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 Le recours aux médecines parallèles

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Denis
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Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: Le recours aux médecines parallèles   Mar 15 Fév 2011 - 11:36

Face à l'engouement des malades, des praticiens ont fait ce choix dans plusieurs hôpitaux de France, comme à Lyon, au centre de lutte contre le cancer Léon-Bérard.

Parmi eux, le cancérologue Thomas Bachelot qui, tout en se définissant comme un «sceptique de l'homépathie», utilise ces médicaments pour soulager les effets secondaires des chimiothérapies et radiothérapies comme les nausées.

«L'homéopathie, c'est une bonne approche thérapeutique, une façon intelligente de prendre en charge les patients: ça marche parce que les gens aiment qu'on les écoute», explique-t-il.

«Je dis aux patients que je ne vois pas trop comment ça marche d'un point de vue scientifique. Pour moi, ça reste très poétique, sans base rationnelle. Mais ça marche parce que les gens aiment la magie», ajoute-t-il.

Avec des confrères, il s'est néanmoins lancé dans des études pour tenter d'évaluer l'impact des substances homéopathiques, au-delà de l'effet placebo.

Menées auprès de centaines de patients, ces études, cofinancées par les laboratoires homéopathiques Boiron mais menées en toute indépendance assure cet établissement de référence, ont eu des résultats variables.

Une crème au calendula s'est ainsi révélée bien plus efficace que la classique Biafine employée pour soulager les brûlures de la peau consécutives aux radiothérapies.

Une autre étude, sur la cocculine, a noté une baisse significative des nausées. Seul hic, même si la baisse est troublante: elle est la même chez les patients ayant pris un placebo et des comprimés homéopathiques.

De quoi nourrir les arguments des détracteurs de l'homéopathie, selon lesquels sa caractéristique principale (plantes ou minéraux dilués à l'extrême) serait une escroquerie.

Installé près de Lyon, Boiron, leader mondial du médicament homéopathique, déplore ce scepticisme au sein de la communauté scientifique.

Selon Boiron, les praticiens prescrivant des médicaments homéopathiques (dont plus de 10.000 sont remboursés par la Sécurité sociale) se comptent désormais par milliers en France, alors que se sont multipliées les formations, y compris au sein des facultés de médecine et de pharmacie.

«L'homéopathie se banalise, avec des patients qui viennent à une consultation d'homéopathie comme ils vont chez le psy ou la diététicienne. Mais les consultations homéopathiques, ça reste peanuts en milieu hospitalier», témoigne Marie-France Bordet, médecin homéopathe à l'hôpital de la Croix-Rousse, et par ailleurs salariée de Boiron.

Au sein du service d'hépatologie de ce grand CHU lyonnais, elle suit essentiellement des patients atteints d'hépatite C, souffrant d'effets indésirables de leurs traitements comme des problèmes de peau ou de toux.

A l'origine de sa consultation se trouve la volonté d'un chef de service de «proposer l'homéopathie à domicile», à l'hôpital, pratiquée par de vrais médecins, pour éviter que les patients en souffrance ne se retrouvent victimes de charlatans.

«L'homéopathie, c'est une méthode thérapeutique et non une médecine à part entière. Si un patient a besoin d'antibiotiques ou de corticoïdes, je lui en prescris!», ajoute-t-elle, loin de la caricature de l'homéopathe fustigeant vaccins comme antibiotiques.
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MessageSujet: Le recours aux médecines parallèles   Ven 28 Avr 2006 - 23:53

Vous pouvez être tenté, à différents stades douloureux de la maladie, d'avoir recours à des médecines parallèles, encore appelées médecines douces ou médecines alternatives.

La durée et l'évolution parfois désespérante de la maladie, la douleur encore trop souvent mal traitée, les effets secondaires des traitements difficiles à supporter, le manque d'écoute et de soutien psychologique : tous ces facteurs peuvent vous inciter à rechercher " autre chose " pour mieux enrayer ou supporter la maladie.

Les médecines parallèles du cancer ont en commun de ne pas avoir fait la preuve de leur efficacité ; certaines sont même dangereuses. Certaines de ces médecines proclament leur intérêt dans l'amélioration de la qualité de vie, mais s'agit-il d'une réelle action spécifique de ces thérapeutiques ou n'existe-t-il pas un effet bénéfique par la simple prise en charge psychologique ?

Soyez donc vigilant et prudent avant d'y recourir. N'hésitez pas à en parler avec votre médecin pour bien en mesurer les bénéfices et les limites.



