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 Vers de nouveaux vaccins contre le cancer

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Denis
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MessageSujet: Re: Vers de nouveaux vaccins contre le cancer   Mer 26 Mar 2014 - 12:48

Transgene a dévoilé mercredi aux côtés de l'américain SillaJen et du chinois Lee's Pharmaceutical le plan de développement clinique pour le virus oncolytique Pexa-Vec.

Dans un communiqué, les trois partenaires expliquent qu'ils prévoient de lancer une étude globale de phase 3 en première ligne dans le carcinome hépatocellulaire avancé (cancer du foie) ainsi que plusieurs études cliniques additionnelles de phase 1/2 dans différents cancers.

Ces études seront conduites avec Pexa-Vec seul ou en combinaison avec d'autres traitements, dont les inhibiteurs de points de contrôle immunitaire.

Les partenaires disent en outre envisager de réaliser plusieurs études exploratoires utilisant l'administration de Pexa-Vec par infusion intraveineuse dans divers types de tumeurs, dont les cancers du rein, du sein et le sarcome des tissus mous.

Des données complémentaires démontrant l'activité de Pexa-Vec sur différents types de tumeurs devraient être présentées lors de conférences médicales en 2014.

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titlene78



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MessageSujet: vers de nouveaux vaccins contre le cancer   Mer 6 Mar 2013 - 7:04

J'ai bien peur que vous ne le lisiez en double car je l'ai mis en ligne alors que Denis l'avais déjà fait.

"Comme le proverbe le dit abondance de biens ne nuit pas"
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titlene78



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MessageSujet: vers de nouveaux vaccins contre le cancer   Mer 6 Mar 2013 - 7:01

Denis a écrit:
Il y a l'air d'avoir beaucoup d'activités autout des vaccins contre le cancer :

(Jan. 30, 2012) — The vaccines of the future against infections, influenza and cancer can be administered using an electrical pulse and a specially-produced DNA code from the University of Oslo. The DNA code programs the body's own cells to produce a super-fast missile defence against the disease.

(Janv. 30, 2012) - les vaccins du futur contre des infections, la grippe et le cancer peuvent être administrés en utilisant une impulsion électrique et un code ADN spécialement produit par l'université d'Oslo. Le code ADN programme les propres cellules du corps pour produire une défense super rapide missile contre la maladie.

Researchers at the University of Oslo,Norway have developed a new type of DNA vaccine that can be used effectively against viruses and cancer. Studies reveal that the new vaccine triggers a powerful immune response. The vaccine has been tested on mice. Now the researchers hope the vaccine can be tested clinically.

Les chercheurs à l'université d'Oslo, Norvège ont développé un nouveau type de vaccin ADN qui peut être employé efficacement contre les virus et le cancer. Les études indiquent que le nouveau vaccin déclenche une immuno-réaction puissante. Le vaccin a été testé sur des souris. Maintenant les chercheurs espèrent pouvoir le tester cliniquement.

This vaccine has an additional advantage. At the moment, vaccines require the inclusion of immuno-activating substances. These substances are called adjuvants and are generally composed of oil-based mixtures or aluminium salts. Adjuvants initiate local and often painful inflammation at the injection site. This inflammation fools the immune system into reacting to the vaccine.

Ce vaccin a un avantage supplémentaire. Pour le moment, les vaccins exigent l'inclusion de substances immuno-déclencheuses. Ces substances s'appellent les adjuvants et se composent généralement de mélanges à base d'huile ou de sels d'aluminium. Les adjuvants déclenchent des inflammations locales souvent douloureuses à l’endroit de l’injection. Cette inflammation dupe le système immunitaire et le fait réagir au vaccin.

Without additives

The new vaccine from the University of Oslo does not need the addition of adjuvants. Instead, a completely new technology is used that applies an electrical current to the injection site immediately after injection. This electrical pulse results in a molecular reaction.

Sans additifs

Le nouveau vaccin de l'université d'Oslo n'a pas besoin de l'addition d’adjuvants. Au lieu de cela, on emploie une technologie complètement nouvelle qui applique un courant électrique à l'emplacement de l’injection juste après l'injection. Cette impulsion électrique a comme conséquence une réaction moléculaire.


"The advantage of this type of reaction is two-fold. Firstly, one injection is enough and, secondly, the immune system reacts very quickly and effectively," points out Professor Bjarne Bogen at the Centre for Immune Regulation at the University of Oslo. Bogen has developed this new vaccine technology together with Professor Inger Sandlie, post-doctorate Agnete B. Fredriksen and a number of other co-workers.

L'avantage de ce type de réaction est double. Premièrement, une injection est suffisante et, deuxièmement, le système immunitaire réagit très rapidement et efficacement, « précise professeur Bjarne Bogen au centre de réglementation immunitaire de l'université d'Oslo. Bogen a développé cette nouvelle technologie de vaccination avec le professeur Inger Sandlie, post doctorat Agnete B. Fredriksen et un certain nombre d'autres collègues.

The possibilities with this new vaccine from UiO are numerous. This new vaccine technology means it will be possible to produce vaccines quickly enough to protect against new pandemics, influenza epidemics, or hostile biological threats.

Les possibilités avec ce nouveau vaccin d'UiO sont nombreuses. Cette nouvelle technologie de vaccination signifie qu’il sera possible de produire des vaccins assez rapidement pour se protéger contre de nouvelles pandémies, épidémies de grippe, ou menaces biologiques hostiles

It is time-consuming to make traditional vaccines. Today, in order to make influenza vaccines, viruses have to be cultivated in eggs. It can take almost a year before the vaccine is ready to use.

Aucun besoin de cultiver les virus dans des oeufs

cela prend du temps de faire les vaccins traditionnels. Aujourd'hui, afin de faire des vaccins contre la grippe, des virus doivent être cultivés dans des oeufs. Cela peut prendre presque une année avant que le vaccin soit prêt à être utilisé.

