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 Un virus hybride, ▶️ un virus chimère.

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Denis
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MessageSujet: Re: Un virus hybride, ▶️ un virus chimère.   Sam 16 Sep 2017 - 12:33

Researchers from Instituto de Medicina Molecular (iMM) Lisboa have created a chimera virus that allows the study of molecules to treat cancers caused by human herpes virus infection in mice models of disease.

There are several types of herpesvirus able to infect humans, such as herpes simplex, chickenpox, cytomegalovirus, Epstein-Barr and Kaposi Sarcoma herpesvirus. One of the main characteristics of herpesviruses is their ability to infect their hosts for life and in a small percentage of these people ultimately lead to cancer.

Cancers associated with Kaposi virus infection have an Achilles heel: their cells' viability is directly dependent on the survival of the virus, which means that if the virus were to be eliminated cancer cells would no longer proliferate, hence the cancer would be cured.

In collaboration with a team from Harvard-Medical School, researchers led by Pedro Simas (iMM) and Kenneth Kaye (Harvard) studied a protein of the Kaposi virus vital for maintaining infection. Without this protein, called LANA, the virus looses its ability to cause cancer.

The team found that when LANA is cloned into a virus similar to Kaposi, but which infects mice instead of humans, it preserves its functionality. This finding came as a surprise since it was assumed that as a consequence of the evolutionary divergence between human and other animal viruses, the genes that code for LANA could not be switched.

However, the work now published in PlosPathogens, showed that even though there are more than 60 million years of evolutive divergence between the human Kaposi sarcoma herpesvirus and its rodent homologue, LANA's functional mechanisms are preserved.

These findings allowed researchers to create a chimera virus: a mouse virus with a human viral gene that can be used to test molecules that inhibit human LANA protein in an animal model of disease, treating not only human herpes virus infection but also its associated cancers. These molecules will hopefully be used in the future as drugs to treat Kaposi virus associated lymphomas.

"In addition to Kaposi virus the same experimental strategy to create chimera viruses, previously thought to be theoretically non-viable, can now be used for other viruses that use proteins similar to LANA, such as the Epstein-Barr virus which infects greater than 90% of the world population or the human papillomavirus responsible for cervical cancers," said Pedro Simas.

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Des chercheurs de l'Instituto de Medicina Molecular (iMM) Lisboa ont créé un virus chimère qui permet l'étude de molécules pour traiter les cancers causés par l'infection par un virus de l'herpès humain sur des modèles de souris.

Il existe plusieurs types de virus herpès capables d'infecter les humains, tels que l'herpès simplex, la varicelle, le cytomégalovirus, le virus herpès Epstein-Barr et le sarcome de Kaposi. L'une des principales caractéristiques des virus de l'herpès est leur capacité à infecter leurs hôtes à vie et dans un petit pourcentage de ces personnes conduisent finalement à un cancer.

Les cancers associés à l'infection du virus Kaposi ont un talon d'Achille: la viabilité de leur cellule dépend directement de la survie du virus, ce qui signifie que si le virus devait être éliminé, les cellules cancéreuses ne proliferaient plus, d'où le cancer serait guéri.

En collaboration avec une équipe de Harvard-Medical School, les chercheurs dirigés par Pedro Simas (iMM) et Kenneth Kaye (Harvard) ont étudié une protéine du virus Kaposi vitale pour le maintien de l'infection. Sans cette protéine, appelée LANA, le virus perd sa capacité à causer le cancer.

L'équipe a constaté que lorsque LANA est cloné dans un virus similaire à Kaposi, mais qui infecte les souris au lieu des humains, il conserve sa fonctionnalité. Ce constat est devenu une surprise puisqu'il a été supposé que, en raison de la divergence évolutive entre les virus humains et autres animaux, les gènes codant pour LANA ne pouvaient pas être commutés.

Cependant, le travail maintenant publié dans PlosPathogens a montré que bien qu'il y ait plus de 60 millions d'années de divergence évolutive entre l'herpèsvirus du sarcome Kaposi humain et son homologue des rongeurs, les mécanismes fonctionnels de LANA sont préservés.

