats significatifs comparé à la gemcitabine seule, le traitement standard.

"Nous sommes enchantés que cet essai clinique ait été bien toléré et ait résulté en résultats significatifs pour les patients avec le cancer du pancréas stage 4, cela démontre que la médecine basée sur la science de laboratoire peut faire une différence pour les patients"

MPACT est la plus grosse étude clinique de phase III pour le cancer du pancréas avancé avec plus de 800 patients. Les données de l'étude montrent un une amélioration de 59% dans le taux médian de survie de un an (de moins du quart à 22% des patients à plus du tiers à 35%. Le taux de survie pour 2 ans est très bas avec 4% mais on l'a plus que doublé avec 9%.

Une des patientes, Lynne Jacoby, avait seulement quelques semaines à vivre quand sa tumeur de stage 4 de la grosseur d'une balle de golf a été diagnostiqué en avril 2012 voici 9 mois.

"Si vous avez à vivre votre vie dans une année et que ce soit tout le temps que vous ayez, ne feriez-vous pas tout ce qui est possible pour profiter de ce temps ?" dit Jacoby qui pour un an avant son diagnostic a endurer les sueurs nocturnes, les indigestions, les maux d'estomac, le mal de cou et de dos et l'élévation de ses cellules blanches dans le sang.

Elle a commencé le traitement d'abraxane + gemcitabine en mai 2012 et continue sa médication, disant maintenant qu'elle va bien, merveilleusement. Elle est schédulé pour restée sur les médicaments jusqu'à mai 2013.

La vie n'a pas de prix et je sais que je serais morte déjà n'eut été du docteur Von Hoff qui l'appelle aussi docteur Von Hope.

L'étude a montré une amélioration significative parmi quelques uns des plus malades incluant ceux avec des métastases grossissantes. Il n'y a pas d'augmentation de la toxicité. D'autres combinaisons de médicaments qui avait montré un bénéfice avait été limitée par une toxicité augmentée,


C'est une amélioration majeure pour un cancer de ce type.

Abraxane enveloppe la chimio traditionnel paclitaxel en petites particlues avec une coquille d'albumine, une protéine que les tumeurs voient comme une nourriture. Les tumeurs utilisent des mécanismes variés pour attirer l'albumine qui agit alors comme un cheval de Troie pour relâcher sa cargaison de chimio en dedans de la tumeur. Le système est déjà approuvé aux États-unis por le cancer du et le cancer du

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15761
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Le cancer du pancréas   Mar 22 Jan 2013 - 23:10


Jan. 22, 2013 — A multi-center Phase III clinical trial demonstrates that Abraxane (nab-paclitaxel) plus gemcitabine is the first combination of cancer drugs to extend survival of late-stage pancreatic cancer patients compared to standard treatment.

The MPACT (Metastatic Pancreatic Adenocarcinoma Clinical Trial) study was led by physicians from Scottsdale Healthcare's Virginia G. Piper Cancer Center Clinical Trials, a partnership between Scottsdale Healthcare and the Translational Genomics Research Institute (TGen).

Their findings show that Abraxane plus gemcitabine was well tolerated and resulted in clinically meaningful outcomes compared to gemcitabine alone, the current standard of care. The study abstract was released January 22 and the data will be presented at the American Society of Clinical Oncology (ASCO) 2013 Gastrointestinal Cancers annual meeting Jan. 25 in San Francisco.

"We are ecstatic that this clinical trial of Abraxane plus gemcitabine improves survival for patients with advanced stage IV pancreatic cancer," said Dr. Daniel Von Hoff, international lead investigator for MPACT, chief scientific officer for Virginia G. Piper Cancer Center Clinical Trials at Scottsdale Healthcare, and TGen's Physician-In-Chief. "It once again demonstrates that laboratory science based medicine can make a difference for patients."

