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 Le dépistage du cancer.

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Denis
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MessageSujet: Re: Le dépistage du cancer.   Ven 7 Oct 2011 - 16:24

Le test du cancer de la prostate remis en cause aux Etats-Unis
De Jean-Louis SANTINI (AFP) – Il y a 2 heures
WASHINGTON — Le test sanguin PSA pour détecter le cancer de la prostate ne devrait plus être fait aux hommes en bonne santé, recommande un influent comité fédéral américain dans un rapport dévoilé vendredi qui va relancer la polémique sur ce test très controversé.

Le PSA ("Prostate specific antigen") ne devrait plus être recommandé aux hommes en bonne santé car il ne permet pas de sauver des vies et conduit à des traitements inutiles, a conclu le Groupe de travail des services de prévention des Etats-Unis (USPSTF), selon ce rapport dévoilé dans la presse et que l'AFP a consulté.

Les recommandations, qui devaient en principe être dévoilées officiellement la semaine prochaine, sont basées sur les résultats de cinq essais cliniques.

"Le manque de précision du test et son incapacité à distinguer les tumeurs bénignes des tumeurs agressives signifie qu'on diagnostique un cancer de la prostate à mauvais escient à un nombre conséquent d'hommes", pointe le rapport. "S'il y a un bénéfice (à ce test), il est très mince au bout de 10 ans", ajoute-t-il.

Ce test est effectué de façon routinière chez tous les hommes à partir de 50 ans. Il mesure le taux d'une protéine produite par la prostate et aide à détecter la présence de cellules cancéreuses dans cette glande.

Mais une vaste majorité des hommes, même porteurs des cellules cancéreuses, ne sont jamais affectés par ce cancer dont l'évolution est souvent très lente.

Et même pour ceux qui souffrent d'une tumeur agressive de la prostate, le PSA ne semble pas améliorer leur taux de survie, puisque rien ne montre, jusqu'à présent, un avantage à commencer un traitement plus tôt pour ces cancers qui font des métastases.

En 2010, l'American Cancer Society (ACS), qui ne recommande plus de pratiquer des tests PSA de routine pour la plupart des hommes depuis les années 90, avait exhorté les médecins à parler franchement avec leurs patients de ses risques et limites.

Le PSA, qui est largement utilisé depuis les années 90, a eu des conséquences néfastes pour un grand nombre d'hommes qui ont subi à la suite de ce test des biopsies et autres traitements souvent inutiles avec parfois de sérieuses complications.

Selon l'USPSTF, les résultats du PSA ont conduit un million d'hommes à être opérés de la prostate ou à subir des radiothérapies voire les deux. Parmi ces patients, au moins 5.000 sont décédés après l'intervention chirurgicale et de 10.000 à 70.000 ont souffert de graves complications. Le comité fédéral estime aussi que 200.000 à 300.000 d'entre eux souffrent d'impuissance, d'incontinence ou des deux.

Ces complications et le grand nombre d'hommes à en souffrir a conduit l'inventeur du PSA, le Dr Richard Ablin, à qualifier ce test de "désastre de santé public".

Les recommandations de l'USPSF pourraient bouleverser la pratique médicale pour les hommes de 50 ans et au-delà, dont le nombre est estimé à 44 millions aux Etats-Unis, indique le comité d'experts indépendant.

Un Américain sur six se voit diagnostiquer un cancer de la prostate, ce qui en fait le second cancer le plus fréquent chez les hommes après celui de la peau.

Selon les statistiques fédérales, 32.000 hommes meurent du cancer de la annuellement aux Etats-Unis et 217.730 nouveaux cas sont diagnostiqués, surtout au-delà de 50 ans. La plupart des décès interviennent après 75 ans.

Le comité fédéral devrait également affronter une forte résistance des laboratoires pharmaceutiques et des médecins, pour qui le PSA est très lucratif. Selon le Dr Ablin, il représente un marché d'au moins trois milliards de dollars.


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Denis
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MessageSujet: Le dépistage organisé s’arrête à 74 ans.    Lun 23 Mai 2011 - 13:08

Colloque : mieux soigner le cancer chez les personnes âgées

Comment prendre en charge le cancer quand on vieillit ? Cette question, à laquelle les médecins sont de plus en plus souvent confrontés, était au coeur du congrès « Personnes âgées et cancer : point de vue des cliniciens, des sciences humaines et sociales et de l’épidémiologie » qui s’est tenu à Bordeaux le 13 mai dernier.

Les plus de 65 ans représentent actuellement environ 17 % de la population, ils seront près du double en 2050. A 86 ans, l’espérance de vie est de 5,8 ans pour un homme et de 6,7 ans pour une femme. _ Parallèlement, la maladie se fait plus présente avec l’âge : en 2008, 31 % des cancers sont survenus chez les plus de 75 ans, 45 % des hommes en sont morts contre 55 % chez les femmes.

