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 Quelques mythes à déboulonner en ce qui concerne le cancer

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Denis
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MessageSujet: Re: Quelques mythes à déboulonner en ce qui concerne le cancer   Lun 10 Oct 2016 - 13:49

« Reste dans la colère, ça donne le cancer. » Dans un épisode de la télésérie québécoise Ruptures diffusée l’an dernier, un personnage servait cette réplique assassine à son ennemi juré. Savoureux exemple du lien qu’on fait souvent entre cancer et émotions.

Une rancœur refoulée donnerait le cancer ; le stress aussi. Un divorce mal géré ou une déception professionnelle pourraient causer une tumeur, croit-on. « C’est une légende urbaine, dit le radio-oncologue Jean-Pierre Guay. Les émotions ne provoquent pas le cancer. Le stress non plus. Cela dit, le stress chronique joue sur la santé immunitaire et s’attaque davantage à nos systèmes les plus faibles. »

Et la maladie, elle, donne beaucoup d’émotions ! L’état d’esprit a un effet considérable sur le déroulement du traitement, poursuit le spécialiste. D’où l’importance de fournir au patient tous les outils susceptibles de l’aider à vivre le mieux possible cette période difficile.

Est-ce à dire que la pensée positive guérit le cancer ? « Non, martèle le cancérologue Christian Boukaram. La chirurgie, la radio et la chimio s’attaquent à la maladie. Tout le reste – la méditation, la massothérapie, la psychologie – soigne la personne et augmente sa qualité de vie. Ce qui est déjà énorme. » Les psychologues spécialisés dans l’aide aux cancéreux parlent même de tyrannie de la pensée positive. Cette croyance, disent-ils, entraîne un sentiment de culpabilité chez les patients en leur donnant l’impression que c’est par leur faute qu’ils sont malades. Et que s’ils ne réussissent pas à guérir, c’est aussi leur faute.

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Denis
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MessageSujet: Re: Quelques mythes à déboulonner en ce qui concerne le cancer   Ven 7 Oct 2016 - 6:01

Alors que commence Octobre rose, opération qui vise à sensibiliser au cancer du sein pendant tout le mois, il s'agit pourtant de ne pas se bourrer l'esprit, jusqu'à l'hypocondrie, en récoltant des informations n'importe où. Les études sorties de contexte, les forums où toute explication et son contraire se côtoient et, de manière générale, toutes les déclarations qui sortent de nulle part n'aident pas à y voir plus clair.

Pour mettre fin à toutes ces croyances, le docteur Marc Espié, responsable du centre des maladies du sein de l'hôpital Saint-Louis, à Paris, nous a aidés à mieux comprendre ce que l'on sait (et ce que l'on ne sait pas) sur le cancer du sein.

1. La double mastectomie est-elle vraiment plus prudente ?

Ce que l'on entend : "Oh bah, c'est quand même plus prudent,, regarde Angélina Jolie, elle l'a fait. au moins on est sûr de ne pas en avoir..."

Ce qu'il en est vraiment : Il faut remettre les choses dans leur contexte. Non, la double mastectomie n'est pas plus prudente. En tout cas, elle n'est pas nécessaire pour les femmes qui n'on pas de mutations génétiques, Pour celles qui malheureusement en ont, il faut alors discuter. Précise le dcoeur Espié. Mais la double mastectomie mesdamens c'est comme les antibiotiques, ce n'est pas automatique.

Pour ce qui est de Angelina Jolie, elle est un cas à apr. À cause d'un gène particulier la star hollywoodienne avait, selon les médecins 87% de risques de développer un cancer du sein si elle gardait sa poitine, Un diagnostic qui heureusement concerne peu de femmes.

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2. Votre corps est-il détruit à jamais après un cancer du sein?

Ce que l'on entend : «Ça doit être horrible», «T'imagine...», «Tu ne dois plus te reconnaître»...

Ce qu'il en est vraiment : Halte là! Doucement les idées reçues! C'est l'une des questions qui angoissent le plus les femmes. Et si mon corps changeait à jamais? En réalité, tout est une question de psychologie, explique le docteur. «Forcément, si une femme a reçu une ablation d'un sein, son corps change à jamais, mais le plus important, c'est sa façon de l'accepter. À chaque femme sa réaction. Certaines ayant subi une mastectomie vont accepter leur corps mutilé plutôt facilement tandis que d'autres auront été traumatisées par une cicatrice pourtant pas si imposante.» Tout est une question de ressenti. mais malheureusement. avant de l'avoir vécu. on ne sait pas quelle sera notre réaction.

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3. Les fruits et légumes ont-il vraiment un impact?
Ce que l'on entend : «Les fruits et légumes, c'est anti-cancérigène».

Ce qu'il en est vraiment : «Rien n'est démontré pour le cancer du sein. En termes d'alimentation, on préconise d'éviter les aliments gras et sucrés, les plats préparés, l'huile de palme, l'alcool... En revanche, il n'est pas encore réellement prouvé que tel ou tel aliment est anti-cancérigène. L'important est surtout de changer notre appréhension de la nutrition. Ne pas penser nutriment par nutriment, mais plutôt considérer l'alchimie entre les aliments».

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4. L'auto examen et la mammographie sont-ils les meilleurs moyens de le prévenir?
Ce que l'on entend : «On est parfois sur-diagnostiqué», «L'auto-examen, c'est pas forcément nécessaire, mieux vaut voir un médecin»...

Ce qu'il en est vraiment : On n'est pas tous médecins et capables de déterminer si l'on souffre ou non d'un cancer du sein. Mais observer son corps, garder un œil dessus est une des étapes de la prévention. «Aujourd'hui, la mammographie est considérée comme le meilleur diagnostique en matière de rapport coût-efficacité, explique le docteur. Cet examen est aussi peu toxique et pas trop mal toléré par les femmes qui y sont soumises. L'IRM peut être aussi recommandé, en revanche il augmente le risque de faux positifs dû à son analyse plus profonde. L'examen le plus conseillé est l'échographie doublée d'une mammographie.»
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5. Le fait d'avoir des enfants réduit-il vraiment les risques?
Ce que l'on entend : «Il paraît qu'avoir des enfants réduit les risque».

Ce qu'il en est vraiment : C'est vrai. Enfin... pas dans tous les cas. Mais «statistiquement, avoir son premier enfant avant 25 ans et en mettre au monde plusieurs (environ 5) divise les risques par 2». Alors les filles, au boulot!

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6. Les déodorants et antisudorifiques peuvent-ils entraîner un cancer du sein?
Ce que l'on entend : «C'est hyper nocif», «ça provoque le cancer»...

Ce qu'il en est vraiment : On ne sait pas. Point. Certaines études expliquent que oui, d'autres clament le contraire. «Les seuls composants réellement remis en question sont les sels d'aluminium à cause de leur structure chimique proche des œstrogènes. Ils pourraient alors influencer l'activité des hormones sexuelles féminines, mais il s'agit simplement d'une hypothèse.»