MPACT is the largest phase III clinical trial completed in advanced pancreatic cancer with more than 800 patients. Findings from the study showed a 59 percent increase in one-year median survival rates from less than a quarter of the patients (22 percent) to more than a third (35 percent). The two-year survival rate for this cancer is negligible, less than 4 percent, but that more than doubles (9 percent) with the nab-paclitaxel/gemcitabine combination.

One of those patients was Lynne Jacoby, 48, of Phoenix, who works as a director of compliance for a healthcare company. Jacoby was given only weeks to live when her Stage 4 pancreatic adenocarcinoma, a tumor the size of a golf ball, was first diagnosed in April 2012 -- nine months ago.

"If you had to live your life in a year, and that is all the time you have, wouldn't you do everything you could to experience this time," said Jacoby, who for nearly a year before her diagnosis had experienced night sweats, indigestion, stomach pains, neck and back pain, and an elevated white-blood count.

She began the treatment of Abraxane plus gemcitabine in May 2012 and continues on the medications, saying now that she "feels awesome, wonderful." She is scheduled to remain on the drug combination through May 2013.

"Life is priceless. No amount of money can be placed on life. I know I would be gone already if it was not for Dr. Von Hoff," said Jacoby, who also refers to him as "Dr. Von Hope."

The study showed significant improvement among some of the sickest patients including those with increased metastases. Significantly there was no increase in life-threatening toxicity. Other drug combinations that have demonstrated benefit have been limited by increased toxicities.

"This is a major improvement in a cancer with the lowest survival rates among all cancer types," said Dr. Ramesh Ramanathan, medical director of Virginia G. Piper Cancer Center Clinical Trials at Scottsdale Healthcare and principal investigator for the clinical trial in the United States. "Advanced pancreatic cancer is fourth most common cause of cancer death in the United States and throughout the world. It is difficult to diagnose with a majority of the cases diagnosed at a late stage after the disease has already advanced."

Abraxane wraps traditional chemotherapy, paclitaxel, in near-nano sized shells of albumin, a protein that the tumor sees as food. The tumor uses various mechanisms to preferentially attract the albumin, which then acts like a "Trojan Horse" to release its package of chemotherapy inside the tumor. It is approved in the U.S. for metastatic breast cancer and non-small cell lung cancer.

The pancreas is a gland behind the stomach that secretes enzymes into the upper part of the small intestine to help digestion. It also produces hormones, including insulin, which helps regulate the metabolism of sugars.

The incidence of pancreatic cancer is increasing worldwide with an estimated 279,000 cases per year, including nearly 44,000 in the U.S. in 2012, and resulting in more than 37,000 American deaths last year.

Individuals seeking information about eligibility to participate in clinical trials at the Virginia G. Piper Cancer Center at Scottsdale Healthcare may contact the cancer care coordinator.

_________________


Dernière édition par Denis le Jeu 28 Fév 2013 - 14:05, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
alainp47



Nombre de messages : 337
Age : 51
Localisation : Jonquière
Date d'inscription : 23/12/2012

MessageSujet: Re: Le cancer du pancréas   Mar 22 Jan 2013 - 22:10


Merci mon ami Denis ...gentil ce petit tison d'espoir avant d'aller au dodo ok
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
alainp47



Nombre de messages : 337
Age : 51
Localisation : Jonquière
Date d'inscription : 23/12/2012

MessageSujet: Re: Le cancer du pancréas   Mar 22 Jan 2013 - 22:08


Je prend en note Minnelide, je met ca dans mon petit livre de question à l'oncologue, par contre je suis sous folfirinox pour au moins trois autres cycles et après si encore non opérable ...p-ê décideront -il de me mettre sur un nouveau traitement.
bref j'imagine qu'il y à toujours un plan B !.........

Entoucas j'espère ben

Alain
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15761
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Le cancer du pancréas   Mar 22 Jan 2013 - 21:55



New Drug Developed by U of M Could Defeat Pancreatic Cancer

University of Minnesota researchers have created a new drug that could defeat pancreatic cancer.