"The first problem: the world does not have enough eggs to produce influenza vaccine quickly enough for everybody. The second problem: certain forms of the deadly bird flu kill the eggs. Fatality can be as high as 50%. If a new influenza virus kills the eggs, it will not be possible to make a vaccine," explains Bjarne Bogen to the research-magazine Apollon.

Le premier problème : le monde n'a pas assez d'oeufs pour produire le vaccin de la grippe assez rapidement pour tout le monde. Le deuxième problème : certaines formes de la grippe aviaire tuent les oeufs. La mort peut être aussi haute que 50%. Si un nouveau virus de grippe tue les oeufs, il ne sera pas possible de faire un vaccin, « explique Bjarne Bogen au magazine de recherche Apollon.

His research team is now studying whether it is possible to use this new vaccine technology to develop a rapid and effective vaccine against influenza.

Son équipe de recherche étudie maintenant s'il est possible d'employer cette nouvelle technologie de vaccination pour développer un vaccin rapide et efficace contre la grippe

DNA is the solution

L’ADN est la solution

The new vaccine is composed of DNA strands. To make a new vaccine, constructing just a section of DNA is enough. Bacteria are good DNA factories. By adding a special substance, the bacteria double the number of DNA strands every 20 mins. This means an 8-fold increase in an hour. Over 24 hours, the bacteria will have produced vast quantities of DNA strands. The DNA strands then need to be cleaned free of the bacteria. This copying method is used by everybody working with DNA.

Le nouveau vaccin est composé de brins d'ADN. Pour faire un nouveau vaccin, reconstruire une partie de l'ADN est suffisant. Les bactéries sont des bonnes usines d'ADN. En ajoutant une substance spéciale, les bactéries doublent le nombre de brins d'ADN toutes les 20 minutes. Cela signifie une augmentation de 8 fois en une heure. Sur 24 heures, les bactéries auront produit des quantités considérables de brins Les brins d'ADN devront être débarrassée de cette bactérie. Cette méthode de multiplication est utilisée par tous ceux qui travaillent avec l’ADN.

Programs the cells in the body

Programme les cellules du corps

The researchers have called the active component in this new vaccine technology Vaccibody.

Les chercheurs ont appelé le composant actif dans cette technologie de vaccination Vaccibody.

When DNA is injected together with an electric pulse, DNA is taken up in the skin cells. The cells then read-off the DNA and produce some very special proteins. It is these proteins that are called Vaccibody molecules and to which the immune system reacts so strongly.

Lorsque l'ADN est injecté avec une impulsion électrique, l'ADN est acheminé dans les cellules de la peau. Les cellules enregistrent l'ADN et produisent certaines protéines très spéciales. Ce sont ces protéines, qui sont appelés des molécules Vaccibody et à laquelle le système immunitaire réagit si fortement.

This means: the researchers have found the DNA code that programs skin cells in the body to make Vaccibody molecules.

Cela signifie : les chercheurs ont trouvé le code ADN qui programme les cellules de la peau dans le corps pour faire des molécules Vaccibody.

Made up of three parts

Composé de trois parties

The Vaccibody molecules are composed of three components. Each of them has an important role in the immune system. The first component is the target guidance system which, like a pair of gripping pliers, binds to dendrite cells, a type of immune cell discovered by Ralph Steinman, who last year was awarded the Nobel Prize in Medicine.

Les molécules Vaccibody sont composées de 3 éléments. Chacun d’eux joue un rôle important dans le système immunitaire. Le premier élément est le système de guidage cible qui, comme une paire de pinces de préhension, se lie aux cellules dendritique, un type de cellule immunitaire découverte par Ralph Steinman, qui a reçu le Prix Nobel de Médecine l’an dernier.

The second component of the Vaccibody molecules ensures that two identical chains are held together. Tests reveal that this special architecture is highly important if the vaccine is to work.

Le second élément de la molécule Vaccibody veuille à ce que deux chaines identiques soient maintenues ensembles. Les tests révèlent que cette architecture particulière est extrèmement importante pour que le vaccin fonctionne.

The third component of the Vaccibody molecule is a small piece of a virus, a bacteria or cancer cell. This small piece is called an antigen.

Le troisième élément de la molécule Vaccibody est une petite partie d’un virus, une bactérie ou cellule cancéreuse. Cette petite partie est appelé antigène.

"The Vaccibody molecules are made so that we can insert all types of antigens. The only condition is that the antigen has a protein structure. We have inserted bits from numerous different viruses and bacteria. All have worked. We have also been able to successfully insert an antigen made up of 523 amino acids. This is an enormous molecule."

Les molécules Vaccibody sont faites de telle sorte que nous pouvons insérer tous types d’antigènes. La seule condition est que l’antigène ait une structure protéique. Nous avons inséré des morceaux de nombreux virus différents et bactéries. Ils ont tous fonctionnés. Nous avons également été en mesure d’insérer avec succès un antigène compose de 523 acides aminés. C’est une molécule énorme.

The Vaccibody molecules attach to the dendrite cells and are taken to the lymph nodes which are the headquarters of the immune system. There, the dendrite cells "display" the antigen to the most important cells in the immune system, the B cells and T cells.

Les molécules Vaccibody se fixent sur les cellules dendritiques et sont amenés aux ganglions lymphatiques qui sont le siège du système immunitaire. Là, les cellules dendritiques « distribuent » l’antigène aux cellules les plus importantes du système immunitaire, les lymphocytes B et lymphocytes T.

Not only does this result in large-scale production of B cells, but the immune system is also stimulated to produce aggressive T cells.