Ces résultats ont permis aux chercheurs de créer un virus chimère: un virus de la souris avec un gène viral humain qui peut être utilisé pour tester des molécules qui inhibent la protéine LANA humaine dans un modèle animal de la maladie, traitant non seulement l'infection par le virus de l'herpès humain, mais aussi de son cancer associé. Ces molécules seront utiles dans le futur comme médicaments pour traiter les lymphomes associés au virus Kaposi.

"En plus du virus Kaposi, la même stratégie expérimentale pour créer des virus chimères, préalablement considérés comme théoriquement non viables, peut maintenant être utilisée pour d'autres virus qui utilisent des protéines similaires à LANA, comme le virus Epstein-Barr qui infecte plus de 90 % de la population mondiale ou le virus du papillome humain responsable des cancers du col de l'utérus ", a déclaré Pedro Simas.

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Denis
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MessageSujet: Re: Un virus hybride, ▶️ un virus chimère.   Dim 18 Oct 2015 - 15:10

mise à jour, l'article date de aout 2015

Amin Hajitou a été élevé au rang d’Officier du Wissam alaouite lors de la dernière Fête du Trône. Portrait d’un chercheur dont les grandes découvertes en matière de lutte contre le cancer proviennent de nanotechnologies.

« Lorsque le roi m’a décoré du Wissam à l’Aid Al Aarch, je lui ai demandé de prier pour moi, pour ma recherche », confie Amin Hajitou, comme s’il n’en revenait pas encore tout à fait. « Je suis en train de rassembler de grands fonds pour mener les essais cliniques d’une thérapie contre le cancer du . Elle a déjà permis de sauver des animaux, j’espère qu’on arrivera à sauver des vies humaines », poursuit-il.

À 45 ans, Amin Hajitou est enseignant-chercheur à l’Imperial College de Londres. Ses travaux sur la lutte contre le cancer l’ont amené à se pencher sur les nanotechnologies. Depuis 2006, il est parvenu à des résultats probants qu’il ne cesse d’améliorer. Le long processus pour l’application clinique d’une thérapie génique est en marche, et devrait déboucher d’ici deux ans sur les premiers tests cliniques sur des patients humains.

Amin Hajitou a commencé ses études à l’université de Fès. Une fois sa licence de biologie en poche, il s’envole pour l’Europe. Après un an de master à l’université Paul Sabatier de Toulouse, direction la Belgique et l’université de Liège pour le doctorat. Il se penche sur la question des mécanismes d’initiation et de progression du cancer, du sein notamment. Il rejoint ensuite le centre du cancer du Texas, en 2002, pour un postdoctorat avec ce constat en tête : « La chimiothérapie n’arrive pas à venir à bout de certaines tumeurs. Il faudrait augmenter les doses ce qui est extrêmement toxique pour le reste des organes », explique Hajitou. De même pour les inhibiteurs de facteurs de croissance, qui produisent de très bons résultats, mais qui sont également toxiques pour les organes sains.

Des particules de six nanomètres pour soigner le cancer

« Il fallait cibler la tumeur, trouver un agent pour acheminer la thérapie jusqu’aux cellules cancéreuses et épargner les cellules saines. C’est de la biodistribution », explique le chercheur. La solution viendra de toutes petites particules de six nanomètres, des bactériophages sur lesquels Amin Hajitou fixe des protéines qui sont ensuite injectés en intraveineuse. Les résultats de ces travaux sont publiés dans la prestigieuse revue scientifique Cell.