The drug, called Minnelide, is an injectable chemotherapy that targets tumor cells by inhibiting a protein that helps the tumor cells grow. It had very successful outcomes in a mouse model, and researchers expect to start testing on humans in 2013.

The results of the research were published in the journal Science Translational Medicine.nnelide


Le docteur indou de la vidéo voit une lumière au bout du tunnel et a l'air sur que ce cancer peut-être vaincu grâce à ce médicament.


Le médicament appelé Minnelide a eu beaucoup de succès sur les souris, ils s'attendent à commencer les essais en 2013.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
alainp47



Nombre de messages : 337
Age : 51
Localisation : Jonquière
Date d'inscription : 23/12/2012

MessageSujet: Re: Le cancer du pancréas   Dim 13 Jan 2013 - 9:26


Salut Denis...c'est le matin de la valise et le ciel à l'air clément de ce coté-ci du parc, tant mieux y vas être moins stressé.

Tu sais quoi...au mois de septembre 2012 quand il m'ont ramassé à temps, j'étais en train de partir vers l'autre monde car mon état physique se détériorait rapidement et bref je n'ai jamais su quelle genre de tumeur j'avais et pas plus aujourd’hui.

Il m'ont passé une endoscopie dans l'abdomen, genre petite patente avec une caméra et une petite seringue et sa n'a pas fonctionné pour la récupération de quelque chose dans la tumeur, en plus pas facile cette examen là ouff...mettons que le cœur te lève en simonac.

Donc tout ça pour dire que le nom de tumeur qui est en moi...et bien il le soupçonne mais pas de certitude finalement.

L'adénocarcinome.....le plus commun et le plus dangereux de tous n'est p-ê pas celui qui m'habite !!!

Alain Smile
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15761
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Le cancer du pancréas   Sam 12 Jan 2013 - 16:11

Allonger la survie des patients atteints d'une forme rare de cancer du

Le Groupe des essais cliniques de l’INCC a démontré que les patients atteints d'une forme rare de cancer du pancréas, l’adénocarcinome périampullaire, vivent plus longtemps s'ils subissent une chirurgie accompagnée d’une chimiothérapie adjuvante. Cette découverte représente un grand pas vers l’avant, en améliorant le taux de survie particulièrement bas du cancer du pancréas.

ici

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15761
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Le cancer du pancréas   Jeu 20 Déc 2012 - 20:08

J'ai traduit un bout de la page dont Thierry nous a donné la référence et c'est très intéressant, ça recoupe le petit film du dobteur à Marseille qui montre l'autophagie (une cellule en train d'en digérer une autre...), La page de Thierry parle d'autophagie et d'un médicament l'jéparine désulphatée qui porte le nom d'ODSH dans l'article si je ne me trompe pas. C'est encourageant tout ça, on sent qu'ils approchent d'une solution. En jasant avec Thierry si j'ai pu donner l'impression que ce qu'il amenait de ses recherches personnelles n'étaient pas importantes, j'en suis vraiment désolé. Ce n'est pas du tout le cas et s'il a d'autres trouvailles comme celle-là, ça peut encourager les gens je crois qu'il n'hésite surtout pas. Je crois qu'on s'était mal compris et que ce sont des choses qui arrivent lorsque le cancer nous fatigue l'un comme l'autre.



Why is this study being done?

ODSH has demonstrated in vitro and in vivo inhibitory activity on mechanisms that are believed to play important roles in pancreatic cancer invasion, metastasis, and resistance to chemotherapy and radiation.

ODSH démontré un vivo et in vitro une activité inhibitrice sur des mécanismes dont on croit qu'ils jouent un rôle important dans la propagation de l'invasion du cancer pancréatique par les métastases ainsi qu'à la résistance à la chimio et à la radiation.

Pancreatic cancer appears to have a dependence on autophagy, a regulated catabolic pathway to degrade and recycle cellular organelles and macromolecules. Autophagy appears to be largely driven by the binding of high mobility group box-1 protein (HMGB1) to the receptor for advanced glycation end-products (RAGE), which is strongly inhibited by ODSH.