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7. Les implants mammaires sont-ils dangereux?
Ce que l'on entend : «Une belle poitrine, ok mais si c'est pour avoir un cancer du sein, non merci.»

Ce qu'il en est vraiment : «Les implants n’entraînent pas de cancer du sein. Ils rendent simplement la surveillance plus difficile, mais pour les radiologues habitués, cela ne pose pas de problème. Des cas exceptionnels de lymphomes associés à ces implants ont été relevés. Mais les études sont à poursuivre, on ne sait pas encore s'il s'agit d'un réel danger ou d'un pur hasard.»

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8. Le soutien-gorge joue-t-il un jeu dans le développement du cancer du sein?
Ce que l'on entend : «Les filles qui dorment avec leur soutien-gorge augmentent leurs risques», «C'est pas bon de garder sa poitrine étriquée».

Ce qu'il en est vraiment : Encore une fois, c'est une idée reçue. «L'armature du soutien-gorge peut créer des microtraumatismes au niveau des tissus adipeux et de mini-cicatrices peuvent alors apparaître. Mais c'est le seul défaut avéré du soutien-gorge.»

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9. La pilule augmente-t-elle les risques?
Ce que l'on entend : BEAUCOUP DE CHOSES!

Ce qu'il en est vraiment : Elle en a pris pour son grade la pilule ces dernières années! «Concernant le cancer du sein, si l'on considère l'ensemble des femmes, elle n'augmente pas les risques. En revanche, chez les femmes jeunes (moins de 40 ans), selon certaines études, on peut observer des excès de risques chez les individus sous pilule. Elle pourrait alors provoquer l'accélération de la vitesse de croissance de cellules cancérigènes déjà présentes dans l'organisme. Mais encore une fois, pas d'alarmisme, le risque est faible.»

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10. Les femmes plus grandes ont-elles vraiment plus de risque d'en développer un?
Ce que l'on entend : «Plus t'es grande, plus t'as de risques.»

Ce qu'il en est vraiment : Malheureusement pour les femmes grandes, c'est vrai. Pas de panique, encore une fois les risques sont faibles. La théorie est valable pour de nombreux cancers, pas uniquement celui du sein. Le phénomène s'explique simplement : «le cancer étant lié à la croissance, plus on développe des hormones, plus on a de risques d'être touché par un cancer.»


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MessageSujet: Re: Quelques mythes à déboulonner en ce qui concerne le cancer   Ven 27 Déc 2013 - 15:38

La rumeur n'est pas nouvelle mais pourtant, à chaque fois qu'elle revient dans l'actualité, certaines femmes s'interrogent: les tampons hygiéniques provoquent-ils le cancer? Selon Women's Voices for the Earth, cela ne fait aucun doute. Mais on vous rassure: aucune conclusion ne permet d'affirmer cela.

Le groupe WVE sonne l'alarme parce que les tampons contiennent des dioxines, elles-mêmes cancérigènes. Mais il n'étaye pas ses propos. Il se base sur le fait que les ingrédients contenus dans les tampons ne sont pas détaillés. "Les tampons contiennent des dioxines très toxiques et des pesticides provenant du coton utilisé. L'exposition aux dioxines est liée au cancer et aux troubles de la reproduction", indique le rapport datant du mois dernier.

Le Elle US rappelle de son côté qu'une étude a démontré que les niveaux de dioxines des tampons sont entre 13.000 et 240.000 moins élevés que les niveaux de dioxines présents dans notre alimentation. Ce ne sont donc pas nos protections hygiéniques qui doivent nous inquiéter...

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MessageSujet: Re: Quelques mythes à déboulonner en ce qui concerne le cancer   Lun 4 Nov 2013 - 13:01

La croyance populaire que le cancer peut être déclenché par des épreuves comme le stress intense ou la dépression demeure l’un des mythes les plus tenaces sur cette maladie. Cette association entre les facteurs psychologiques et le cancer est pourtant sans fondement, comme le confirment à nouveau deux nouvelles études.

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MessageSujet: Re: Quelques mythes à déboulonner en ce qui concerne le cancer   Mer 6 Fév 2013 - 11:16

Oncologie L’édition 2013 de la Journée mondiale contre le cancer vise à tirer au clair certaines idées préconçues concernant la maladie. L’un des messages-clés de cette journée reste l’importance d’un mode de vie sain pour prévenir un tiers des cancers.

« Cancer : le saviez-vous ? » est le thème choisi pour marquer l’édition 2013 de la Journée mondiale du cancer célébrée le 4 février (hier) de chaque année. L’objectif est de dissiper quelques fausses idées qui entourent la maladie. L’Orient-Le Jour a rencontré le Dr Christina Khater, oncologue médical, pour tenter de répondre aux questions les plus fréquentes posées par les patients.

J’ai eu un cancer et, pourtant, aucun membre de ma famille n’en est atteint
Moins de 10 % de l’ensemble des cancers ont une cause héréditaire. Par contre, un cancer sur trois est en rapport avec le mode de vie, notamment le tabagisme, la consommation excessive d’alcool, le régime alimentaire et l’obésité. Il est prouvé que les cancers du poumon, de la vessie, de l’œsophage et du pancréas sont directement liés au tabac, et qu’une consommation excessive d’alcool favorise les cancers du foie, de l’œsophage et oto-rhino-laryngologiques (ORL). Par ailleurs, l’obésité et l’alimentation riche en matières grasses augmentent le risque des cancers colorectaux, du sein et de la prostate.
Un tiers des cancers pourrait donc être prévenu en adoptant un mode de vie sain. Il s’agit de ne pas fumer, de se limiter à un ou maximum deux verres d’alcool par jour, de manger sain et d’avoir une activité physique régulière.

Les implants mammaires en silicone, les aérosols, le parabène et les téléphones portables causent-ils le cancer ?
Il n’y a pas d’études concluantes établissant une relation de cause à effet entre ces produits et l’apparition de cancers. Cependant, une utilisation « à bon escient » est suggérée.

Arrêter le tabac ne sert à rien. Il suffit de constater le nombre de non-fumeurs qui souffrent de cancer
Faux. Un à deux fumeurs sur dix développeront un cancer du poumon, soit vingt à trente fois de plus que les non-fumeurs. Il est établi que le tabac est le facteur de risque principal pour le cancer du poumon.

Le cancer est contagieux
Faux. La cellule cancéreuse ne se transmet pas d’un individu à un autre. Par contre, certains virus pouvant causer des cancers, comme le virus de l’hépatite C ou le VPH (Virus du papillome humain), sont transmissibles par voie sexuelle ou sanguine. Le virus de l’hépatite C peut causer un cancer du foie et certaines souches du VPH sont à l’origine de la majorité des cas du cancer du col utérin et de certains cancers ORL.

Le cancer est une maladie des pays riches, développés et vieillissants
Certains cancers, comme les cancers de la prostate, du sein et du côlon-rectum, sont plus fréquents dans les pays riches. D’autres cancers, comme l’hépato-carcinome (cancer primitif du foie), sont plus fréquents en Afrique et en Asie.