Les Américains sont emballés et veulent tout de suite passer à la phase clinique. Mais Amin Hajitou est persuadé que sa solution peut encore être améliorée. « Les Américains ont tendance à précipiter les choses. Je préfére être prudent. J’avais en tête l’exemple de la thérapie génique qui avait pris un grand coup de frein à une époque, car un enfant en était mort. On peut sauver des vies, mais il faut prendre son temps, » analyse Hajitou. Il revient donc en Europe, à Londres, et installe son équipe à l’Imperial College en 2008. En parallèle, ces solutions sont testées dans des cliniques vétérinaires américaines. « Aux États-Unis, il y a environ 4 millions de chiens domestiques qui sont atteints d’un cancer. Les tumeurs sont parfois très résistantes, les animaux souffrent, donc les maitres sont prêts à essayer les nouvelles méthodes qu’on leur propose. Je me souviens notamment d’un petit chien, en 2009, qui avait une tumeur de 14 centimètres. En quatre semaines, après quatre injections, la tumeur avait réduit de 8 centimètres. En 8 semaines, après 8 injections, la tumeur avait disparu. C’est extraordinaire. »

Depuis cette date, à Londres, l’équipe d’Amin Hajitou est parvenue à produire des particules jusqu’à 1000 fois plus efficaces. Mais des souris de laboratoires et des chiens des banlieues américaines aux êtres humains il y a un pas. Le pas devrait être franchi d’ici deux ans. « Je viens d’avoir la confirmation que le laboratoire Pfizer allait financer nos recherches jusqu’au début des essais cliniques. Il nous reste à appliquer nos recherches au glioblastome, la tumeur la plus agressive du , avant de démarrer les essais cliniques dans deux ans, au plus tard, » annonce Amin Hajitou.

Lorsqu’Amin Hajitou a demandé au roi de prier pour lui, il avait bien en tête de sauver les vies de patients atteints de cancer. Mais il a un autre souhait. À l’Imperial College, il forme de nombreux étudiants thaïlandais qui bénéficient d’échanges avec le Royaume-Uni. Son vœu serait à présent de former des étudiants marocains qui, comme lui il y a vingt ans, voudraient embrasser le sacerdoce de la recherche.

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MessageSujet: Re: Un virus hybride, ▶️ un virus chimère.   Lun 5 Nov 2007 - 11:37

Mise à jour :


Un biologiste marocain à Houston invente une nouvelle thérapie du cancer

Le Dr Amin Hajitou, chercheur biologiste marocain au prestigieux Centre du Cancer M. D. Anderson de l'Université de Texas, a découvert dernièrement une nouvelle méthode de traitement du cancer, basée sur l'utilisation d'un "virus bactérien" manipulé génétiquement et transformé en particule thérapeutique.

Cette particule ou nouvelle classe de "virus hybride", découverte après trois ans de recherche, a la particularité et "l'élégance", une fois injectée dans le sang d'une souris, elle se dirige directement vers la tumeur cancéreuse, sans affecter les tissus normaux, a expliqué le Dr Amin Hajitou à MAP-Washington.

"La beauté de cette invention est qu'elle est détectable et capable de donner une image de la tumeur cancéreuse montrant que la particule thérapeutique l'a atteinte tout en épargnant les cellules normales, contrairement aux autres méthodes thérapeutiques du cancer", a-t-il précisé.

Cette importante invention, expérimentée avec succès sur des souris cancéreuses, a été saluée par la communauté scientifique internationale après sa publication, pour la première fois, au magazine "Cell", périodique spécialisé dans l'annonce des nouvelles découvertes qui "font la différence dans l'histoire humaine de la science et dans le domaine de la biologie", a-t-il indiqué.

"J'ai reçu des messages de la communauté scientifique mondiale, et même des chercheurs en Belgique où j'ai étudié pendant six ans pour préparer mon Doctorat d'Etat et faire des recherches sur le cancer du sein", a-t-il dit, soulignant que "tout le monde veut cette particule thérapeutique pour l'essayer sur le cancer humain".

Un espoir pour l'hummanité

En effet, l'expérience de cette nouvelle thérapie effectuée par un autre institut de recherche sur des chiens cancéreux a donné, il y a deux mois, des résultats positifs suscitant "la satisfaction de tout le monde et l'espoir de l'expérimenter sur l'homme", a-t-il indiqué.