Le cancer du pancréas semble avoir une dépendance à l'autophagie, un moyen de dégrader et de recycler les organelles cellulaires et les macro molécules. L'autophagie apparait être largement menée par une liaisonde HMGB1 au récepteur RAGE qui lui est fortement inhibé par ODSH

Autophagy appears to not only assist pancreatic cancer cells to survive in a hypoxic, relatively avascular environment, but also appears to play an important role in chemotherapy resistance. Other important biological activities promoting pancreatic cancer invasion and metastasis affected by ODSH include the inhibition of heparanase and the binding of tumor cells to endothelium and platelets mediated by the selectins. It is believed that these biological activities such as the inhibition of RAGE, heparanase, and selectin-mediated metastasis, can be inhibited by ODSH at dose levels that can safely be administered without clinically significant anticoagulation.

L'autophagie semble non seulement aider les cellules pancréatiques à survivre dans un milieu hypoxique, relativement sans vascularisation, mais aussi elle joue un rôle important dans la résistance à la chimio. Il y a d'autres activtés importantes qui promeuvent les métastases qui sont affectées par ODSH incluant l'inhibition de l'heparanase et sa liaison des cellules cancéreuses à l'endothélium et aux plaquettes aidée par les sélectines. On croit que ces activités biologiques comme l'inhibition de RAGE, de l'heparanase, et des métastases via les sélectines peuvent être inhibées par ODSH à des niveaux qui peuvent être administrés sans faire coaguler le sang.

The standard of care of pancreatic cancer is evolving. It appears that two combination regimens, the "FOLFIRINOX" regimen (a combination of 5-fluorouracil, leucovorin, irinotecan and oxaliplatin) and the combination of gemcitabine + nab-paclitaxel, could have more activity than the previous standard treatment of gemcitabine alone.

Le standard des soins évoluent pour le cabcer du pancréas. Il semble que deux régimes combinés, le FOLFIRINOX et la combinaison de gemcitabine + Nab-paclitaxel pourraient avoir plus d'activités que le traitement standard précédent de gemcitabine seul.

Subjects with advanced metastatic pancreatic cancer that have not received chemotherapy, surgical or radiation treatments and have a good performance status will be eligible to participate in this study. 10 patients will be enrolled in a Run-in Period to receive gemcitabine + nab-paclitaxel +ODSH. PK sampling and safety assessments will be conducted to decide on the continuation to the Controlled Period of the study where 50 patients will be randomized at a 1:1 ratio to either of the two study arms: Arm A will receive gemcitabine + nab-paclitaxel + ODSH and Arm B will receive gemcitabine + nab-paclitaxel.

Les personnes avec le cancer du pancréas qui n'ont pas reçu de chimio, de chirugie ou de traitements au radiations et qui ont une bonne forme générale pourront participé à l'étude...

The primary endpoint of the study is mean progression free survival. The secondary endpoints consist of tumor response by RECIST criteria, overall survival at the end of the study and changes from baseline for CA19-9 marker, weight and plasma albumin.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15761
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Le cancer du pancréas   Mer 12 Déc 2012 - 15:01


Au sein de la Clinique « Rechts der Isar » de l’Université technique de Munich (Bavière), des chercheurs du service de chirurgie ont développé, en collaboration avec l’Institut Curie (Paris), une nouvelle stratégie de ciblage des cellules tumorales du pancréas grâce à la toxine shiga B. Leurs résultats ont été publiés dans la revue « Molecular Cancer Therapeutics » le 15 juillet 2011.