La prise en charge est insuffisante

Or, selon le Dr Loîc Mourey, cancérologue à l’Institut Claudius-Regaud à Toulouse, chez les personnes âgées, « il y a souvent un retard au diagnostic, une insuffisance de dépistage, des examens complémentaires plus difficiles à réaliser et incomplets, une prise en charge thérapeutique non optimale ». On manque également de données issues d’essais cliniques, les protocoles de traitement standard étant validés sur des populations jeunes.
Pas forcément simple non plus de détecter une tumeur maligne chez une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, par exemple. « Il faut distinguer ce qui relève des conséquences physiologiques du vieillissement de la maladie, hiérarchiser les différents problèmes de santé du patient âgé, comprendre leurs interférences... D’où l’intérêt, dans les cas les plus complexes, de réaliser une évaluation gériatrique approfondie », explique le gériatre Gilles Albrand, chef de service au CHU de Lyon.

Il n’y a pas d’âge limite pour survivre

A défaut, il est parfois difficile d’éviter deux écueils : l’acharnement ou, au contraire, l’abandon thérapeutique. Alors que 16 % des personnes de plus de 85 ans sont touchés par le cancer, le Dr Albrand évoque une certaine forme de "maltraitance" : « Les choses évoluent et il y a de plus en plus de personnes âgées traitées pour un cancer mais il y a encore des cancérologues qui ne proposent pas de traitement standard car ils ont peur qu’elles ne le supportent pas. Mais il n’y a pas d’âge limite pour survivre à un cancer. Tout dépend où il se situe. Si c’est un mélanome, c’est différent d’un cancer du poumon. Et une opération d’un cancer du sein est moins lourde que celle d’une prothèse de la hanche ».

Pour autant, dans la réalité, les décisions sont parfois arbitraires. « Je me souviens d’une patiente de 92 ans atteinte d’un cancer du colon, en pleine forme par ailleurs. Les médecins n’ont pas voulu l’opérer car ils considéraient qu’elle était trop vieille, raconte Anne Bredart, docteur en psychologie à l’institut Curie à Paris. Deux ans après, elle a fait une occlusion et on a découvert que son cancer avait flambé. Elle a finalement été opéré puis elle a eu de la chimio, elle est toujours en vie mais on a perdu 2 ans ».
La France n’est pas le seul pays confronté à ce problème : au Canada, une étude réalisée entre 2002 et 2005 montre, que 50 % des personnes âgées atteintes d’un cancer colorectal de stade 3 ne reçoivent pas de chimiothérapie.

Une inégalité qui en croise d’autres car pour les personnes âgées comme pour les plus jeunes, la survie après un cancer dépend aussi du niveau d’études, du milieu social – et donc des revenus – et du lieu de résidence des patients. Une étude sur 900 françaises atteintes d’un cancer du sein a révélé récemment que les femmes à plus faibles revenus étaient aussi celles qui étaient soignées dans les centres à plus faible activité, donc les moins performants.

Le dépistage organisé s’arrête à 74 ans

Autre injustice qui touche les personnes âgées : le dépistage organisé pour le sein et le côlon s’arrête à 74 ans. Après, plus rien si ce n’est le dépistage individuel... Une situation d’autant plus préoccupante que certaines personnes âgées considèrent le cancer un peu comme une fatalité, « une usure » de leur corps, et que, selon le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), les facteurs de risque, comme le tabagisme et l’alcoolisme, habituellement mis en avant pour prévenir le cancer ne sont pas adaptés à cette population.
En Grande-Bretagne, les pouvoirs publics réfléchissent à l’organisation d’un dépistage jusqu’à 79 ans.




[23.05.11] Brigitte Bègue

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Denis
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MessageSujet: Re: Le dépistage du cancer.   Ven 20 Mai 2011 - 14:12

Valérie Taly, et ses collègues affiliés au CNRS, à l'Inserm , et à l'Université Paris Descartes, sont partis du constat suivant : quand une cellule meurt, qu'elle soit saine ou cancéreuse, elle libère son contenu dans le milieu extracellulaire. Ce dernier se mêle ensuite aux fluides biologiques : sang, urine, lymphe, etc. En analysant le contenu de ces derniers, il serait donc possible, en théorie, de trouver des traces de facteur génétique spécifique au cancer.

Selon les chercheurs, le principal écueil qu'ils ont dû affronter est le fait que l'ADN tumoral est réduit à l'état de traces infimes qui passent au travers des méthodes classiques d'examen. Afin de les déceler, ils ont dû développer des techniques innovantes d'analyse biologique, utilisant notamment la fluorescence et certains marqueurs spécifiques.