Non seulement il en résulte une production à grande échelle de cellules B, mais le système immunitaire est également stimulé pour produire des cellules T agressives

"Both of these parts of the immune defence are as a rule important in our protection against viruses and bacteria, and for eliminating cancer cells. This means that Vaccibody offers double protection."

Les deux parties de cette défense immunitaires sont de manière générale importantes à notre protection contre les virus et bactéries, et pour l’élimination des cellules cancéreuses. Cela signifie que le Vaccibody offre une double protection.

Target guiding gripping pliers

Pinces de préhension de guidage cibles

In some types of Vaccibody molecules, the gripping pliers that attach to the dendrite cells are a chemokine. Chemokines are small hormone-like substances that guide the passage of cells through the body.

Dans certains types de molécules Vaccibody, les pinces de préhension qui s’attachent aux cellules dendritique sont des chemokines. Les chemokines sont de petites substances semblables aux hormones qui guident le passage des cellules à travers le corps.

"We have achieved very good results from our studies with Vaccibody molecules guided using chemokines. The chemokines can be thought of as lighthouses along the coast. They enable the immune cells to navigate correctly and have a special effect on the production of T cells, an attribute that is very important in fighting viruses and cancer," underscores Bogen.

Nous avons eu de très bons résultats issus de nos études avec les molécules de Vaccibody guidées à l'aide de chimiokines. Les chimiokines peuvent être considérées comme des phares le long de la côte. Elles permettent aux cellules immunitaires de naviguer correctement et avoir un effet particulier sur la production de lymphocytes T, un attribut qui est très important dans la lutte contre les virus et le cancer, » souligne Bogen

Successful test

Test réussi.

The Vaccibody vaccine has so far been tested on mice with cancer and influenza. Eighty percent of the vaccinated mice became resistant to cancer. 100% of those vaccinated were protected against flu. The protection was effective very quickly. Bjarne Bogen hopes that a number of major companies can test the vaccine clinically on people.

Le vaccin a été testé sur les souris pour le cancer et la grippe. 80% des souris vaccinées sont devenues résistantes au cancer. 100 % furent protégées contre la grippe. La protection a été efficace très rapidement. On espère tester le vaccin sur des personnes en milieu hospitalier.

Post-doctorate Ranveig Braathen is now developing the second generation Vaccibody where, with the help of molecular cloning, she is testing new variants of the gripping pliers to optimise its efficiency.

Post-doctorat Ranveig Braathen met actuellement au point la deuxième génération de Vaccibody où, à l'aide de clonage moléculaire, elle teste de nouvelles variantes de la pince de préhension pour optimiser son efficacité.

Post-doctorate Even Fossum is looking at how Vaccibody can be used to improve the vaccine against tuberculosis. In spite of today's vaccine against tuberculosis, 1.5 million people die every year of this disease. The new vaccine will ensure a much improved immune response against this feared disease.

Post-doctorat Even Fossum étudie comment Vaccibody peut être utilisé pour améliorer le vaccin contre la tuberculose. Malgré le vaccin actuel contre la tuberculose, 1,5 millions de personnes meurent chaque année de cette maladie. Le nouveau vaccin assurera une bien meilleure réponse immunitaire contre cette maladie redoutée.

Post-doctorate Inger Øynebråten is applying Vaccibody technology in the hope of making a vaccine against HIV. PhD students Gunnveig Grødeland, Marta Baranowska and Ane Marie Andersson are using Vaccibody to develop new vaccines against influenza.

Post-doctorat Inger Øynebråten applique la technologie Vaccibody dans l'espoir de faire un vaccin contre le VIH. Doctorants, Gunnveig Grødeland, Marta Baranowska et Ane Marie Andersson utilisent Vaccibody pour développer de nouveaux vaccins contre la grippe.

Post-doctorate Agnete Brunsvik and PhD student Heidi Spång are using the technology to develop a cancer vaccine for patients with bone marrow cancer and melanoma.

Post-doctorat Agnete Brunsvik et doctorant Heidi Spång utilisent la technologie pour développer un vaccin contre le cancer pour les patients atteints de cancer de la moelle osseuse et le mélanome.





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Denis
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MessageSujet: Re: Vers de nouveaux vaccins contre le cancer   Mer 27 Fév 2013 - 14:07

Feb. 27, 2013 — Preclinical, laboratory studies suggest a novel immunotherapy could potentially work like a vaccine against metastatic cancers, according to scientists at Virginia Commonwealth University Massey Cancer Center. Results from a recent study show the therapy could treat metastatic cancers and be used in combination with current cancer therapies while helping to prevent the development of new metastatic tumors and train specialized immune system cells to guard against cancer relapse.


les études en laboratoire suggèrent qu'une nouvelle immunothérapie pourrait fonctionner comme un vaccin contre les cancers métastatiques, selon des scientifiques. Les résultats d'une étude récente montrent que cette thérapie pourrait traiter les cancers métastatiques et être utilisée en combinaison avec des thérapies actuelles sur le cancer tout en aidant à prévenir le développement de nouvelles tumeurs métastatiques et à former des cellules spécialisées du système immunitaire pour se prémunir contre une rechute du cancer.

Recently published in the journal Cancer Research, the study detailed the effects of a molecule engineered by lead author Xiang-Yang Wang, Ph.D., on animal and cell models of melanoma, prostate and colon tumors. The molecule called Flagrp-170 consists of two distinct proteins, glucose-regulated protein 170 (Grp170), known as a "molecular chaperone," and a "danger signal" derived from flagellin, a protein commonly found in bacteria. The researchers used modified viruses, or adenoviruses, that can no longer replicate to transport Flagrp-170 directly to the tumor site to achieve localized vaccination. The novel therapy caused a profound immune response that significantly prolonged survival in animal models.