L’équipe de Klaus-Peter Janssen du service de chirurgie travaille depuis longtemps sur le développement d’un vecteur capable de se fixer spécifiquement aux cellules tumorales (et non aux cellules saines), et ainsi d’y entrainer les médicaments qui y seraient couplés. La chimio et la radiothérapie pourraient donc être concentrées sur les tumeurs pour obtenir un traitement plus efficace et sans effet secondaire. En collaboration avec des scientifiques de l’Institut Curie, le groupe a choisi d’utiliser une molécule naturellement prédestinée à cette fonction : la toxine shiga B. Celle-ci provient d’une bactérie intestinale, n’est pas toxique et n’entraîne à elle seule aucun dommage physiologique notable. En la couplant avec une molécule radioactive ou chimiothérapeutique, la toxine se transforme en outil de diagnostic et possiblement en thérapie.

Dans la publication actuelle, les chercheurs ont pu prouver que le nombre de récepteurs de la toxine shiga B (Gb3 / CD77) est bien plus élevé chez les cellules cancéreuses que dans les tissus sains. Les scientifiques ont alors couplé la toxine à un agent chimiothérapeutique (un inhibiteur de topoisomérase) : la nouvelle combinaison n’a interagi qu’avec les cellules cancéreuses qui possédaient le récepteur Gb3 et a eu une efficacité considérablement plus élevée que le médicament seul.

Même si d’autres études précliniques doivent encore confirmer que cette nouvelle thérapie ciblée est adaptée à une utilisation clinique, elle semble très prometteuse pour le traitement sans effet secondaire du cancer du pancréas.


_________________


Dernière édition par Denis le Jeu 20 Déc 2012 - 20:15, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15761
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Le cancer du pancréas   Dim 9 Déc 2012 - 11:17


En cherchant au sujet de l'autophagie, je prends ce texte qui parle d'oméga 3 pris en même temps qu'un inhibiteur d'autophagie. C'est peut-être le début de quelque chose. Ça semble un site sérieux entk, je n'ai pas indiquer le lien mais en entrant une phrase du texte dans google ce serait facile à retrouver. J'oublie beaucoup des textes et des idées que j'écris mais il me semblait que pour ce cancer, les tissus environnant le pancréas jouaient un rôle important et que les chercheurs avaient fait une avancée dans ce sens-là. Entk quand j'avais traduit un texte là-dessus, ça m'avait semblé prometteur comme recherche. On ne sait pas en fait ce qui peut nous sauver en fait et nous ramener à bon port. Dans le film apollo XIII, Il y a un acteur qui racconte que dans ses années de formation, il s'était trouvé dans un jet dont toute l'électricité était partie d'un coup. Il n'avait pas d'instrument pour l'orienter et pas beaucoup de carburant. Il pensait s'écraser en mer mais il a vu une trainée phosphorescente qui lui indiquait son porte-avion. c'était des petites crevettes qui suivent dans la trainée du porte-avion. Ton médecin ne veut pas te donner de faux espoirs semble-t-il. C'est correct mais que ça ne t'empêche pas d'espérer quand même. C'est ça qui est plate précisément de ne pas pouvoir espérer et de s'inquiéter constamment avec le cancer. Tout mon petit forum parle d'espoir envers et contre tout et je te remercie d'y contribuer. Tu es quelqu'un de très courageux.


In a recent study, we showed that eicosapentaenoic acid (EPA) and docosahexaenoic acid (DHA), two common omega-3 fatty acids, can cause ROS accumulation and subsequently induce caspase-8-dependent apoptosis in human breast cancer cells (Kang et al. [2010], PLoS ONE 5: e10296). In this study, we showed that the pancreas has a unique ability to accumulate EPA at a level markedly higher than several other tissues analyzed. Based on this finding, we sought to further investigate the anticancer actions of EPA and its analog DHA in human pancreatic cancer cells using both in vitro and in vivo models. EPA and DHA were found to induce ROS accumulation and caspase-8-dependent cell death in human pancreatic cancer cells (MIA-PaCa-2 and Capan-2) in vitro. Feeding animals with a diet supplemented with 5% fish oil, which contains high levels of EPA and DHA, also strongly suppresses the growth of MIA-PaCa-2 human pancreatic cancer xenografts in athymic nude mice, by inducing oxidative stress and cell death. In addition, we showed that EPA can concomitantly induce autophagy in these cancer cells, and the induction of autophagy diminishes its ability to induce apoptotic cell death. It is therefore suggested that combination of EPA with an autophagy inhibitor may be a useful strategy in increasing the therapeutic effectiveness in pancreatic cancer. J. Cell. Biochem. 114: 192–203, 2012. © 2012 Wiley Periodicals, Inc.