Qu'entend-on par médecines parallèles, douces ou alternatives ?

Les médecines parallèles, encore appelées médecines douces ou alternatives ont été définies par le Conseil de l'Ordre comme des pratiques médicales " non éprouvées ". Cela signifie que les arguments scientifiques avancés par les praticiens de ce type de médecine n'ont pas fait leurs preuves, selon les critères scientifiques exigés pour tout traitement.

Les techniques employées sont multiples. Certaines agissent en complément des traitements usuels, d'autres, considérées comme dangereuses, cherchent à les remplacer.

La plupart ne sont pas spécifiques au cancer et sont destinées à diverses pathologies : les médecines dites corporelles ou de soutien psychologique non classiques, l'homéopathie et l'acupuncture qui, en tant qu'activités médicales, ont une place à part.

D'autres méthodes visent à "guérir" le cancer ou sont proposées comme traitement adjuvant mais il n'existe aucune preuve tangible de leur efficacité et du non-danger pour les patients.

Peut-on recourir sans risque à des médecines parallèles ? Quels en sont les dangers ?
A l'heure actuelle, tout médicament doit, avant d'être proposé aux malades, obtenir "l'Autorisation de Mise sur le Marché" (AMM). Cette autorisation n'est délivrée qu'après un long parcours d'études, d'abord en laboratoire, puis en expérimentation animale avant de passer aux essais cliniques.

Les médecines parallèles considérées comme des médecines "non éprouvées" échappent à ce protocole de sécurité qui répond toujours à deux impératifs :
• Eliminer les méthodes dangereuses pour le patient, c'est-à-dire les méthodes dont les complications mettent sa vie en jeu ou sont d'importance démesurée par rapport au bénéfice attendu.
• Démontrer l'efficacité thérapeutique de façon objective sur un nombre significatif de personnes (les résultats doivent être reproduits par d'autres utilisateurs objectifs). Ces procédures demandent une longue série de tests, expérimentaux et cliniques, jugés par des experts.

Il est donc primordial de demander conseil à votre médecin traitant avant d'avoir recours à des médecines parallèles pour en évaluer les bénéfices, mais aussi les risques. Certaines d'entre elles pourront, parce qu'elles n'ont pas de réel fondement scientifique et qu'elles ne tiennent pas compte de la complexité de votre maladie, avoir des conséquences néfastes sur votre état de santé.
Prenons des exemples : des herbes, à priori inoffensives, peuvent, dans certains cas, provoquer des troubles de la coagulation, avant ou pendant un acte chirurgical.
Le cartilage de requin, souvent proposé, peut perturber les fonctions hépatiques.
Si vous ne l'avez pas tenu informé, votre médecin pourra l'interpréter comme une mauvaise réaction au traitement.
Si les pratiques "à visée psychologique" peuvent vous aider à être plus solides, à mieux vous connaître et, en fait, à mieux vivre votre maladie, il faut veiller, cependant, aux dérives culpabilisantes pour soi ou pour autrui, ainsi qu'aux infiltrations insidieuses de certaines sectes dans ce domaine.
Outre les risques au niveau psychique ou physique que ces traitements présentent, ils laissent le champ libre à des personnes peu scrupuleuses qui seront tentées d'exploiter financièrement votre désarroi et votre détresse. Aux médicaments souvent coûteux, et bien entendu non remboursés par la Sécurité sociale, peuvent s'ajouter la vente de cassettes, l'inscription payante à des séminaires ou à des séances de thérapie inspirées de techniques variées.


Certaines médecines parallèles peuvent-elles remplacer les traitements en cours ?
L'abandon de son traitement est à lui seul un acte grave, susceptible d'aggraver la progression de la maladie.

En aucune façon le malade ne doit privilégier la pratique d'une médecine parallèle.

En effet, même si certaines de ces méthodes peuvent apporter un certain réconfort, elles ne se substituent pas à un traitement spécifique. Certaines médecines alternatives peuvent même être dangereuses. C'est le cas de certains régimes extrêmement carencés ou encore de méthodes dites psychologiques très culpabilisantes.

Vous souhaitez avoir recours à des médecines parallèles. Auprès de qui vous adresser ?
Vous avez entendu parler de médecines parallèles par vos amis ou parents pour qui les résultats ont été bénéfiques. Ce n'est, en aucun cas, une garantie ou une preuve de son efficacité.

Il est donc nécessaire que vous preniez le temps d'en parler avec votre médecin traitant avant d'entreprendre toute démarche, même s'il faut vous attendre à ce que certains médecins soient réticents face à certaines de ces pratiques. Apportez-lui toutes les informations et documents sur celle qui vous intéresse. Il connaît très bien votre dossier médical et saura vous conseiller. En effet, certaines méthodes pourraient être contre indiquées compte tenu des traitements en cours ou de votre état de santé général.

Quels sont les bénéfices mais aussi les limites de l'homéopathie et de l'acupuncture ?
Bien que ne relevant pas de la médecine traditionnelle, l'homéopathie et l'acupuncture méritent une place à part, en tant que pratiques médicales non éprouvées, comme ayant une action directe anticancéreuse. L'une et l'autre sont en effet prescrites et suivies par des médecins. A condition d'être utilisées en complément, ces méthodes ne présentent pas de risques et peuvent parfois apporter un certain confort physique et moral au patient.

L'homéopathie
L'homéopathie est une méthode très répandue. Elle propose des traitements visant à soulager les patients de certains symptômes ou à réduire la toxicité de certains traitements.
Concrètement, cette thérapeutique consiste à administrer au patient, à concentration extrêmement faible, des remèdes capables de produire chez l'homme sain, à doses plus fortes, des symptômes identiques à ceux que l'on combat. Chaque substance "à profil thérapeutique" augmenterait ainsi la résistance du sujet et conduirait à la guérison. Les tests réalisés à ce jour pour montrer l'efficacité des médicaments homéopathiques ne répondent pas aux critères indispensables permettant de prouver une action anticancéreuse.

L'acupuncture
D'origine orientale, l'acupuncture repose sur les principes de la médecine traditionnelle chinoise. Elle a une place encore discutée dans les pays occidentaux. Sa technique repose sur le placement d'aiguilles métalliques en des points précis et réputés efficaces du corps humain. Elle est proposée pour des troubles très divers, notamment dans le traitement de certaines douleurs chroniques, pour contrôler les nausées et vomissements, en tant que soin complémentaire des médicaments classiques. Ses effets ont été insuffisamment évalués et ses indications sont controversées.

Que penser des méthodes ayant recours à des techniques de soutien psychologique non éprouvées ?
Certaines techniques, non spécifiques au cancer, reposent sur l'idée qu'en agissant sur l'âme on influence ainsi le cours de la maladie physique (musicothérapie …). Ces pratiques peuvent vous aider à mieux vivre votre maladie, à condition qu'elles n'amputent en rien les traitements officiels et qu'elles ne soient pas utilisées à des fins purement mercantiles.

Le plus souvent, ces méthodes vous apprennent à mieux maîtriser vos émotions, vos angoisses, vos peurs. Citons quelques-unes des techniques les plus répandues :
• le biofeedback : pour un meilleur contrôle de soi,
• la méditation transcendantale
• la méthode holistique qui associe à la relaxation des conseils nutritionnels et des herbes ou essences florales (infusion de géranium, souci, alchémille …),
• la méthode de Simonton qui vise à donner au malade une idée positive de lui-même.

Ces différentes techniques, faisant souvent appel à une auto-analyse, sont à pratiquer avec précaution car elles peuvent entraîner des effets négatifs, telle qu'une culpabilisation ou une responsabilisation d'autrui.

Quels sont les apports mais aussi les limites des techniques corporelles ?
Toutes aussi diverses, les techniques corporelles, non spécifiques au cancer, peuvent également apporter un réel soulagement. C'est le cas du yoga, des thérapies manuelles (massages…), de certaines techniques de relaxation, comme la sophrologie, qui peuvent se conjuguer avec une aide psychologique traditionnelle. Quant à la chiropraxie, qui consiste en des manipulations corporelles, elle doit uniquement être pratiquée par des médecins.

En règle générale, avant de pratiquer l'une ou l'autre de ces méthodes, il est indispensable de demander conseil à votre médecin traitant. Pour certaines personnes souffrant de lésions osseuses, elles peuvent constituer un réel danger.

La pratique d'un régime alimentaire comporte-t-elle des risques ?
Les régimes alimentaires, souvent contradictoires, n'ont aucune justification scientifique.
Pour la plupart déséquilibrés, ils sont source de carence et de dénutrition.