Le cancer est une sentence de mort
Faux. Aujourd’hui, il est possible de guérir un cancer sur deux. Évidemment, tout dépend du type de cancer et de son degré d’évolution lors du diagnostic.
Au nombre des cancers les plus guérissables figurent notamment le lymphome de Hodgkin, le cancer du testicule, certains lymphomes non-hodgkiniens, la leucémie myéloïde chronique, ainsi que les cancers du sein, de la prostate et du côlon diagnostiqués à un stade précoce.

Un bilan sanguin régulier aide à dépister le cancer
Faux. Le bilan sanguin n’est pas de grande utilité dans le dépistage des cancers. Souvent le cancer est déjà présent alors que le bilan sanguin reste normal. Nous ne pouvons donc pas nous fier à un bilan sanguin normal pour écarter la présence d’un cancer.
Jusqu’à présent, nous ne disposons de tests de dépistage fiables que pour certaines formes de cancer : la mammographie pour le cancer du sein, le frottis cervical pour le cancer du col de l’utérus et la colonoscopie pour les cancers colorectaux.

Doit-on faire un CT scan, PET scan ou IRM pour dépister le cancer ?
Non, ces tests n’ont pas été prouvés utiles dans le dépistage des cancers. Par contre, ils sont utiles dans le diagnostic et le bilan d’extension, c’est-à-dire pour évaluer l’étendue de la maladie. Il faut donc les utiliser à bon escient.

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MessageSujet: Re: Quelques mythes à déboulonner en ce qui concerne le cancer   Lun 4 Fév 2013 - 11:54


La Société canadienne du cancer rétablit les faits sur le cancer

MONTRÉAL, le 4 févr. 2013 /CNW Telbec/ - Le 4 février est la Journée mondiale contre le cancer. Organisée par l'Union internationale contre le cancer (UICC) en partenariat avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS), cette journée qui a pour thème : Cancer - Le saviez-vous ? nous donne l'occasion de déboulonner certains mythes sur le cancer.

Mythe 1: Le cancer n'est pas qu'une question de santé parmi d'autres
Fait : Le cancer est la 1re cause de mortalité au pays : 75 700 décès au Canada, en 2012, dont 20 000 au Québec. 

Fait : Neuf familles canadiennes sur dix aux prises avec le cancer disent faire face à des problèmes financiers. Le coût moyen d'un traitement anticancéreux est de 65 000 $. Les trois quarts des nouveaux médicaments anticancéreux qui se prennent à la maison coûtent plus de 20 000 $ par an.
Mythe 2: Le cancer touche les personnes âgées
Fait : Le cancer est une épidémie mondiale. Bien qu'au Canada, 88 % des nouveaux cas de cancer et 95 % des décès par cancer touchent des Canadiens de 50 ans et plus, personne n'est à l'abri. Au Québec, sur les 47 600 nouveaux cas de cancer diagnostiqués en 2013 (186 400 au Canada), 5700 l'ont été parmi des personnes de moins de 49 ans (22 350 au Canada).
Fait : En 25 ans le nombre de cas de cancer a doublé au pays 1988-2013 et à mesure que la population augmentera et vieillira, le nombre de cas de cancer va continuer à progresser. On estime qu'à l'échelle planétaire, le nombre de cas de cancer pourrait exploser de 75 pour cent d'ici 2030 : selon les Nations unies, il y aura 22,2 millions de nouveaux cas de cancer dans 184 pays d'ici 2030.
Mythe 3: Le cancer est une condamnation à mort

Fait : De nombreux cancers considérés auparavant comme mortels peuvent aujourd'hui être contrôlés, notamment les cancers de la prostate ou du testicule. Le taux de mortalité du cancer du sein a diminué de près de 40 % depuis 1986. Tout ceci tient vraisemblablement au progrès de la recherche, à un diagnostic plus précoce et à l'accessibilité de traitements plus efficaces.
Fait : Environ 750 000 Canadiens ont survécu à un cancer au cours des 10 dernières années. Au Canada, le taux de survie relative à cinq ans, tous cancers confondus, est passé de 25 % dans les années 40, à 62 % aujourd'hui. Ce taux est de 96 % pour le cancer de la prostate, 88 % pour le cancer du sein, 63 % pour le cancer colorectal.
Mythe 4: On ne peut rien faire contre le cancer
Fait : Environ la moitié des cas de cancer pourraient être évités par l'adoption de saines habitudes de vie et de politiques protégeant la santé de la population. La prévention et le dépistage précoce constituent les moyens les moins coûteux et les plus durables à long terme pour réduire le fardeau du cancer.
Si le taux de tabagisme atteignait 10 % au Canada, on pourrait éviter, d'ici 2030, environ 58 000 nouveaux cas de cancer du poumon et 46 000 décès liés à cette maladie. Le Québec compte à lui seul le tiers des cas de cancer du poumon au pays. Un Québécois sur cinq fume (ce taux est pratiquement le même depuis 2006).
Le Québec est aussi l'un des endroits au pays où on bouge le moins (57 % des adultes ne font pas l'équivalent d'au moins une demi-heure de marche d'un bon pas par jour), alors que les études démontrent qu'un minimum de 30 minutes par jour d'activité modérée peut aider à prévenir entre autres les cancers du côlon, du sein et de l'utérus.
Les cancers dépistés tôt offrent de meilleures chances de rétablissement, d'où l'importance d'encourager davantage de femmes à participer au Programme québécois de dépistage du cancer du sein (400 000 Québécoises n'y sont pas inscrites) et d'accélérer la mise en œuvre du Programme québécois de dépistage du cancer colorectal.

Depuis 75 ans, la Société canadienne du cancer est avec les Canadiens dans le combat pour la vie. Nous nous sommes employés sans relâche à prévenir le cancer, à financer la recherche et à soutenir les Canadiens touchés par le cancer. Nous continuerons de lutter avec eux pour changer le cancer à jamais afin qu'ils soient moins nombreux à en souffrir et plus nombreux à y survivre. Pour en savoir plus sur le cancer, visitez cancer.ca ou appelez notre service d'information sur le cancer, un service gratuit et bilingue, au 1 888 939 3333.

SOURCE : Société canadienne du Cancer
Renseignements :

André Beaulieu, porte-parole et conseiller principal, Relations publiques
Société canadienne du cancer, Division du Québec
514 393-3444, abeaulieu@quebec.cancer.ca

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MessageSujet: Re: Quelques mythes à déboulonner en ce qui concerne le cancer   Sam 17 Déc 2011 - 14:26

>>> Les légumes crus protègent mieux contre
le cancer que les légumes cuits.

Faux. La cuisson fait effectivement perdre aux légumes une partie des nutriments qu’ils contiennent. Mais la cuisson permet l’absorption de certaines de ces substances, qui se digèrent mieux. Résultat : les minéraux et vitamines sont mieux assimilés par l’organisme. Donc, il faut consommer des légumes, soit cuits, soit crus.

>>> Certains aliments provoquent le cancer.
Faux.

Il n’existe pas, dans nos pays, d’aliment qui puisse être directement incriminé dans la survenue d’un cancer. Par contre, une consommation excessive
de viande (cancer de l’intestin), de sel (cancer de l’estomac) ou d’alcool (cancers O.R.L., de l’estomac, du sein) est susceptible d’en favoriser l’émergence.

>>> Les compléments alimentaires et les
vitamines renforcent la protection de
l’organisme contre le cancer.

Faux. Aucune étude n’a pu démontrer clairement et définitivement un effet de ces compléments sur la prévention des cancers, sauf dans des cas très
particuliers de populations gravement carencées dans des pays du tiers-monde. Toutefois, des recherches à grande échelle sont en cours dont les résultats sont attendus dans les années à venir. Une alimentation équilibrée et variée apporte les quantités de vitamines et de micronutriments nécessaires à notre bonne santé. Il est inutile de se supplémenter avec des préparations pharmaceutiques diverses.

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MessageSujet: Re: Quelques mythes à déboulonner en ce qui concerne le cancer   Ven 18 Nov 2011 - 10:42

Un Québécois sur deux pourrait être atteint d'un cancer au cours de sa vie. Le diagnostic sonne souvent comme un arrêt de mort, même si plusieurs y survivent aujourd'hui. Espérant une guérison miracle, plusieurs s'accrochent aux livres de psychologie populaire sur la pensée positive et l'autoguérison. Les émotions ont-elles un réel pouvoir sur le cancer?
Marika Audet-Lapointe est psychologue en oncologie. Tous les jours, elle reçoit à son cabinet des patients démolis et complètement épuisés. Par la maladie certes, mais aussi par les fausses croyances. En raison de leur attitude, les malades se sentent responsables de leur cancer. «C'est un lourd fardeau à porter», déplore-t-elle.

Malgré l'absence de preuves scientifiques, les librairies regorgent de livres de psychologie populaire, aux titres accrocheurs, prônant l'efficacité de la pensée positive pour prévenir le cancer ou en guérir. «Le cancer est une maladie multifactorielle très complexe, hautement imprévisible, qu'on comprend encore mal. En 2011, on fait tout pour soigner le patient dans sa globalité, mais il faut faire attention à la solution magique», indique Marika Audet-Lapointe, présidente du Regroupement des onco-psychologues du Québec.

Il existe plus de 200 types de cancers qui ont leurs propres déterminants comme l'hérédité, les hormones, les virus et les habitudes de vies comme le tabagisme. Il est difficile, voire impossible, de mettre le doigt sur les causes médicales. Les malades déduisent donc qu'il est d'origine psychologique. «L'idée d'avoir du pouvoir sur la maladie est séduisante dans une société qui valorise le contrôle personnel», indique Josée Savard, professeure à l'École de psychologie et chercheuse au Centre de recherche en cancérologie de l'Université Laval.


Médecin spécialisé en soins palliatifs, le Dr Serge Daneault se désole aussi de la popularité de la pensée positive auprès de ses patients en phase terminale. «C'est une mouvance. C'est le propre de l'être humain de chercher du sens devant l'inconnu. Avant, on trouvait ce sens dans la religion, aujourd'hui on cherche ailleurs. Or, les théories psychologisantes ne valent pas plus que de prier à l'Oratoire Saint-Joseph. Ce n'est pas rationnel.»

Mais quand le miracle est annoncé par un expert - et pas un charlatan -, il est d'autant plus tentant d'y croire. L'accueil public réservé au livre Le pouvoir anticancer des émotions du Dr Christian Boukaram en fait foi. Un mois après son lancement, il figure parmi les meilleurs vendeurs chez Archambault et Renaud-Bray. Chef du service de radiochirurgie de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, le Dr Boukaram est en vedette au Salon du livre de Montréal ce week-end. Son livre, pourtant, est loin de faire l'unanimité.

Le but de l'auteur: aider les lecteurs à mieux composer avec leurs émotions pour «vivre une vie heureuse, en parfaite communion» à l'aide d'une série de conseils. Pourquoi? Le Dr Boukaram écrit: «Selon des expériences, les cellules cancéreuses se multiplient trois fois plus vite en présence d'émotions négatives ou pendant des états d'anxiété ou de désespoir». Il écrit aussi: «Selon des études récentes, des conditions anxiogènes intenses peuvent provoquer une hausse spectaculaire (30 fois) de l'agressivité du cancer et favoriser l'apparition de métastases». Il soutient que «seule l'idée qu'on pourrait avoir le cancer serait un autre facteur de risque du cancer» et, à l'inverse, qu'«on peut grandement augmenter les chances de guérison» avec la méditation, l'hypnose et le biofeedback.

Controverse

Le hic, c'est que rien de tout cela n'est prouvé. Plusieurs personnes atteintes de cancer renversent des pronostics défavorables, certes. Mais d'autres comme Jack Layton ou David Serban-Shreiber succombent. «Si ces personnalités, qui semblent si positives et sereines, meurent du cancer, imaginez le découragement des patients qui croient en la pensée positive? Ça peut mener à une importante détresse psychologique, voire à la dépression», déplore Josée Savard, qui parle de «tyrannie» de la pensée positive. Elle a lu le livre Le pouvoir anticancer des émotions et crie à la tromperie.

Pour étayer sa position, le Dr Boukaram présente une liste impressionnante de données scientifiques, dont les références sont disponibles uniquement sur la page web de l'éditeur. Le problème? «Il a sélectionné uniquement les études qui montrent un lien entre les facteurs psychologiques et le cancer. Or, on sait que la majorité des études ont échoué à démontrer un tel lien. Pourquoi n'en fait-il jamais mention? Il n'y a aucun consensus scientifique. C'est de la malhonnêteté intellectuelle incroyable», affirme Josée Savard.

En entrevue, le Dr Boukaram rétorque qu'il ne croit pas aux études épidémiologiques. La science est rendue ailleurs selon lui. On assiste «à une révolution, à un éveil» grâce aux découvertes en épigénétique (qui étudie l'influence de l'environnement sur les gènes) et en psycho-neuro-immunologie (qui étudie les facteurs psychologiques sur le système immunitaire). «Les preuves sont aujourd'hui indéniables», assure-t-il.

Le Dr Boukaram omet de mentionner que, parmi les résultats d'études cités, plusieurs ont été obtenus en éprouvette ou sur des animaux, souligne Marika Audet-Lapointe. Elle aussi a lu son livre. «On ne peut prétendre que ces résultats sont transposables à l'humain», dit-elle. Josée Savard, qui mène des recherches sur la relation entre facteurs psychologiques et système immunitaire, confirme. «Quand on parle de stress sur des cellules, on ne peut extrapoler et parler d'anxiété chez l'humain.» Elle ajoute: «Les facteurs psychologiques peuvent moduler le réponse immunitaire, mais on n'a pas réussi à prouver que ça a un impact sur le cancer.»

Qu'en pensent les oncologues? «Des preuves indéniables, il n'y en a vraiment pas. Tout ce qu'on a, ce sont des études épidémiologiques contradictoires. Il y a une indication indirecte, mais on n'en sait pas plus», affirme le Dr Khalil Sultanem, président de l'Association des radio-oncologues du Québec. Les autres membres du conseil exécutif de l'AROQ sont du même avis, précise-t-il. «La pensée positive n'a pas sa place en oncologie», pense le Dr Pierre Audet-Lapointe, président de la Coalition Priorité Cancer au Québec.

On doit néanmoins s'intéresser aux nouvelles pistes de recherche, selon le Dr Sultanem. «On est loin de connaître tous les facteurs sous-jacents au cancer. Il est bon d'inciter les membres de la communauté médicale à s'ouvrir l'esprit et penser out of the box. Avant de conclure qu'une hypothèse est vraie, il faut toutefois la prouver scientifiquement.»

Marika Audet-Lapointe est du même avis. «Nos connaissances dans les plans de traitement, en épigénétique par exemple, ne m'apparaissent pas encore suffisamment solides pour être communiquées sainement à la vulnérabilité de nos patients. On ne devrait pas publier de résultats tant qu'on n'est pas convaincu que ça fonctionne. Le problème, c'est que l'hypothèse du Dr Boukaram est tellement peu documentée que c'est dangereux de présenter ça au public.»

«Tant que ça n'interfère pas avec les traitements prouvés, je ne vois pas de problème avec cette approche, dit le Dr Sultanem. Il faut mettre le patient en contexte et souligner qu'il n'y a pas de preuves pour ne pas créer de faux espoirs. Si ça peut aider à la qualité de vie, pourquoi pas?»

«Personne ne peut guérir d'un cancer avec la gestion du mental sans traitement médical, souligne en entrevue le Dr Boukaram.Les émotions, ce n'est pas miraculeux. Elles ne causent pas le cancer et ne le guérissent pas non plus. Tu peux développer des outils pour te sentir bien maintenant et ça pourra peut-être changer tes statistiques.»

Dans Le pouvoir anticancer des émotions, il conclut: «Si la maladie se déclarait, vous pourriez au moins vous dire que vous n'avez jamais jeté de l'huile sur le feu. Quant aux patients atteints de cancer, tous ces conseils agiront en synergie avec les traitements médicaux et permettront de contrôler le cancer encore mieux, pour que son cours soit plus bénin.»

Josée Savard n'en démord pas. «S'il voulait écrire un livre sur ses croyances personnelles et ses opinions, il ne fallait pas le déguiser en ouvrage de vulgarisation scientifique.» Marika Audet-Lapointe est préoccupée. «Il est vrai qu'il est inadmissible de tuer l'espoir, mais est-il plus admissible de contribuer à créer de faux espoirs?»

Bien vivre son cancer

Recevoir un diagnostic de cancer est une expérience éprouvante. Vivre la maladie l'est tout autant. Une attitude positive et sereine, si elle ne peut chasser le cancer, peut néanmoins améliorer la qualité de vie des patients. «Le défi de vivre avec le cancer, c'est un art qui se cultive et qui s'apprend doucement, pas à pas. Ça ne s'apprend pas dans une boîte de Cracker Jack, soutient Marika Audet-Lapointe, onco-psychologue. Le patient doit prendre conscience que bien composer avec ses émotions peut permettre d'améliorer la vie pendant le cancer.»

Le Dr Serge Daneault, médecin spécialisé en soins palliatifs, abonde dans son sens. «Il est important de cultiver ce qui nous fait plaisir, ça a un effet positif prouvé. Ça peut réduire le besoin de médication, améliorer la qualité du sommeil et réduire la douleur. Ça aide à passer des jours meilleurs, pour les patients comme pour leurs proches.»

Bien vivre la maladie diffère d'un individu à l'autre. «Certains trouveront du bonheur dans le travail, d'autres dans la lecture ou le yoga. Il n'y a pas une recette pour tous. Pour quelqu'un, une séance de relaxation peut être très stressante!» souligne Marika Audet-Lapointe.

Personne ne sera jamais heureux d'avoir un cancer et il est normal de vivre des émotions négatives, souligne Josée Savard, onco-psychologue et auteure de Faire face au cancer avec la pensée réaliste. «Si cette émotion négative est très intense et persiste, c'est un signal d'alarme. On ne doit pas hésiter à demander de l'aide.» Des psychologues en oncologie sont maintenant présents dans la majorité des équipes de soins en milieu hospitalier.

Toutes les émotions ont leur rôle à jouer, même en prévention, rappelle Marika Audet-Lapointe. «Si j'ai une bosse sur un sein et que mon anxiété me pousse à consulter rapidement, elle est constructive. Si elle m'incite plutôt à l'évitement et la négation, elle est destructrice.» Parfois, c'est la chimiothérapie qui induit anxiété et dépression, sans égard au vécu.

Culte du non-mourir

Tous s'entendent: il faut cesser de parler du cancer comme d'un combat, de la mort comme d'un échec. «C'est un courant fort, amené par la pensée positive, qu'on essaie de nuancer. Combien de fois a-t-on entendu ou lu: «Jack Layton a perdu son combat» ? déplore Marika Audet-Lapointe. Au contraire, il semble avoir vécu la fin de sa vie comme il le souhaitait. Ce n'est pas un échec.»

«Cette quête de la guérison à tout prix et cette peur de la mort est propre à notre société occidentale post-chrétienne. On ne voit pas ça chez les bouddhistes ou les musulmans. Ça témoigne d'un vide récent, mais important», souligne le Dr Serge Daneault, auteur du livre Et si mourir s'apprivoisait. «Ici, on a un culte du non-mourir. Il ne faut pas que ça devienne un vivre à tout prix», ajoute Marika Audet-Lapointe.
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MessageSujet: Re: Quelques mythes à déboulonner en ce qui concerne le cancer   Jeu 1 Sep 2011 - 14:54

Effectivement, ce texte enlève de la pression. Moi-même, les journées ou je me sens abattue, je me sens un peu coupable de cette "faiblesse". Dans la même veine, suite au décès de Jack Layton, Patrick Lagacé a écrit un article que je me permets de copier et qui va un peu dans le même sens :

Un cancer, un malaise, une question

Ne voyez dans la phrase qui va clore ce paragraphe aucune colère, aucun cynisme, s'il vous plaît. Ce n'est pas dans cet état d'esprit que je l'écris. J'aurais aimé savoir quel était l'état de santé réel de Jack Layton lors de la campagne électorale du printemps dernier.

Je sais, ce n'est pas le moment. Mais ce n'est jamais «le» moment.

Un homme de 61 ans qui ne pratique pas de sport extrême, généralement, ne se fracture pas la hanche. S'il a eu le cancer de la prostate, là, c'est différent. N'importe quel oncologue va soupçonner que le mal s'est étendu aux os. Il y a fort à parier que M. Layton marchait avec une canne exactement pour cette raison. Mais nous n'avons jamais connu la raison, justement.