Dans une récente étude, nous avions montré que 2 acides gras oméga 3. EPA et DHA, peuvent causer une accumulation de ROS (reactive ixygène species) et induire l'apoptose pour des cellules du cancer du sein dépendantes de la caspase-8 induite à la suite de cette accumulation de ROS. Dans cette étude, nous avons montré que le pancréas a une capacité unique à accumuler de l'EPA et son analogue DHA dans des cellules humaines cancéreuses du pancréas in vivo et in vitro.

EPA et DHA induisent une accumulation de ROS et de caspase-8 et la mort des cellules de cellules cancéreuses du pancréas (MIA-PaCA-2 et Capan-2) in vitro. Nourrir les animaux avec une diète avec des suppléments (d'oméga 3 je suppose bien...) induit le stress oxydatif et la mort des cellules cancéreuses (le mot atymic semble suggéré que les souris sont spéciales cependant au niveau du foie...) De plus, comme EPA induit de l'autophagie, il faut introduire un inhibiteur d'autophagie pour empêcher le cancer de se défiler et de survivre par là
.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Le cancer du pancréas   Dim 9 Déc 2012 - 8:13

Attendons les résultats des communications officielles de janvier.
Mon oncologue m'a dit qu'il y avait peu de chances qu'on dispose de l'abraxane en France pour le pancréas.
D'abord,parce que le coût risque d'être prohibitif...et que son efficacité actuelle en cancérologie est comparable,voire inférieure à celle du Taxol.Il faudrait vraiment qu'il ya ait des résultats spectaculaires sur le pancréas aux US.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Le cancer du pancréas   Dim 9 Déc 2012 - 8:00

Bonjour Denis,
Voilà le lien pour l'essai de la Mayo incluant l'héparine désulfatée,associée à l'abraxane et à la gemcitabine :

ici

L'héparine désulfatée aurait un rôle intéressant sur l'autophagie des cellules cancéreuses,qui leur permet de résister à l'hypoxie en fonctionnant "en service minimum",car c'est bien le problème avec ces p...de cellules : leur extraordinaire résistance et leur capacité à survivre dans un milieu qui au départ est pauvre en O2 et en nutriments,autrement dit dans des conditions de stress cellulaire.
A propos du stress cellulaire,il ya une communication intéressante du CFP (Club Français du Pancréas) sur la proteine de stress p8,qui aurait un rôle dans le cannibalisme cellulaire,et donc dans l'évolution de ces cellules quand elles passent du stade intraépithélial PanIn au stade de l'ADK.
Revenir en haut Aller en bas
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15761
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Le cancer du pancréas   Dim 9 Déc 2012 - 0:26

Bonjour thierry, oui le folfi... c'est le traitement standard aux états-unis aussi. L'abraxane apporte une amélioration à la survie lorsque donné avec gemcitabine. Par contre j'ai de difficulté à trouver quelque chose avec héparine désulfatée que tu mentionnes. Si Éric/talleyran passe par ici, il sait peut-être de quoi il retourne. Je vais continuer de chercher demain, on dirait que mon ordi n'est pas très rapide ce soir...Mets un petit message dans la partie "divers" aussi, Des gens vont venir te parler dont Opti qui a vécu aussi les problèmes avec le froid.


Celgene's Abraxane improved pancreatic cancer survival in trial

Fri Nov 9, 2012 7:33pm EST

(Reuters) - Celgene Corp said on Friday that a clinical trial of Abraxane, its drug to treat breast and lung cancer, improved survival in patients with pancreatic cancer.