Leur méthode en poche, les scientifiques français ont tenté de vérifier s'ils détectaient des traces de gènes impliqués dans différents types de cancers (cancer du côlon, leucémie, etc...). Les premiers résultats sont positifs.

Les yeux déjà rivés sur le futur, les chercheurs envisagent la mise en place de tests cliniques qui permettraient de valider une méthode qui pourrait devenir un véritable « plus » dans l'établissement des diagnostics.

Olivier Frégaville-Arcas - Information hospitalière



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MessageSujet: Re: Le dépistage du cancer.   Jeu 20 Avr 2006 - 7:31

Bizarre en effet. Tous les médecins et chercheurs, s'accordent à dire que le dépistage systématique (surtout à partir d'un certain age) est la meilleure des préventions.
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Denis
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MessageSujet: Le dépistage du cancer.   Mer 12 Avr 2006 - 8:48

Voici un article qui parle de la prévention du cancer au Canada. ce qui me choque c'est qu'ils ne pensent pas que le dépistage du cancer de la prostate est une bonne chose. Pourquoi ???

Je viens de lire un article sur un site en anglais qui dit que le dépistage du cancer de la prostate divise la mortalité par 3 !!! Comment la perception peut être aussi différente d'un pays à l'autre, d'une langue à l'autre ?




Citation :
Le mercredi 12 avril 2006


Le dépistage, meilleure arme contre le cancer

Pascale Breton

La Presse


Pour gagner la lutte contre le cancer, le plus grand tueur au pays, la solution réside dans les programmes de dépistage, estime la Société canadienne du cancer. Beaucoup de décès seraient ainsi évités.

Le dépistage serait particulièrement efficace pour le cancer du sein et le cancer colorectal. «Plus on dépiste tôt les cancers, meilleures sont les chances de guérison», indique le Dr Gilles Pineau, vice-président de la Société canadienne du cancer, division du Québec.

Pourtant, les programmes de dépistage semblent de plus en plus controversés. La semaine dernière, un médecin de Québec, le Dr Fernand Turcotte a même publié un ouvrage intitulé Dois-je me faire tester pour le cancer? Peut-être pas et voici pourquoi, qui relance le débat.







Il est vrai que le dépistage n'est pas efficace pour le cancer de la prostate. Ce n'est pas le cas pour le cancer du sein, souligne le Dr Pineau. Le nombre de décès a diminué depuis qu'un programme national de dépistage a été mis en place en 1998 pour les femmes âgées de 50 à 69 ans.



Tests impopulaires



Malheureusement, les femmes ne sont pas assez nombreuses à passer une mammographie tous les deux ans, comme le prévoit le programme. À Montréal, la proportion n'est que de 38 % alors que l'objectif est de 70 %.

En ce qui concerne le cancer colorectal, le dépistage réduirait la mortalité de 17 %, précise le Dr Pineau. Malgré les pressions du milieu médical, il n'existe pas de programme de dépistage du cancer du colon et du rectum. Québec a demandé des études plus poussées avant de prendre une décision.

Lucie Lagacé, qui a vaincu un cancer colorectal, souhaite que le programme de dépistage devienne réalité. C'est une colonoscopie- examen du rectum- qui l'a sauvée. En juillet 2002, elle a constaté qu'il y avait du sang dans ses selles. Elle a tout de même attendu près de six mois avant de consulter un médecin. La colonoscopie a permis de détecter une tumeur cancéreuse et elle a été opérée. Aujourd'hui, elle va très bien.

Le problème, c'est que le cancer colorectal reste tabou encore aujourd'hui. «Pourtant, il faut en parler. Il faut absolument consulter dès qu'on constate quelque chose qui n'est pas normal du côté des intestins, invite Mme Lagacé. Dans un souper de filles, on n'hésitera pas à se confier si on a une bosse sur un sein. Du sang dans les selles, on n'en parle pas.»



Lutte contre le tabagisme



En plus du dépistage, un autre moyen d'action permettra de réduire le nombre de décès reliés au cancer: la lutte contre le tabagisme. La Société canadienne du cancer en a fait un cheval de bataille.

Le nombre de fumeurs a régressé depuis 40 ans, mais le Québec traîne la patte.

«Malheureusement, au Québec, la relève est là. Les jeunes, particulièrement les jeunes femmes, fument plus que les jeunes du même âge dans le reste du Canada», déplore la porte-parole de la Société canadienne du cancer, Nicole Magnan.


Citation :
Posted: October 24, 2005



Annual Prostate Cancer Screening Test Appears To Save Lives
Men who have a yearly blood test to examine their prostate specific antigen levels are nearly three times less likely to die from prostate cancer than those who don't have annual screenings, according to a study presented October 19, 2005, at the American Society for Therapeutic Radiology and Oncology's 47th Annual Meeting in Denver
.
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MessageSujet: Re: Le dépistage du cancer.   Aujourd'hui à 12:33

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