En voici quelques exemples, qui sont loin d'être limitatifs :
• la cure anti-cancer de Breuss (alimentation exclusive pendant 42 jours avec un mélange de jus de légumes associé à une tisane diurétique),
• le régime macrobiotique Zen de Kushi (essentiellement à base de céréales),
• l'instinctothérapie,
• la cure de jus de raisin,
• le régime lactovégétarien du Dr Moermen,
• le régime sans viande et riche en céréales du Dr Kousmine,
• le régime du Dr Gerson (éviter tout aliment autre que les fruits et légumes additionnés de jus de foie de veau et de vitamines),
• ou bien d'autres encore.

Soupçonné d'une mauvaise hygiène de vie antérieure, le malade invité à se purifier soit par un retour à la nature soit par une sélection restrictive d'aliments, est culpabilisé et se sent contrit. Aucun de ces régimes n'a fait ses preuves dans le traitement du cancer.

Que penser de la phytothérapie, de la vitaminothérapie et de l'oligothérapie ?
La phytothérapie
De nombreux médicaments, dits traditionnels, sont extraits de végétaux, comme la digitaline, et diverses chimiothérapies anti-cancéreuses extraites de la pervenche ou de baies d'if… Systématiquement soumis à des tests de toxicité et d'efficacité, ces médicaments ont obtenu l'autorisation de mise sur le marché (AMM). Tel n'est pas le cas de produits proposés par les médecines " alternatives ", dont la physiothérapie.
Quelques exemples de "médicaments alternatifs" :
• Extrait de gui, tel l'Hexilor, une substance provenant de gui cueilli sur des sapins, pins, pommiers et donnés en injection sous-cutanée ou encore l'Iscador et l'Iscudin.
• Laetrile : extrait de noyau d'abricot qui s'est avéré toxique.
• Combucha : Extrait de champignon par voie orale.
• Aucune efficacité prouvée.

Là encore, les propriétés de ces " médicaments " ne sont pas prouvées, ni même leur absence de toxicité !

L'aromathérapie
Elle combine herbes et plantes : elle est souvent proposée en complément des diverses médecines traditionnelles.

La vitaminothérapie, l'oligothérapie
Diverses méthodes préconisent l'absorption à haute dose de vitamine C ou A ou encore de manganèse ou de sélénium. Aucune étude n'a pu constater jusqu'alors le moindre bénéfice.

Le traitement du Pr. di Bella en Italie, associe béta carotène à deux hormones : mélatonine et sérotonine. Une expérimentation à laquelle participaient des cancérologues internationaux a été effectuée. Elle montre une absence totale d'efficacité et l'apparition de plusieurs effets secondaires beaucoup plus intenses et fréquents que prévus (vomissements, diarrhées, somnolence, douleurs abdominales). Ce traitement est donc à rejeter.

Que penser de l'utilisation de produits biologiques dans le traitement du cancer ?
Voici quelques-unes des méthodes les plus connues mais dont on n'a jamais prouvé le fondement scientifique :
• La méthode du Dr Niehens : elle consiste à injecter des cellules animales embryonnaires fraîches provenant du même organe que celui atteint chez le patient.
• La méthode Carzodelan associe des enzymes (protéase, lipase, amylase) injectés par voie intramusculaire.
• La méthode Wobe-Mugos mélange des enzymes extraits de pancréas de bœuf, de thymus de veau…
• La méthode Faktor AF2 propose une formule à base de rate et de foie embryonnaires d'agneau.

Quelques autres thérapeutiques … sans réel fondement scientifique
Les pratiques à base de produits, tels que le pétrole (méthode Ganner : une cuiller de pétrole le matin à jeun), le furfurol (administration d'une résine synthétique dont le but est de fixer des protéines pour provoquer une hyperacidification des cellules cancéreuses), le germanium, sont nombreuses et extrêmement variées. Ces théories ne sont validées par aucune étude clinique.

Placées dans un contexte apparemment scientifique, d'autres techniques sont séduisantes et pourtant …
• Les pratiques recourant à divers appareils électroniques ou à la magnétothérapie (traitement de la douleur) ne sont soutenues par aucun argument scientifique sérieux.
• Le constat objectif de résultats valables et reproductifs n'a pas d'avantage pu être établi.
• En revanche, des effets nocifs à plus ou moins long terme ne sont pas à exclure.
• La méthode de Beljanski : elle repose sur l'injection de fragments d'ARN (acide ribonucléique) et d'une bactérie (E.coli) destinés à reconstruire l'ADN (acide désoxyribonuléique) de la cellule.
• Aucune étude pharmacologique, toxicologique, ni clinique contrôlée n'a pu prouver l'efficacité de cette méthode.
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