Publiée récemment dans la revue Cancer Research, l'étude détaille les effets d'une molécule conçue par l'auteur principal, Xiang Yang Wang, Ph.D., sur des modèles animaux et cellulaires de tumeurs de mélanome , de la et du . La molécule appelée Flagrp-170 est constituée de deux protéines distinctes, une protéine régulée par le glucose 170 (Grp170), connu sous l'appellation de "chaperon moléculaire", et une de "signal de danger" dérivée de la flagelline, une protéine communément trouvée dans des bactéries. Les chercheurs ont utilisé des virus modifiés, ou les adénovirus, qui ne peuvent plus se répliquer pour transporter Flagrp-170 directement au site de la tumeur pour faire de la vaccination localisée. Le nouveau traitement a entraîné une réponse immunitaire profonde que la survie significativement prolongée dans des modèles animaux.

"Successfully promoting antitumor immunity will help eradicate tumor cells, control cancer progression and help prevent tumor relapse," says Wang, Harrison Scholar, member of the Cancer Molecular Genetics research program at VCU Massey Cancer Center and associate professor of Human and Molecular Genetics at VCU School of Medicine. "This immunotherapy has the potential to be used alone or in combination with conventional cancer treatments to develop and establish immune protection against cancer and its metastases."

"Réussir la promotion de l'immunité antitumorale aidera à éradiquer les cellules tumorales, la progression de lutte contre le cancer et aidera à prévenir la rechute tumorale», dit Wang, Harrison "Cette immunothérapie a le potentiel pour être utilisé seule ou en combinaison avec des traitements conventionnels du cancer et pour développer et de mettre en place une protection immunitaire contre le cancer et ses métastases."

Grp170 is currently being explored for its potential as a "cancer vaccine" because it has been shown to help the immune system recognize cancer antigens. Antigens are molecules from foreign objects such as bacteria, viruses or cancer that, when detected, provoke an immune response aimed at attacking them. However, because cancer cells can alter the microenvironment surrounding a tumor, they are able to suppress immune responses and continue replicating without being attacked by the body's natural defenses.

Grp170 est actuellement à l'étude pour son potentiel comme un «vaccin contre le cancer", car il a été identifié pour aider le système immunitaire à reconnaître les antigènes cancéreux. Les antigènes sont des molécules à partir d'objets étrangers tels que des bactéries, des virus ou des cancers qui, lorsqu'ils sont détectés, provoquent une réponse immunitaire visant à les attaquer. Cependant, parce que les cellules cancéreuses peuvent modifier le microenvironnement entourant une tumeur, ils sont capables de supprimer les réponses immunitaires et de continuer la réplication sans être attaqué par les défenses naturelles de l'organisme.

The chimeric chaperone Flagrp-170, created by strategically fusing a fragment of flagellin to Grp170, not only enhances antigen presentation, it also stimulates additional immune signals essential for functional activation of specialized immune cells, including dendritic cells, CD8+ T lymphocytes and natural killer (NK) cells. Dendritic cells act as messengers between the innate and adaptive immune systems. Once activated in response to a stimulus such as Flagrp-170, dendritic cells migrate to lymph nodes where they interact with other immune cells such as T lymphocytes to shape the body's immune response. CD8+ T lymphocytes and NK cells are known to respond to tumor formation and kill cancer cells by triggering apoptosis, a form of cell suicide.

"Overcoming cancer's ability to suppress the body's natural immune responses and restore or develop immunity for tumor eradication is the goal of cancer immunotherapy," says Wang. "More experiments are needed, but we are hoping Flagrp-170 may one day be used in formulating more effective therapeutic cancer vaccines."

Moving forward, Wang and his team are working to better understand the molecular mechanisms responsible for Flagrp-170's therapeutic effects. Additional studies are underway to more efficiently target and deliver Flagrp-170 to tumor sites in order to provoke a more robust and durable immune response.

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MessageSujet: Re: Vers de nouveaux vaccins contre le cancer   Lun 18 Fév 2013 - 17:05

En complément avec les progrès de la chimiothérapie, les vaccins thérapeutiques contre le cancer représentent une nouvelle voie thérapeutique très prometteuse. Ils ont pour objectif de stimuler certaines cellules du système immunitaire, dont les lymphocytes T-CD8, afin de faire régresser la tumeur. Ces types de vaccins suscitent beaucoup d’espoir mais certains ne confirment pas leurs bons résultats en essais cliniques alors qu’ils sont efficaces sur les modèles animaux.

Pour essayer de comprendre les raisons de ces déconvenues, l'équipe d' Eric Tartour (Inserm et Université Descartes) a testé chez la souris l’efficacité de deux voies d’administration différentes : la voie intra-musculaire d’une part, et la voie intranasale d’autre part.

Ces essais, qui ont été menés sur un vaccin expérimental contre les cancers muqueux oropharyngés, ont pu montrer que seule une vaccination par voie muqueuse fait régresser une tumeur localisée dans le poumon ou dans la sphère oto-rhino-laryngologique (ORL). Si l'on injecte le même vaccin par voie intramusculaire ou sous cutanée, il est sans effet.

"Nos résultats pourraient expliquer l'échec de vaccins anti-tumoraux visant à traiter les tumeurs muqueuses chez l'homme, et conduire à une modification des vaccins anti-cancer ciblant les tumeurs muqueuses", explique Eric Tartour, professeur à l’université Paris Descartes.

Ces travaux ont montré que la vaccination par voie muqueuse induit l’expression d’une protéine particulière (l’intégrine muqueuse CD49a) qui permet aux lymphocytes T-CD8 de bien migrer dans la tumeur pour y détruire les cellules cancéreuses.

A contrario, le blocage de cette molécule va empêcher les lymphocytes T d'arriver dans la tumeur muqueuse. L’intégrine CD49a semble donc indispensable au bon "guidage" des lymphocytes anti-tumoraux vers les cancers du et ORL de type muqueux.

Les chercheurs ont confirmé ce mécanisme en constatant, après analyses des échantillons issus de patients atteints de cancer du poumon, une forte concentration de l’intégrine muqueuse CD49a sur les lymphocytes T-CD8.

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MessageSujet: Re: Vers de nouveaux vaccins contre le cancer   Ven 15 Fév 2013 - 9:36

Un virus génétiquement modifié pour cibler les cellules tumorales vient de montrer qu’il augmentait significativement l’espérance de vie de patients en phase terminale du cancer du . Nommé Pexa-Vec et testé également pour d’autres cancers, il semblerait là encore plutôt efficace. Si tout se passe bien, il pourrait être proposé d’ici 5 ans.

(...)


Son nom : JX-594, plus connu sous son nom commercial de virus Pexa-Vec et créé par la firme de biothérapie californienne Jennerex. Il s’agit du virus de la vaccine, une maladie principalement bovine et équine souvent très peu symptomatique chez l’Homme. Au vu de sa proximité avec le virus de la variole, il a longtemps servi de vaccin contre la maladie humaine aujourd’hui éradiquée

(...)


À l’heure actuelle, d’autres essais cliniques à base de Pexa-Vec ont été lancés et plus de 200 volontaires ont reçu les injections, pour d’autres cancers affectant des organes tels que le , le , le mélanome ou le . Les premières impressions semblent là encore plutôt bonnes même si l’efficacité ne semble pas avérée chez tous les patients. Si les scientifiques savent expliquer pourquoi leur thérapie fonctionne, ils avouent ne pas comprendre ses échecs.

Pexa-Vec poursuit donc les phases d’essais cliniques. Si tout se déroule comme prévu et que ces résultats préliminaires sont confortés par les phases suivantes, l’entreprise espère pouvoir le commercialiser d’ici 5 ans. Ce pourrait être alors un traitement prometteur.

ici

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MessageSujet: Re: Vers de nouveaux vaccins contre le cancer   Mer 17 Oct 2012 - 9:06



Un vaccin candidat contre le virus du papillome humain (VPH) a permis de combattre le cancer du col de l'utérus chez un petit groupe de femmes, révèle une nouvelle étude.

Les premiers résultats d'un essai clinique réalisé par des chercheurs de la firme de recherche pharmaceutique Inovio, à Blue Bell en Pennsylvanie, démontre que ce vaccin, le VGX-3100 lutte contre un cancer du col existant et les lésions précancéreuses. Le vaccin agit spécifiquement contre les cancers causés par les souches 16 et 18 du VPH. Contrairement aux vaccins déjà existants, celui-ci aurait donc une action thérapeutique.

Dans un essai clinique, 18 femmes auparavant traitées pour une néoplasie du col de l'utérus, un précurseur du cancer, ont reçu le VGX-3100 par électroporation, c'est-à-dire par une petite décharge électrique accompagnant l'injection.

Le chercheur Mark Bagarazzi et ses collègues ont constaté que l'administration du vaccin de cette façon génère une solide réponse immunitaire chez les personnes déjà infectées par le VPH et que la vaccination génère des cellules immunitaires détruisant le cancer.

Ces premiers résultats laissent espérer que le VGX-3100 pourrait provoquer une régression du cancer chez les personnes infectées par le VPH.

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MessageSujet: Re: Vers de nouveaux vaccins contre le cancer   Lun 30 Jan 2012 - 14:51

Il y a l'air d'avoir beaucoup d'activités autout des vaccins contre le cancer :

(Jan. 30, 2012) — The vaccines of the future against infections, influenza and cancer can be administered using an electrical pulse and a specially-produced DNA code from the University of Oslo. The DNA code programs the body's own cells to produce a super-fast missile defence against the disease.

Les vaccins du futur contre les infections, l'influenza et le cancer pourront être administrés en utilisant une impulsion électrique et un code adn spécialement produit par l'université d'Oslo. Les programmes de code programme les propres cellules du corps pour produire un défense super-rapide contre la maladie.

Researchers at the University of Oslo,Norway have developed a new type of DNA vaccine that can be used effectively against viruses and cancer. Studies reveal that the new vaccine triggers a powerful immune response. The vaccine has been tested on mice. Now the researchers hope the vaccine can be tested clinically.

Les chercheurs à l'université d'Oslo, ont développé un nouveau type de vaccin adn qui peut être utilisé contre les virus et le cancer. Les études révèlent que le nouveau vaccin initie une réponse immunitaire puissante. Le vaccin a été teté sur des souris. Maintenant les chercheurs espèrent que le vaccin eput être testé cliniquement.

This vaccine has an additional advantage. At the moment, vaccines require the inclusion of immuno-activating substances. These substances are called adjuvants and are generally composed of oil-based mixtures or aluminium salts. Adjuvants initiate local and often painful inflammation at the injection site. This inflammation fools the immune system into reacting to the vaccine.

Ce vaccin a un avantage additionnel. En ce moment, les vaccins requièrent l'inclusion de substances activant l'immunitaire. Ces substances sont appelées adjuvants et sont généralement composés de mixtures à base d'huile et de sels d'aluminium. Les adjuvants initient souvent des inflammation douloureuses au site d'injonction. Cette inflammation trompe le système immunitaire pour la réaction au vaccin.


Without additives

The new vaccine from the University of Oslo does not need the addition of adjuvants. Instead, a completely new technology is used that applies an electrical current to the injection site immediately after injection. This electrical pulse results in a molecular reaction.

Ce nouveau vaccin de l'université d'Oslo n'a pas besoin d'addition d'adjuvant. À la place, une toute nouvelle technologie est utilisée : l'application d'un courant électrique au site de l'injection immédiatment après l'injection. Cette impulsion électrique résulte en une réaction moléculaire.

"The advantage of this type of reaction is two-fold. Firstly, one injection is enough and, secondly, the immune system reacts very quickly and effectively," points out Professor Bjarne Bogen at the Centre for Immune Regulation at the University of Oslo. Bogen has developed this new vaccine technology together with Professor Inger Sandlie, post-doctorate Agnete B. Fredriksen and a number of other co-workers.

L'avantage est à deux niveaux, d'abord ça prend seulement une injection et deuxièment le système immunitaire réagit très rapidement et efficacement.

The possibilities with this new vaccine from UiO are numerous. This new vaccine technology means it will be possible to produce vaccines quickly enough to protect against new pandemics, influenza epidemics, or hostile biological threats.

Les possibilités avec ce nouveau vaccin sont nombreuses. Ce nouveau vaccin ça veut dire qu'il sera possible de produire des vaccins assez rapidement pour contrer des pandémies.

No need to cultivate viruses in eggs

It is time-consuming to make traditional vaccines. Today, in order to make influenza vaccines, viruses have to be cultivated in eggs. It can take almost a year before the vaccine is ready to use.

"The first problem: the world does not have enough eggs to produce influenza vaccine quickly enough for everybody. The second problem: certain forms of the deadly bird flu kill the eggs. Fatality can be as high as 50%. If a new influenza virus kills the eggs, it will not be possible to make a vaccine," explains Bjarne Bogen to the research-magazine Apollon.

His research team is now studying whether it is possible to use this new vaccine technology to develop a rapid and effective vaccine against influenza.

DNA is the solution

The new vaccine is composed of DNA strands. To make a new vaccine, constructing just a section of DNA is enough. Bacteria are good DNA factories. By adding a special substance, the bacteria double the number of DNA strands every 20 mins. This means an 8-fold increase in an hour. Over 24 hours, the bacteria will have produced vast quantities of DNA strands. The DNA strands then need to be cleaned free of the bacteria. This copying method is used by everybody working with DNA.

Programs the cells in the body

The researchers have called the active component in this new vaccine technology Vaccibody.

When DNA is injected together with an electric pulse, DNA is taken up in the skin cells. The cells then read-off the DNA and produce some very special proteins. It is these proteins that are called Vaccibody molecules and to which the immune system reacts so strongly.

This means: the researchers have found the DNA code that programs skin cells in the body to make Vaccibody molecules.

Made up of three parts

The Vaccibody molecules are composed of three components. Each of them has an important role in the immune system. The first component is the target guidance system which, like a pair of gripping pliers, binds to dendrite cells, a type of immune cell discovered by Ralph Steinman, who last year was awarded the Nobel Prize in Medicine.

The second component of the Vaccibody molecules ensures that two identical chains are held together. Tests reveal that this special architecture is highly important if the vaccine is to work.

The third component of the Vaccibody molecule is a small piece of a virus, a bacteria or cancer cell. This small piece is called an antigen.

"The Vaccibody molecules are made so that we can insert all types of antigens. The only condition is that the antigen has a protein structure. We have inserted bits from numerous different viruses and bacteria. All have worked. We have also been able to successfully insert an antigen made up of 523 amino acids. This is an enormous molecule."

The Vaccibody molecules attach to the dendrite cells and are taken to the lymph nodes which are the headquarters of the immune system. There, the dendrite cells "display" the antigen to the most important cells in the immune system, the B cells and T cells.

Not only does this result in large-scale production of B cells, but the immune system is also stimulated to produce aggressive T cells.

"Both of these parts of the immune defence are as a rule important in our protection against viruses and bacteria, and for eliminating cancer cells. This means that Vaccibody offers double protection."

Target guiding gripping pliers

In some types of Vaccibody molecules, the gripping pliers that attach to the dendrite cells are a chemokine. Chemokines are small hormone-like substances that guide the passage of cells through the body.

"We have achieved very good results from our studies with Vaccibody molecules guided using chemokines. The chemokines can be thought of as lighthouses along the coast. They enable the immune cells to navigate correctly and have a special effect on the production of T cells, an attribute that is very important in fighting viruses and cancer," underscores Bogen.

Successful test

The Vaccibody vaccine has so far been tested on mice with cancer and influenza. Eighty percent of the vaccinated mice became resistant to cancer. 100% of those vaccinated were protected against flu. The protection was effective very quickly. Bjarne Bogen hopes that a number of major companies can test the vaccine clinically on people.

Le vaccin a été testé sur le souris avec le cancer et l'influenza. 80% des souris vaccinées furent protégées contre le rhume. La protection a été efficace très rapidement. On espère testé le vaccin sur des gens.

Post-doctorate Ranveig Braathen is now developing the second generation Vaccibody where, with the help of molecular cloning, she is testing new variants of the gripping pliers to optimise its efficiency.

Post-doctorate Even Fossum is looking at how Vaccibody can be used to improve the vaccine against tuberculosis. In spite of today's vaccine against tuberculosis, 1.5 million people die every year of this disease. The new vaccine will ensure a much improved immune response against this feared disease.

Post-doctorate Inger Øynebråten is applying Vaccibody technology in the hope of making a vaccine against HIV. PhD students Gunnveig Grødeland, Marta Baranowska and Ane Marie Andersson are using Vaccibody to develop new vaccines against influenza.

Post-doctorate Agnete Brunsvik and PhD student Heidi Spång are using the technology to develop a cancer vaccine for patients with bone marrow cancer and melanoma.


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MessageSujet: Re: Vers de nouveaux vaccins contre le cancer   Mar 10 Jan 2012 - 12:40

Un groupe de scientifiques dirigé par le professeur Chen Xiaoping [1] de l' Institut de biomédecine de Guangzhou (GIBH) de l'Académie chinoise des sciences en collaboration avec le professeur Zhong Nanshan [2] de l'Institut des maladies respiratoires de l'université Médicale de Guangzhou, a récemment découvert que l'infection parasitaire du paludisme inhibait significativement la croissance du cancer du et de ses métastases chez la souris et, prolongeait la survie des souris porteuses de tumeurs. Les chercheurs ont démontré que l'infection produisait des effets anti-tumoraux en induisant à la fois une réponse immunitaire anti-tumorale innée, incluant la sécrétion d'IFN-g et TNF-a et l'activation des cellules NK, ainsi que l'augmentation de l'activité des cellule spécifique T et cytolytiques TCD8 +. Les souris infectées par le parasite ont développé une réponse immunitaire anti-tumorale durable et efficace.

En conséquence, les chercheurs ont trouvé que le paludisme pouvait améliorer la réponse immunitaire des vaccins à ADN du cancer du poumon. Ils suggèrent que l'infection parasitaire du paludisme pourrait devenir une immunothérapie pour le cancer du poumon et que le parasite du paludisme pourrait servir de vecteur pour de futurs développements de traitements pour le cancer du poumon. Les résultats mentionnés ci-dessus ont été récemment publiés dans la revue science, la revue PLoS ONE.

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MessageSujet: Vers de nouveaux vaccins contre le cancer   Mar 2 Mai 2006 - 22:01

Les archéosomes : des microorganismes « extrêmes » pavent la voie à de nouveaux vaccins contre le cancer et les agents pathogènes intracellulaires

Des chercheurs du CNRC ont découvert que les microbes les plus résistants au monde font aussi les meilleurs vaccins. Les Archea colonisent les milieux les plus inhospitaliers de la planète. Une membrane spéciale leur permet de survivre dans l'eau bouillante, un froid polaire et les résidus acides, alcalins ou salins.

Converties en vaccin, les molécules de graisse issues de ces microorganismes engendrent les plus puissantes réactions immunitaires. Ces matières grasses ou lipides incitent notre système immunitaire à éponger littéralement les virus comme le VIH, les bactéries à l'origine de la tuberculose, voire les cellules cancéreuses.

Cette technologie a récemment été cédée sous licence à Nicholas Piramal India Limited, une des plus grandes entreprises du secteur de la santé en Inde. Elle pourrait donner un regain d'énergie à l'industrie des vaccins dont le chiffre d'affaires devrait passer de 4 à 20 milliards de dollars au cours des dix prochaines années.

« Le nouvel adjuvant aboutira à la fabrication de vaccins protecteurs contre les maladies récalcitrantes telle la tuberculose, pour laquelle on ne possède toujours pas de vaccin efficace et qui cause des millions de décès chaque année », explique son inventeur, Dennis Sprott, chef du groupe de l'immunomodulation à l'Institut des sciences biologiques du CNRC (ISB-CNRC).

Archea, un provocateur

On dit des Archea qu'ils aiment les « conditions extrêmes » parce qu'ils peuplent des milieux particulièrement hostiles (volcans, cheminées sous-marines, étendues alcalines et glaciers). Une membrane extra résistante, d'une stabilité à toute épreuve, aide le microorganisme à prospérer. Elle se compose de lipides qui résistent biochimiquement à la désagrégation par l'oxydation, la chaleur, le froid, les acides et les bases ou le sel.

Quand on retire les protéines de la membrane cellulaire d'un microorganisme, les lipides restants forment une bulle appelée liposome. En glissant un composé chimique ou une protéine à l'intérieur, on l'empêche d'être digéré lors de la traversée du système digestif, en route vers la circulation sanguine. M. Sprott et son collègue Girish Patel, chef du groupe des infections et de l'immunité, se sont dit que les liposomes de la membrane des Archea (ou archéosomes, ainsi que les a baptisés M. Sprott) auraient des propriétés intéressantes.

« Nous poursuivions déjà des recherches sur la structure de ces étranges lipides, explique M. Sprott. Nous avons donc décidé de voir si on pourrait s'en servir pour administrer un médicament. »

Outre leur résistance, les archéosomes s'avèrent d'excellents adjuvants. Un adjuvant est un composé ajouté au vaccin pour stimuler la réaction immunitaire de l'organisme. Les archéosomes provoquent des réactions immunes diverses, y compris la létale production de « lymphocytes T cytotoxiques ». Or, aucun des deux adjuvants approuvés par la FDA et employés dans les vaccins actuels n'engendre une telle réaction, qui est pourtant le moyen le plus efficace de l'organisme pour se débarrasser des agents pathogènes qui parasitent ses cellules.

« Impossible de tuer d'autres cellules sans réaction cytotoxique. C'est cette réaction dont on a besoin pour combattre le cancer, les virus comme le VIH et les bactéries responsables de la tuberculose, affirme le chercheur. La seule raison pour laquelle les gens ne meurent pas très jeunes du cancer est la réaction cytotoxique. Les lymphocytes T pourchassent les cellules malignes pour les détruire. »

Assez solide pour percer le marché

L'accord de licence conclu avec Nicholas Piramal India Limited marquait le point culminant d'une longue et fructueuse collaboration entre MM. Sprott et Patel.

« Nous avons recouru à maintes spécialités pour amener cette technologie à son stade actuel », déclare M. Patel. Il en attribue la réalisation aux installations spécialisées du laboratoire et aux nombreux experts en biochimie, microbiologie, immunologie, toxicologie et développement commercial de l'Institut des sciences biologiques du CNRC (ISB-CNRC).

« Nous avons dû surmonter des obstacles scientifiques et commerciaux, reprend-il. Au début du projet, personne ne savait si on pourrait fabriquer des vésicules avec ces lipides. » Le fait que le meilleur adjuvant venait de l'espèce d'Archea la plus anaérobie (sensible à l'oxygène) n'a pas facilité les choses. Cultiver assez de ces microorganismes exotiques pour en récolter la membrane a exigé des méthodes et de l'équipement spéciaux.

« Une autre difficulté concernait l'élaboration du portefeuille de propriété intellectuelle, poursuit M. Patel. Je suis allé défendre cette technologie six fois au bureau des brevets américain. »

À mesure que le projet avançait, l'équipe a fait appel à d'autres spécialistes. Une fois la réaction immunitaire décodée et les essais toxicologiques devant établir l'innocuité du vaccin effectués, l'ultime obstacle était de convaincre une entreprise de se lancer dans l'aventure.

« Le principal pour l'entreprise était de savoir si nous pouvions passer à l'échelle industrielle. Nous avions la preuve théorique de l'efficacité du vaccin contre le cancer et les maladies infectieuses, nous savions son innocuité n'était pas en question et nous avions bâti un portefeuille solide pour la propriété intellectuelle », continue M. Patel.

Il souligne aussi l'impact de la culture d'innovation du CNRC. « Nous sommes au courant des intérêts commerciaux et savons ce que nous pouvons offrir aux entreprises. Nous les aidons à atteindre leurs objectifs par notre concentration et notre savoir-faire. Bref, nous atténuons les risques de l'entreprise. »

Les vaccins : au-delà de la prévention

La recherche coopérative sur les archéosomes et leur incidence sur l'immunité se poursuit entre l'ISB-CNRC et Nicholas Piramal. Selon M. Sprott, les chercheurs mettent au point des vaccins pour soigner des maladies que n'arrivent pas à vaincre les substances pharmaceutiques.

« De nouvelles maladies voient le jour et la résistance aux antibiotiques devient problématique. On tente donc de créer des vaccins pour contourner cette difficulté. »

À l'avenir, une piqûre au bras pourrait suffire à nous mettre à l'abri des agents pathogènes invisibles ou d'un dérèglement de nos cellules. Scott Ferguson, agent des relations commerciales à l'ISB-CNRC, caresse de grands espoirs pour les archéosomes avec la progression des essais cliniques.

« La technologie des archéosomes du CNRC révolutionnera l'industrie en permettant l'acheminement du vaccin à bon port et en accentuant la réaction immunitaire grâce aux propriétés de l'adjuvant. »
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MessageSujet: Re: Vers de nouveaux vaccins contre le cancer   Jeu 27 Avr 2006 - 13:56

L'université d'Arkansas a obtenu 2,9 millions pour une recherche sur un vaccin ciblant les carbohydrate pour pour prévenir le cancer du récurrent.

Un carbohydrate important présent dans le cancer du sein est l'antigène Lewis Y ou Le Y. Le vaccin fournira des anticorps pour contrer Le LeY qui ont été démontré efficace pour tuer les cellules cancéreuses du sein.
source en anglais


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MessageSujet: Re: Vers de nouveaux vaccins contre le cancer   Jeu 3 Mar 2005 - 7:56

@#@ Je suis allé voir, pas de date. Comme on parle d'un délai de 2 ou 3 ans pour les phases d'études cliniques, j'aurais aimé savoir où cela en est. Tant pis, on va aller butiner sur le web !##! pour savoir.

Si quelqu'un nous lit par zazart en passant et a une réponse, viendez nous le dire. Merci, vous aurez un bec en échange
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MessageSujet: Re: Vers de nouveaux vaccins contre le cancer   Mer 2 Mar 2005 - 20:04

Je ne trouve pas la date auquelle l'article a été écrit. Cela faisait d'un article plus grand que tu retrouvera à cet endroit :

source

La chercheuse dont il est question a fondé une compagnie en 1995 au Québec.

Denis
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MessageSujet: Re: Vers de nouveaux vaccins contre le cancer   Mer 2 Mar 2005 - 18:57

De quand date cet article Régis ?
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MessageSujet: Vers de nouveaux vaccins contre le cancer   Mer 2 Mar 2005 - 11:08

Citation :
Pouvez-vous nous en dire plus sur le vaccin contre le cancer du sein auquel vous travaillez? À qui s'adressera-t-il?

Ce vaccin thérapeutique pourrait être administré à des femmes qui ont développé les toutes premières formes du cancer, ou celles qui sont à très haut risque. Il s'agit d'un anticorps monoclonal que j'ai développé durant mes années de recherches à l'Université du Québec, dont dépend l'Institut Armand-Frappier. J'en ai acquis le brevet pour la compagnie que j'ai créée, Biophage.

C'est un anticorps très prometteur parce qu'il bloque le développement des métastases. Et l'on sait que ce sont les métastases qui tuent et non pas le cancer du sein lui-même. Nous pensons pouvoir commencer la phase d'études cliniques d'ici deux ou trois ans.

D'autres recherches du même type sont-elles menées ailleurs?

Oui. Dans le monde, plusieurs scientifiques se penchent actuellement sur le développement d'un vaccin contre le cancer du sein. Mais nous ne travaillons pas sur les mêmes anticorps. Ce qui est intéressant, c'est que chaque anticorps est unique et provoquera des réponses différentes.

Le Québec est-il à la pointe de la recherche dans le domaine du cancer du sein?

Oui. Par exemple, c'est ici, au milieu des années 90, que l'équipe du Dr Jacques Simard, de l'Université Laval, à Québec, a participé à la découverte des principaux gènes de susceptibilité (BRCA1 et BRCA2). On retrouve ces gènes dans 5 à 10 % de tous les cas de cancer du sein. Plusieurs équipes travaillent à la découverte d'autres gènes qui pourraient jouer un rôle dans le déclenchement de cette maladie.


Pris sur canoe


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Vers de nouveaux vaccins contre le cancer
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