Qu'on se comprenne bien: Jack Layton avait le droit de garder pour lui le pronostic de ses médecins, peu importe quand ce pronostic lui a été annoncé. Ce faisant, il n'a enfreint aucune règle, aucune loi. Mais la question se pose: quel degré de transparence les politiciens qui veulent être élus devraient-ils avoir par rapport à leur état de santé? Que faut-il qu'un élu dévoile? Seulement le cancer? Si oui, à quel stade? Et un historique de dépression, il faut en parler?

Denis Coderre, député libéral de Bourassa, croit par exemple que le chef du NPD a été transparent. «Quand il a eu le cancer de la prostate, il ne l'a pas caché.»

Bien d'accord. Mais révéler la nouvelle de son cancer est une chose; révéler l'état de la maladie au moment d'un scrutin en est une autre. On ne parle pas d'un job ordinaire: M. Layton désirait être premier ministre.

La vérité, c'est que je n'ai pas de réponse claire dans ce dossier. Je n'ai qu'un petit malaise: il se peut que des millions de personnes, le 2 mai dernier, aient voté pour un homme qui savait que ses chances de survie à long terme étaient minces. Ce n'est pas banal.

LE CRABE Une lectrice de La Presse, cette semaine, m'a devancé en pourfendant une expression qu'on lance tous sans y penser et qui a rebondi partout, en cette semaine du décès de Jack Layton.

Je parle de «perdre son combat contre le cancer». On peut mettre cette phrase sur la même tablette que le mot «microsillon», vous pensez?

En pensant qu'on se «bat», ça nous rassure. En se disant «contre» le cancer, on a l'impression d'avoir du pouvoir sur l'issue de la maladie. Ce n'est pas le cas.

Le cancer, à la base, est un dérèglement cellulaire. Une cellule, plutôt que de mourir, se multiplie à l'infini. Le cancer en résulte, le plus souvent par tumeur interposée. On ignore ce qui pousse cette cellule à devenir folle et à causer le cancer. On a quelques certitudes: fumer est une façon de jouer à la roulette russe avec le crabe, par exemple. L'exposition à l'amiante cause une forme rare de cancer du poumon. Mais c'est à peu près tout. Pour le reste, nous sommes dans les hypothèses.

Bien sûr, il y a des suspects. La pollution, plusieurs produits toxiques qui s'infiltrent dans notre organisme et les ondes de toutes sortes, par exemple. Mais il y a 2000 ans, les hommes et les femmes mouraient déjà du cancer, avant l'avènement des BPC, du smog et du téléphone portable. Le crabe est en nous. Il y a, en cela, un mystère qui nous dépasse.

Même mystère dans la guérison. Prenez deux hommes, en tout point pareils: même taille, même âge, même régime alimentaire, même jogging quotidien, même cancer du côlon dépisté au même stade, même traitement de chimio au 5-Fu.

Le premier en mourra. Le second survivra.

Pourquoi le premier est-il mort alors que le second jogge dans votre rue en écoutant TGIF de Katy Perry dans son iPod? La vérité, c'est qu'on ne sait pas. Tout dépend de l'interaction entre l'organisme et le poison chimiothérapique qu'on lui envoie.

Voilà pourquoi dire de quelqu'un qu'il a «perdu» son combat contre le cancer est non seulement insultant pour ceux qui en crèvent, mais, par-dessus tout, c'est faux. On ne perd pas contre le cancer. On en meurt.

Ah, non, j'oubliais, un petit truc. Ce qui peut - PEUT - aider un patient, parfois, c'est sa forme physique. Un patient en super forme peut recevoir plus de chimiothérapie. Et encore là, on parle d'une différence impossible à quantifier.

Comment? Jack Layton était dans une condition physique exemplaire?

Justement.
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MessageSujet: Re: Quelques mythes à déboulonner en ce qui concerne le cancer   Jeu 1 Sep 2011 - 14:08

Merci Denis pour cet article qui nous rappelle et heureusement , que lorsqu'on est malade , d'une part on est pas fautif mais surtout qu'on a le droit de pleurer et d'etre abattu t de se plaindre un peu voire beaucoup , cette phase qui ne doit pas durer trop longtemps permet sans doute à chacun de reprendre ensuite des forces , et oui c'est réellement ce que je pense ..
La culpabilité est mauvaise conseillère en géneral et dans le cancer c'est le cas , et oin a le droit de craquer pour mieux se relever ..
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MessageSujet: Re: Quelques mythes à déboulonner en ce qui concerne le cancer   Mar 30 Aoû 2011 - 15:14

Comment se protéger contre le cancer ? Et comment une personne malade peut-elle optimiser ses chances de guérison ? Ces questions, à l’évidence, intéressent de plus en plus le grand public et, par voie de conséquence, les éditeurs. Depuis quelques années, en effet, on voit se multiplier les livres proposant des « méthodes anti-cancer » reposant sur des conseils judicieux et de bon sens, mais aussi parfois sur des affirmations plus hasardeuses.

« Il s’agit d’un phénomène qu’on ne peut ignorer, car certains de ces livres sont très lus par les patients », constate le docteur Sylvie Dolbeault, secrétaire générale adjointe de la Société française de psycho-oncologie (1) et responsable du département des soins de support à l’Institut Curie, à Paris. Cette spécialiste ne cache pas son agacement face aux ouvrages affirmant que certains cancers ont une origine psychosomatique et sont liés à certains événements douloureux (séparation, deuil…) vécus par les patients. « Il n’existe aucune preuve scientifique permettant de valider des telles affirmations », indique le docteur Dolbeault.

Cette psycho-oncologue s’élève aussi contre cette idée, de plus en plus en vogue, selon laquelle les personnes atteintes d’un cancer se doivent d’avoir des « pensées positives », de cultiver un « stress positif » ou d’être « fortes dans leur tête » si elles veulent augmenter leurs chances de guérir. « On entend aujourd’hui de plus en plus de patients mais aussi de soignants en cancérologie affirmer que le moral, c’est 50 % de la guérison. Ce qui est une véritable hérésie sur le plan scientifique », affirme-t-elle.

« Se préoccuper de l’état psychologique des malades », une priorité
Cette préoccupation est partagée par le docteur Josée Savard, chercheuse au Centre de recherche en cancérologie de l’université Laval, à Québec. « Chez nous aussi, on voit toutes sortes de livres qui invitent les gens à “dire non au cancer” ou à “guérir par la puissance de sa pensée” », explique ce médecin qui, dans un livre paru en 2010 (2), a dénoncé cette « tyrannie de la pensée positive » qui se diffuse chez les malades.

« Cela peut avoir des effets très négatifs. Cela met une pression très forte sur les patients, qui ne vont pas toujours très bien sur le plan psychologique et qui, du coup, culpabilisent. Ils se disent qu’ils ne sont pas à la hauteur, qu’ils ne mettent pas toutes leurs chances de leur côté… », constate le docteur Savard, qui insiste sur la nécessité de se débarrasser de cette idée que le « pouvoir de la pensée peut aider à guérir du cancer ».