Des sociétés pharmaceutiques, ajoute-t-il, sont en train de négocier avec le Centre du Cancer M.D. Andesron de Houston, seul détenteur du brevet d'invention , "un possible accord pour développer le résultat de la nouvelle méthode de thérapie en un produit médicamenteux pouvant être appliqué aux patients humains".

Le Dr Amin Hajitou a précisé que cette nouvelle découverte a été sélectionnée par le Centre du Cancer M.D. Anderson comme "le meilleur travail et résultat de recherche" de l'année 2006, qui sera publié dans le rapport annuel du centre au titre de l'année 2007.

Hajitou a débarqué en 2002 au Centre de Cancer M.D. Anderson , qui emploie 12.000 personnes et qui compte parmi les deux premiers centres de recherche et de traitement du cancer aux Etats-Unis et dans le monde, pour poursuivre ses recherches en matière de thérapie génique entamées trois ans plus tôt en Belgique.

"J'ai débarqué dans un laboratoire aux USA avec l'idée de cibler la chimiothérapie génique. Et j'ai trouvé qu'au lieu d'utiliser un virus qui infecte les cellules humaines, j'utilise un virus bactérien".

Si l'on injecte le virus bactérien chez un animal ou un patient, il n'infecte pas les cellules, parce qu'il est fait pour infecter les bactéries", a-t-il expliqué.

"Les spécialistes ont utilisé le virus bactérien avant l'ère des antibiotiques pour soigner des patients qui souffraient d'infections bactériennes. Donc, je suis parti de là, j'ai pris un virus bactérien, je l'ai manipulé génétiquement et je l'ai rendu comme une particule thérapeutique", a-t-il expliqué.

Pour la petite histoire, Amin Hajitou (37 ans) a obtenu sa licence en biologie en 1999 à la faculté des sciences de Fès avant d'obtenir le Diplôme d'Etudes Approfondies (DEA) à Toulouse, en France, et de mettre le cap sur la Belgique.

Le magazine "Cell" avait déjà annoncé que des chercheurs du centre du Cancer M.D. Anderson de l'Université du Texas ont "inventé une nouvelle classe de virus hybride et démontré sa capacité de chercher, mettre en relief et délivrer des gênes aux tumeurs cancéreuses des souris".

Selon la publication, les chercheurs considèrent cette découverte comme "potentiellement un nouveau pas faisant du cancer humain une maladie à la fois plus visible et accessible au traitement. Elle peut aussi permettre la prévention et la surveillance du mode d'action des agents spécifiques anti-cancer".

"Nous sommes heureux que les grands impacts du transfert du gêne sur les tumeurs des souris peuvent s'appliquer aux maladies communes tel que le cancer du sein ou de la prostate", a dit Amin Hajitou, premier auteur de l'étude des cellules, cité par la presse spécialisée américaine.

"Chez les souris porteuses de tumeurs, nous avons constaté que le virus hybride peut cibler systématiquement les tumeurs", a dit le co-auteur de l'étude, Renata Pasqualini, docteur, professeur de médecine et de biologie du cancer.

"Le signal est spécifique seulement sur les tumeurs. Ainsi on peut observer l'efficacité du médicament au niveau moléculaire", a ajouté Pasqualini.

L'étude a été financée par des subventions des Instituts Nationaux de Santé, le département de la défense et par des dons de Gillson-Longenbaugh, de la Fondation Keck et de la Fondation du Cancer de la Prostate.


Kaddour Fattoumi
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Par fifi - Le: 23-12-2006
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Denis
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MessageSujet: Un virus hybride, ▶️ un virus chimère.   Sam 22 Avr 2006 - 15:34

Des chercheurs de l'université du Texas ont créé une nouvelle classe de virus hybride et démontré sa capacité de trouver, faire voir et livrer des gènes vers les tumeurs d'une souris.

Les chercheurs ont dit que cette avancée est potentiellement un pas important pour faire que le cancer humian soit plus visible et plus accessible pour les traitements; cela pourrait aussi premettre de prédire et de suivre l'évolution et le travail des agents anti-cancéreux.


Dernière édition par Denis le Sam 16 Sep 2017 - 12:37, édité 3 fois
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