La corporation Celgene a dit vendredi qu'un essai clinique sur abraxane, son médicament pour le cancer du sein et du poumon, avait amélioré la survie pour des patients avec le cancer du pancréas.

The company did not give details of the extent of the improvement, saying it would do so at a medical meeting in January, but said the results were statistically significant.

La compagnie n'a pas donné de détails sur la longueur de l'amélioration, en disant qu'elle le ferait au meeting de Janvier (24-26), mais a dit que les résultats étaient statistiquement significatifs.

Patients were given either Abraxane plus the chemotherapy, gemcitabine, or gemcitabine alone. Those in the Abraxane group on average survived longer.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Thierryv
Invité



MessageSujet: Re: Le cancer du pancréas   Sam 8 Déc 2012 - 20:30

Bonjour,
Merci pour ces publications encourageantes.
Je suis atteint d'un KP corporéocaudal métastatique (métastases synchrones hépatiques et péritonéales) diagnostiqué en juin dernier sur des symptômes bâtards (vague gêne abdominale persistante).
J'ai 57 ans,j'étais en excellent état général ( petite perte de poids de 4 kg) et j'ai donc eu droit au protocole Folforinox,six séances.On a dû l'interrompre pour cause de neuropathie croissante des extrémités,au début au froid (impossible d'accéder au frigo...) puis plus constante,gênant la marche.
Les résultats du scanner de contrôle étaient encourageants (régression de la masse tumorale et absence de métas visibles sauf un petit nodule péritonéal -au lieu de 5 au départ).
Je suis actuellement sous un protocole simplifié dérivé du Folfiri : le Folfiri 3, étalé sur trois jours (Campto à J1 + 5FU 48 heures,puis Campto à J3) qui serait plus efficace que le Folfiri en une seule séance de chimio.
Pour l'instant,je m'accroche et je ne lis plus les stats..
Voilà,je voulais vous faire part de mon témoignage vécu.
Est-ce que le Folfirinox est utilisé au USA ?
J'ai vu que la Mayo Clinic avait des essais en cours avec abraxane (utilisée dans le K du sein) et héparine désulfatée.
Revenir en haut Aller en bas
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15761
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Le cancer du pancréas   Mer 5 Déc 2012 - 10:22

Un système immunitaire qui favorise les tumeurs

L’équipe de François Ghiringhelli, du Centre de lutte contre le cancer Georges François Leclerc à Dijon, a fait un constat intéressant dans la revue Nature Medicine. Deux agents chimiothérapeutiques, le 5-fluorouracile et la gemcitabine, utilisés dans le traitement des cancers du , du et du , activent un complexe protéique appelé inflammasome NLRP3 au sein de certaines cellules du système immunitaire.

Dans le détail, cette activation conduit à la libération par ces cellules de la cytokine pro-inflammatoire, l’interleukine IL-1β. Cette cytokine pervertit la réponse immunitaire liée aux lymphocytes T et induit la production d’une autre cytokine (la cytokine IL-17) qui a des propriétés protumorales en favorisant l’angiogénèse tumorale, c'est-à-dire l’irrigation vasculaire des tumeurs.

« Nos résultats ont permis de constater que l’activation de l’inflammasome limite l’efficacité antitumorale de la chimiothérapie. Tout l’enjeu était ensuite de voir si nous pouvions empêcher l’activation de l’inflammasome », explique François Ghiringhelli. Les chercheurs ont alors testé deux stratégies différentes.

Redonner leur toute puissance aux chimiothérapies

La première d’entre elles a consisté à tester ces deux médicaments chez des souris déficientes pour l’inflammasome NLRP3 ou pour la cytokine IL-17. Dans ces cas-là, les chercheurs ont montré que l’activité antitumorale était non seulement bien présente mais surtout augmentée, révélant que ces deux éléments (NLRP3 et IL-17) étaient des freins à l’action de la chimiothérapie. La seconde stratégie a consisté à traiter des souris par un inhibiteur de l’IL-1β. Là encore, cela a permis d’augmenter l’efficacité de la chimiothérapie.