Pour le docteur Dolbeault, avoir des troubles anxieux ou dépressifs n’est en rien une réaction anormale chez une personne qui fait l’expérience d’une maladie grave. « C’est une réaction légitime. Cela ne veut pas dire, bien sûr, qu’il faut laisser le patient dans cet état. Se préoccuper de l’état psychologique d’un malade atteint de cancer doit être une priorité. On sait qu’un patient en dépression aura certainement une qualité de vie moins bonne : il risque de moins prendre ses médicaments, de ne pas prendre soin de lui, de moins bien supporter les traitements…

Donc, évidemment, tout le monde préfère qu’un patient aille bien dans sa tête. Et le rôle des psycho-oncologues est de dépister les troubles des patients plus vulnérables que d’autres et de leur permettre de bénéficier d’un accompagnement personnalisé pour leur permettre d’aller mieux », dit le docteur Dolbeault. Avant d’ajouter : « Mais il ne faut pas que la personne qui n’arrive pas à coller à ce modèle du “patient héroïque et tout le temps combatif” se sente coupable de quoi que ce soit, se dise qu’elle va décevoir son cancérologue ou surtout se mette dans la tête qu’elle va hypothéquer ses chances de guérir… »


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MessageSujet: Re: Quelques mythes à déboulonner en ce qui concerne le cancer   Sam 17 Avr 2010 - 6:24

Québec) Un diagnostic de cancer est un coup dur, un choc total. Bien des malades fondent alors tous leurs espoirs dans la croyance qu'ils peuvent influencer le cours de leur maladie par leur attitude mentale.

Malheureusement, non seulement la pensée positive n'a-t-elle aucun effet sur la guérison, mais elle risque même d'être nuisible. Docteure en psychologie et chercheuse en psycho-oncologie à L'Hôtel-Dieu de Québec, Josée Savard a maintes fois rencontré des patients persuadés qu'ils pouvaient guérir du seul fait qu'ils y croyaient. Or, cette attitude peut être dévastatrice, dit-elle en entrevue téléphonique.

Le courant de la pensée positive a la cote. Il n'est qu'à voir le lot de bouquins cherchant à nous persuader de notre capacité mentale à faire reculer la maladie pour autant que l'on évite de cultiver les idées négatives, dit-elle. Mais, pour la plupart des gens, maintenir en tout temps une attitude positive devant une épreuve comme le cancer s'avère une tâche impossible. De là à croire que c'est leur faute si la maladie persiste ou s'il y a récidive, il n'y a qu'un pas que beaucoup franchissent, ouvrant ainsi la porte à la culpabilité et à l'anxiété.

Pendant ce temps, note la spécialiste, le malade n'est absolument pas en contact avec sa propre réalité, à son propre détriment et à celui de ses proches.

Dans un livre qu'elle vient de publier pour contrer le mythe de la pensée positive, la Dre Savard propose plutôt des outils pour développer un optimisme réaliste par rapport au cancer. Une attitude qui variera pour chaque personne, selon sa propre situation. Pour l'un, ce sera d'accepter positivement un pronostic de guérison à 95 %, sans se morfondre quant aux faibles risques de récidive. À l'opposé, un autre devra peut-être apprendre à faire face à l'inéluctable, en tentant de vivre le mieux possible le temps qui lui est imparti.

Les recherches auprès de groupes de femmes souffrant d'un cancer à un stade avancé et ayant suivi une thérapie pour développer une pensée réaliste ont démontré que cela permettait de diminuer l'anxiété de façon durable, selon Josée Savard.

Son livre Faire face au cancer avec la pensée réaliste présente des stratégies concrètes à mettre en application pour affronter différents états, comme la dépression, la culpabilité, la colère ou la fatigue. Le volume est en vente en librairie.
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MessageSujet: Re: Quelques mythes à déboulonner en ce qui concerne le cancer   Mar 2 Mar 2010 - 11:29

Très en vogue depuis quelques années, la théorie de la pensée positive comme élément de la lutte au cancer reçoit cette semaine une salve de la part de la professeure et chercheuse au Centre de recherche de cancérologie de l’Université Laval Josée Savard.

Doutant fortement de la pertinence d’une pensée positive qui, en fin de compte, mènerait souvent les patients vers l’anxiété et la culpabilité, Josée Savard publie, jeudi, le livre Faire face au cancer avec la pensée réaliste. «J’ai souvent vu, en clinique, des gens qui voulaient adopter la pensée positive, mais ce n’est pas tout le monde qui est doué pour ça, a expliqué la professeure et chercheuse à Métro. Ceux qui n’y parviennent pas ressentent plusieurs émotions négatives, et c’est pire s’ils doivent faire face à une récidive de leur maladie.»

La popularité de la théorie de la pensée positive se traduit par la publication de nombreux livres qui peuvent nuire aux patients plus fragiles ou plus influençables, selon l’auteure.
Pensée réaliste

«Je comprends l’attrait de ces livres, a indiqué Mme Sa­vard. On voudrait tant avoir le contrôle sur notre santé ! Malheureusement, on ne peut pas avoir un contrôle absolu, et se cacher de toutes les pensées négatives n’aide en rien.»

Mettant de côté la pensée positive, Josée Savard tente de mettre de l’avant la pensée réaliste, un courant de pensée qui est utilisé par de nombreux psychologues et psychiatres et qui est de plus en plus enseigné dans les universités. «La pensée réaliste consiste à voir les défis et les menaces que la vie comporte, mais à voir aussi ses bons côtés, a détaillé Mme Savard. Il s’agit de voir tous les scénarios, sans faire abstraction de toutes les pensées négatives.»

Aussi connu sous le nom d’optimisme réaliste, ce courant de pensée ne peut pas guérir les personnes atteintes de maladie – pas plus que la pensée positive, rappelle Josée Savard –, mais il peut aider les patients à traverser plus sereinement l’épreuve du cancer. «On pense souvent que la seule façon d’avoir de l’espoir, c’est de verser dans la pensée positive, mais voir une situation dans son ensemble, c’est aussi efficace.»
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MessageSujet: Re: Quelques mythes à déboulonner en ce qui concerne le cancer   Ven 24 Fév 2006 - 20:00

Denis a écrit:

n'exige pas que les autres soient comme toi, sur le party, en tout temps.

Qui a dit que j'étais sur le party tout le temps? De toute façon, je pense que je vais arrêter ça là. Bravo pour ce forum. Bonne chance et bonne route!
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MessageSujet: Re: Quelques mythes à déboulonner en ce qui concerne le cancer   Ven 24 Fév 2006 - 6:37

Denis a écrit:




On fait de notre mieux pour comprendre leurs sentiments et les remettre dans le chemin vers un peu d'espoir. Pourquoi est-ce qu'on fait ça ? Ben peut-être que ça fait partie des valeurs que le monde partage : se préoccuper de celui qui a peur, qui a un malaise quelconque. On a appris ça de nos parents qui l'ont fait pour nous et il faut croire que ce n'est pas si stupide.
...............................................

quelque part pour moi c'est plus une question de ne pas faire de la peine aux gens intentionnellement.


bec bec C'est pour des mots comme ça que je t'adore Denis bec
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MessageSujet: Re: Quelques mythes à déboulonner en ce qui concerne le cancer   Jeu 23 Fév 2006 - 23:22

Personnellement, je le répète, je ne suis pas le plus courageux devant l'éventualité de la mort, et je l'avoue d'emblée, mais j'ai fait ce site pour des gens comme moi qui aurait peur un peu de lire ou d'entendre les nouvelles à propos de leurs cancers (tu peux lire ça dans le premier message dans "le but du forum" dans le forum de recherches...).

C'est un partie pris pour essayer de se donner de l'espoir. On essaye de se remonter un et l'autre et parfois ça marche, parfois moins. Ce n'est pas des situations faciles, tu n'as pas l'air à te rendre compte réellement... Tu es un peu comme le gars qui a vu le gars qui a vu l'ours, peut-être que si tu avais vu l'ours toi-même, tu serais moins porté à minimiser la peur que ça représente.

Il y a quelques personnes qui débarquent sur le site parfois, en panique un peu parce que leur père ou quelqu'un de proche a un cancer. On essaye, il le faut bien, de les rassurer, le forum s'appelle "espoirs" et est fait pour ça. On est pas pour leur dire "ben oui mais c'est pas grave s'il vit moins longtemps, la vie c'est stupide comme ça..." ce serait leur donner un coup de masse dans le front, ce n'est pas de ça dont ils ont besoin.

On fait de notre mieux pour comprendre leurs sentiments et les remettre dans le chemin vers un peu d'espoir. Pourquoi est-ce qu'on fait ça ? Ben peut-être que ça fait partie des valeurs que le monde partage : se préoccuper de celui qui a peur, qui a un malaise quelconque. On a appris ça de nos parents qui l'ont fait pour nous et il faut croire que ce n'est pas si stupide.


J'entends bien toute cette philosophie de stoïcisme que tu me dis mais, comme je te dis, quelque part pour moi c'est plus une question de ne pas faire de la peine aux gens intentionnellement. Si, par exemple, tu voyais quelqu'un qui t'es précieux sur le point de mourir, apprécierais-tu que quelqu'un vienne te dire que c'est pas grave, qu'il ne faut pas voir la vie en noir etc. Je pense que ça aurait plutôt tendance à te fâcher n'Est-ce pas ?

Bien ici, c'est sûr qu'on est et qu'on va être confronter à des gens qui trouvent ça dur de perdre ou d'avoir perdu quelqu'un avec le cancer. Il y a même des gens qui sont trop sensibles pour poster longtemps sur ce site à cause de cela et qui nous l'ont dit.

Entk, tes sentiments t'appartienent mais je me fie sur toi pour rester ouvert aux sentiments des autres, si toi tu n'as pas peur de la mort, et que tu n'es jamais pessimiste, c'est bien ! ça t'appartient, mais n'exige pas que les autres soient comme toi, sur le party, en tout temps.

Les gens normalement ont des souffrances, des bouts ou ils voient les choses plus négativement et ça se comprend très bien surtout lorsqu'ils font face à la maladie et à la mort. L'humour dans ce cas est une matière hautement dangeureuse à manipuler avec délicatesse. Je me fie sur toi pour ne pas abuser...


Regarde c'est toi et moi cote à cote :
!@@! per4 !


Denis


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MessageSujet: Re: Quelques mythes à déboulonner en ce qui concerne le canc   Jeu 23 Fév 2006 - 16:35

Rectomyopie

Je crois que le pire cancer est celui de l'esprit. Cela s'appelle la rectomyopie. Il s'agit d'une forme de cancer apparenté à la schizophrénie. Un nerf de l'oeil entremêlé avec un nerf du rectum, les personnes qui en sont atteintes ne voient que de la merde! Il faut bien rire un peu!! La pensée positive ou la démarche spirituelle n'éliminent pas le cancer ni aucune autre maladie. Elles permettent toutefois d'atténuer les souffrances émotionnelles qui sont souvent les plus grandes souffrances. Elles évitent à leurs adhérents de sombrer dans la pite, l'apitoiement, la pitié.

J'ai été rectomyope la plus grande partie de ma vie. J'ai blâmé mes parents, mes éducateurs, la société, le système, les bourgeois, les capitalistes, les impôts, la justice, les pompiers, la police, les féministes, gang de Christs!! Une culpabilité induite par un facteur génétique? Schizophrénie résiduelle? En tout cas, une dysfonction légère et intermitente de l'activité cérébrale dans les régions fronto-temporo-centrales (résultat d'un électro-encéphalogramme en janvier 2001). Et comme il n'y a pas de médication pour les vieux garçons, j'ai dû apprendre à vivre avec ça. Des Pèlerins anonymes m'ont appris à en rire et aujourd'hui je transmets le message à ceux qui souffrent encore. Enfin, j'essaie.

Souriez, les copines et les copains. un jour ou l'autre nous aboutirons tous au même endroit, ce n'est qu'une question de temps. Quelques années de plus ou de moins dans l'Éternité, qu'est-ce ça change? Entretemps, bonne route!
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MessageSujet: Quelques mythes à déboulonner en ce qui concerne le cancer   Mer 22 Fév 2006 - 15:12

Beaucoup de gens bien intentionnés peuvent transmettre de l'information qu'ils croient vraie mais qui peut s'avérer être un mythe. D'après le docteur Monyhan de la clinique Mayo :


Une attitude positive est tout ce dont vous avez besoin pour vaincre le cancer
-Il n' y a pas de preuves scientifiques qu'une attitude positive améliore les chances de survie d'un patient d'être guérie. Cependant cela peut améliorer sa qualité de vie.


si nous pouvons mettre un homme sur la lune, nous devrions être capables de guérir le cancer dès à présent.


-Le cancer est un groupe de plus de 100 maladies, impliquant plusieurs facteurs différents. Des avancées dana la compréhension de la maldie sont faites tous les jours mais il y a encore beaucoup à comprendre.Le docteur Moynihan croit que découvrir le médicament pour le cancer est plus difficile que d'aller à la lune.



Le cancer est toujours douloureux.

-Quelques cancers ne causent jamais de douleurs, mais plusieurs en causent. Pour les cancers qui causent de la douleur, cette douleur est maintenant mieux controlée que par le passé.


Tout le monde qui a le cancer devrait avoir un traitement


-Le traitement du cancer est bien sur une décision du patient en dernier ressort. quelques patients décident de ne pas avoir de traitements pour leurs cancers, dans les cas ou le cancer se développe lententment, ou est à un dernier stage ou pour une question de qualité de vie. Habituellement une équipe de médecins analysent les cas et recommande un traitement mais dans certains cas il n'y a aucun traitement qui peut être proposer.


Dernière édition par Denis le Ven 7 Oct 2016 - 6:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quelques mythes à déboulonner en ce qui concerne le cancer   Aujourd'hui à 8:13

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