Ces résultats suggèrent que cibler la voie de l’inflammasome et de l’IL-1β en conjonction avec l’utilisation de ces deux agents de chimiothérapie (5-fluorouracile et gemcitabine) peut améliorer leur efficacité. Les cellules tumorales sont éliminées et les réponses immunitaires délétères supprimées en parallèle.

Un essai thérapeutique associant 5-fluorouracil et inhibiteur d’IL-1β est actuellement en préparation et devrait commencer prochainement au centre de lutte contre le cancer Georges-François Leclerc à Dijon.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15761
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Le cancer du pancréas   Lun 23 Juil 2012 - 13:36

MARSEILLE - Des chercheurs du centre de recherche en cancérologie de Marseille (CRCM) ont identifié une forme de cannibalisme cellulaire dans les tumeurs pancréatiques qui inhiberait la formation de métastases, ce qui ouvre la voie à de nouveaux traitements de ce cancer.

L'équipe du docteur Juan Iovanna du CRCM, à l'origine de cette découverte, a examiné la structure des cellules cancéreuses de 36 patients atteints de cancer du pancréas.

Elle a identifié un processus d'ingestion et d'élimination de cellules tumorales, qui évite la formation de métastases. Or, le cancer du , dont seuls 15 à 20% des patients ont une tumeur opérable, voit très fréquemment apparaître, après opération, des métastases, réduisant l'espérance de vie à une période de 15 à 18 mois.

Les cellules de carcinomes pancréatiques présentent en leur sein plusieurs types de cellules cancéreuses qui peuvent s'entredévorer. Ce phénomène, activé par la présence d'une protéine, est à double tranchant, pouvant nourrir les cellules cancéreuses et ainsi voir une prolifération des tumeurs ou agir contre la propagation tumorale quand ce sont les cellules cancéreuses qui sont cannibalisées et détruites.

La description de ce type de cannibalisme, qui est différent de ceux précédemment décrits, est importante puisqu'elle pourrait permettre (...) la mise au point de nouvelles stratégies de traitement du cancer du pancréas.


Le CRCM regroupe depuis 2008 les quatre acteurs principaux de la recherche en Provence-Alpes-Côte d'Azur: l'Inserm, l'université Aix-Marseille, le CNRS et l'Institut Paoli-Calmettes. Quinze équipes réunissant 250 collaborateurs travaillent sur des programmes de recherches innovantes dans le domaine du cancer.


(©AFP / 23 juillet 2012 18h25)

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Denis
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 15761
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Le cancer du pancréas   Lun 30 Avr 2012 - 16:09

Le même article à partir du site de radio-Canada en français.

Une nouvelle voie thérapeutique s'ouvre dans le traitement du cancer agressif du pancréas, une forme qui touche environ 15 % des personnes atteintes.

Des oncologues britanniques ont découvert qu'un certain gène, l'USP9X, qui joue un rôle dans la dégradation des protéines, est mis hors service dans les cellules de ce type de cancer.

Ce gène participe habituellement au contrôle de la division cellulaire. Or, comme il ne fonctionne plus correctement dans ce cancer, les cellules malsaines peuvent aisément se multiplier et permettre à la maladie de s'étendre à grande vitesse.

Le Pr David Tuveson et ses collègues du Cancer Research UK Cambridge Research Institute, pensent que des balises chimiques à la surface de l'ADN pourraient mettre le gène K.O. D'autres tests doivent permettre de le confirmer.

Selon le Pr Tuveson, une molécule qui s'attaque à ces balises pourrait permettre de traiter le caractère agressif du cancer du pancréas.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Nature.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Le cancer du pancréas   Aujourd'hui à 22:21

Revenir en haut Aller en bas
 
Le cancer du pancréas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ESPOIRS :: Cancer :: recherche-
Sauter vers: