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 metformine

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Denis
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MessageSujet: Re: metformine   Dim 5 Juin 2016 - 9:17

Researchers at the University of Cincinnati (UC) College of Medicine have found that adding increasing doses of an approved Type 2 diabetes drug, metformin, to a chemotherapy and radiation treatment regimen in head and neck cancer patients is not well tolerated if escalated too quickly, but allowing slower escalation could be beneficial.

These findings are being presented via poster June 4 at the 2016 American Society of Clinical Oncology (ASCO) Annual Meeting: Collective Wisdom, being held June 3-7 in Chicago.

Trisha Wise-Draper, MD, PhD, assistant professor in the Division of Hematology Oncology at the UC College of Medicine, a member of both the Cincinnati Cancer Center and UC Cancer Institute and principal investigator on this study, says retrospective studies have shown improved outcomes in tumors treated with chemotherapy and radiation if they were also on metformin for diabetes.

"In head and neck squamous cell carcinoma, which develops in the mucous membranes of the mouth, nose and throat, diabetic patients taking a medication called metformin had better overall survival compared to those not on metformin when also treated with chemotherapy and radiation," she says. "Additionally, pancreatic cancer patients treated with chemotherapy and metformin required higher doses of metformin--1,000 milligrams twice a day--to experience positive results.

"In basic science studies, metformin has been shown to stop mTOR, a molecular pathway present and active in this type of head and neck cancer, and pretreatment with metformin resulted in a decrease in the occurrence of oral cavity tumors in animal models. In this study, we wanted to see if the combination of escalating doses of metformin with the chemotherapy agent cisplatin and radiation for head and neck cancer tumors in non-diabetic patients would be effective."

Wise-Draper says that metformin, which is an approved Type 2 diabetes medication, was provided by their investigational pharmacy. Metformin was administered orally in escalating doses for 7 to 14 days prior to starting the cisplatin and radiation and continued throughout standard treatment. Blood samples were collected before and after metformin treatment as well as during chemotherapy. Flow cytometry, a technique used to count cells, was used to detect the percent of circulating immune activated cells, and clinical laboratory tests including glucose, B12 and C-peptide (an amino acid that is important for controlling insulin) were performed.

"This is part of an ongoing clinical trial," says Wise-Draper. "We found that eight patients with advanced head and neck cancer have been enrolled so far; we plan to have 30 total. Due to the relatively quick escalation of metformin, the patients' tolerance was poor with higher doses of metformin when initiated 7 days prior to their chemotherapy and radiation therapy regimen.

"Therefore, the protocol was modified to allow slower escalation over 14 days. The most common toxicities observed included nausea (71 percent of patients) and vomiting (43 percent of patients), increase in creatinine (57 percent of patients), decreased white blood cell count (43 percent of patients) and pain when swallowing (43 percent of patients) with only nausea being directly attributed to metformin and the rest attributed to cisplatin and radiation."

She adds that there wasn't a substantial change in T cell or glucose levels with administration of metformin in the small sample of patients but that there were increased C-peptide levels in response to metformin administration.

"These results show that the combination of metformin and cisplatin and radiation was poorly tolerated when metformin was escalated quickly. However, there has been no significant increase in side effects thus far with the addition of metformin," Wise-Draper says. "The trial is continuing with escalation of metformin over a longer period of time to provide more data; we will also try to increase our sample size."

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Les chercheurs de l'Université de Cincinnati (UC) College of Medicine ont découvert que l'ajout de doses croissantes d'un médicament approuvé contre le diabète de type 2, la metformine, au traitement de chimiothérapie et de radiothérapie chez les patients atteints du cancer du   ne sont pas bien tolérés si les doses sont augmentées trop rapidement, mais une montée des doses plus lente pourrait être bénéfique.

Ces résultats sont présentés via un résumé du 4 Juin 2016 à la réuniuon annuelle de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO) à Chicago.

Trisha Wise-Draper, MD, PhD, investigateur principal de cette étude, dit que les études rétrospectives ont montré de meilleurs résultats dans les tumeurs traitées avec la chimiothérapie et la radiothérapie si elles étaient traitées également avec de la metformine pour le diabète.

"Dans le cancer de la tête et du cou, du carcinome spinocellulaire, qui se développe dans les membranes muqueuses de la bouche, du nez et de la gorge, les patients diabétiques prenant un médicament appelé metformine avaient une meilleure survie globale par rapport à ceux qui ne prenait pas de la metformine lorsque traités aussi avec la chimiothérapie et la radiothérapie," elle dit : "En outre, les patients atteints de cancer du : traités par la chimiothérapie et la metformine doivent avoir des doses plus élevées de  metformine - 1000 milligrammes deux fois par jour - pour faire l'expérience des résultats positifs.

"Dans les études scientifiques de base, la metformine a été démontré comme pouvant arrêter mTOR, une voie moléculaire présente et active dans ce type de cancer de la tête et du cou, et le prétraitement avec la metformine a entraîné une diminution de la fréquence des tumeurs de la cavité buccale dans des modèles d'animaux. Dans ce étude, nous voulions voir si la combinaison de doses croissantes de metformine avec le cisplatine agent de chimiothérapie et de radiothérapie pour la tête et le cancer du cou de tumeurs chez les patients non diabétiques serait efficace. "

Wise-Draper dit que la metformine, qui est un médicament approuvé contre le diabète de type 2, a été fourni par leur pharmacie expérimental. La metformine a été administré par voie orale à des doses croissantes pendant 7 à 14 jours avant de commencer le cisplatine et la radiothérapie et poursuivi tout au long du traitement standard. Des échantillons de sang ont été prélevés avant et après le traitement par la metformine, ainsi que pendant la chimiothérapie. La cytométrie de flux, une technique utilisée pour compter les cellules, a été utilisée pour détecter le pourcentage des cellules circulantes activées immunitaires, et des tests de laboratoire cliniques, y compris sur le glucose, le B12 et le peptide C (un acide aminé qui est important pour le contrôle de l'insuline) ont été réalisées.

"Cela fait partie d'un essai clinique en cours», dit Wise-Draper. "Nous avons constaté que huit patients avec un cancer avancé avancé de la tête et du cou ont été inscrits jusqu'à présent;. Nous prévoyons en avoir 30 au total En raison de l'escalade relativement rapide de la metformine, la tolérance des patients était pauvre avec des doses plus élevées de metformine lorsque initiée 7 jours avant leur chimiothérapie et la radiothérapie schéma thérapeutique.

"Par conséquent, le protocole a été modifié pour permettre une escalade plus lente pendant 14 jours. Les toxicités les plus fréquemment observés comprenaient des nausées (71 pour cent des patients) et des vomissements (43 pour cent des patients), augmentation de la créatinine (57 pour cent des patients), une diminution de globules blancs  (43 pour cent de patients) et de la douleur lors de la déglutition (43 pour cent de patients), avec seulement des nausées étant directement attribuable à la metformine et le reste attribué au cisplatine et au rayonnement. "

Elle ajoute qu'il n'y avait pas un changement substantiel des cellules T ou des niveaux de glucose avec l'administration de la metformine dans le petit échantillon de patients mais les niveaux de peptide C
ont augmenté en réponse à l'administration de la metformine.

"Ces résultats montrent que la combinaison de metformine avec le
cisplatine et le rayonnement a été mal toléré lorsque la metformine a été augmentée rapidement. Cependant, il n'y a pas eu d'augmentation significative des effets secondaires à ce jour avec l'ajout de metformine," dit Wise-Draper. "Le test se poursuit avec l'escalade de la metformine sur une période plus longue de temps pour fournir plus de données; nous allons également essayer d'augmenter la taille de notre échantillon."

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Denis
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MessageSujet: Re: metformine   Dim 24 Jan 2016 - 16:15

Emerging evidence demonstrates that targeting energy metabolism is a promising strategy to fight cancer. Here we show that combining metformin and short-term starvation markedly impairs metabolism and growth of colon and breast cancer. The impairment in glycolytic flux caused by starvation is enhanced by metformin through its interference with hexokinase II activity, as documented by measurement of 18F-fluorodeoxyglycose uptake. Oxidative phosphorylation is additively compromised by combined treatment: metformin virtually abolishes Complex I function; starvation determines an uncoupled status of OXPHOS and amplifies the activity of respiratory Complexes II and IV thus combining a massive ATP depletion with a significant increase in reactive oxygen species. More importantly, the combined treatment profoundly impairs cancer glucose metabolism and virtually abolishes lesion growth in experimental models of breast and colon carcinoma. Our results strongly suggest that energy metabolism is a promising target to reduce cancer progression.


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De nouvelles preuves démontrent que le ciblage du métabolisme énergétique est une stratégie prometteuse pour lutter contre le cancer. Ici, nous montrons que la combinaison de metformine et de la privation de nourriture à court terme altère nettement le métabolisme et la croissance du cancer du et du cancer du . La dépréciation de flux glycolytique causée par la diète est renforcée par la metformine à travers son interférence avec l'activité hexokinase II, tel que documenté par la mesure de l'absorption de 18F-fluorodésoxyglucose. La phosphorylation oxydative est compromise par un traitement combiné: la metformine abolit pratiquement la fonction complexe I; la famine détermine un état désaccouplé de OXPhOS et amplifie l'activité respiratoire du complexes II et IV combinant ainsi un appauvrissement massif d'ATP avec une augmentation significative des espèces réactives de l'oxygène (ROS). Plus important encore, le traitement combiné altère profondément le métabolisme du glucose dans le cancer et pratiquement abolit la croissance de la lésion sur des modèles expérimentaux de cancer du sein et le carcinome du côlon. Nos résultats suggèrent fortement que le métabolisme énergétique est une cible prometteuse pour réduire la progression du cancer.

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MessageSujet: Re: metformine   Dim 13 Déc 2015 - 14:01

Cancer, it could be said, grows like a weed: rapidly, invasively, and with devastating impact on the place it infests. Also like a weed, cancer can't grow on its own -- it needs nourishment, which it drains from the human body, just as weeds take nutrients in the soil away from other plants.

"Think of a garden, with the cancer as a weed and all the interacting cells and systems that surround it as the soil." suggests Reem Karmali, MD, a hematologist/oncologist at Rush University Medical Center. Just pulling or spraying the weeds -- or surgically removing a tumor or treating it with chemotherapy -- may not always be enough.

"But also depleting the surrounding soil of the nutrients and energy the weeds need," can be more effective, she adds. With that idea in mind, Karmali is leading an innovative Phase II clinical trial evaluating the effectiveness of combining the diabetes medication metformin with standard chemotherapy to treat patients with diffuse large B-cell lymphoma.

Cutting down the sugar

Lymphoma is a type of blood cancer that affects the white blood cells -- called lymphocytes -- that help protect the body from infection. Classified as either Hodgkin lymphoma or non-Hodgkin lymphoma, depending on which cells are affected, lymphoma accounted for approximately five percent of all new cancers diagnosed in the United States in 2014, according to the National Cancer Institute. Diffuse large B-cell lymphoma, or DLBCL for short, is the most common form of non-Hodgkin lymphoma, and can advance very quickly.

Like other cancer cells, DLBCL thrive on sugar in the body, drawing on it as as a source of energy it uses to divide in an uncontrolled and almost unlimited manner. In the recently opened clinical trial, which currently is enrolling patients, Karmali hopes to show that metformin can deprive DLBCL cells of the sugar they need to survive, just as it reduces blood sugar levels for diabetics.

Diabetics have high levels of sugar (glucose) in their blood streams because they don't properly process food into energy and growing more cells. Metformin, which has been used safely and effectively to treat diabetes for four decades, reduces those blood sugar levels. It also depletes adenosine triphosphate (ATP) -- a molecule that the body uses to transfer glucose-derived energy among cells.

"Much more than other cells, cancer cells need excessive levels of ATP to grow and divide. Since metformin depletes ATP, we hope to show that tumors can suffer its consequences" Karmali explains.

'Seed and soil'

Karmali's study is pairing metformin with the most widely used treatment currently for DLBCL. Known as R-CHOP. It's a mixture of rituximab (which helps immune system keep cancer cells from growing) and several chemotherapy drugs (cyclophosphamide, doxorubicin, vincristine, and prednisone) that kill the cancer cells themselves.

Kamali wants her study to go beyond just killing the cancer cells and to gain a broader understanding of how cancer grows and spreads. As her inspiration for her new approach, she cites a very old idea: the "seed and soil" theory of English surgeon and pathologist Stephen Paget.

"When a plant goes to seed, its seeds are carried in all directions; but they can only live and grow if they fall on congenial soil," Paget wrote in an 1889 article in a medical journal. "While many researchers have been studying 'the seeds', the properties of 'the soils' may reveal valuable insights into the proliferative and metastatic peculiarities of cancer cases."

By looking at lymphoma's "seeds" and "soil," Karmali sees the disease not just as cancer, but also as a metabolic disorder: a malfunction in how the body converts food into energy and growth. The cancer cells, she explains, seem to hijack metabolic processes so they -- not the healthy cells -- get the energy they need to thrive.

"We are able to see how cancer cells are changing their surrounding micro environment towards their favor," Karmali says. "We're understanding the way they control and alter the (biological) building blocks -- the proteins, the carbohydrates, the fats -- in ways that nourish their growth at the expense of the surrounding cells."

She adds that the dawning realization that metabolic dysfunction may be a hallmark of cancer applies to solid tumors (like those in breast and lung cancer) as well as liquid tumors (like leukemia and lymphoma). Consequently, "metformin is being studied in various solid tumors," Karmalis says, "and has the potential to change treatment paradigms for a number of cancer types,"




Le cancer, on pourrait dire, qu'il pousse comme une mauvaise herbe: rapidement, de façon invasive, et avec un impact dévastateur sur la place qu'il infeste. En outre, comme une mauvaise herbe, le cancer ne peut pas se développer par son propre pouvoir  - il a besoin de nourriture, ce qu'il draine du corps humain, tout comme les mauvaises herbes prennent les nutriments dans le sol loin des autres plantes.

"Pensez à un jardin, avec le cancer comme une mauvaise herbe et toutes les cellules et les systèmes qui l'entourent comme le sol qui intreagit." suggère Reem Karmali, MD, un hématologue / oncologue au Rush University Medical Center. Juste enlever ou pulvériser les mauvaises herbes - ce qui correspond à  l'ablation chirurgicale des tumeurs ou les traiter avec une chimiothérapie - ce n'est pas toujours assez.

"Mais on peut aussi appauvrir le sol environnant des nutriments et de l'énergie dont mauvaises herbes ont besoin», ça peut être plus efficace, ajoute-elle. Avec cette idée en tête, Karmali dirige une phase II des essais cliniques innovant pour évaluer l'efficacité de la combinaison de la médication de diabète metformine avec une chimiothérapie standard pour traiter les patients atteints de lymphome à grandes cellules B diffus.

Réduire le sucre

Le lymphome est un type de cancer du qui affecte les globules blancs appelés lymphocytes - - qui aident à protéger l'organisme contre les infections. Classés comme le lymphome de Hodgkin ou lymphome non hodgkinien, selon quelles cellules sont affectées, le lymphome représente environ cinq pour cent de tous les nouveaux cancers diagnostiqués aux États-Unis en 2014, selon l'Institut national du cancer. Lymphome diffus à grandes cellules B, ou LMNH-B pour faire court, est la forme la plus commune de lymphome non hodgkinien, et peut progresser très rapidement.

Comme d'autres cellules cancéreuses, le DLBCL se développe sur le sucre dans le corps, en tirant de celui-ci une source d'énergie qu'il utilise pour diviser de manière incontrôlée et presque illimitée. Dans l'essai clinique récemment ouvert, qui recrute actuellement des patients, Karmali espère montrer que la metformine peut priver les cellules DLBCL du sucre dont ils ont besoin pour survivre, tout comme il réduit les niveaux de sucre dans le sang pour les diabétiques.

Les diabétiques ont des niveaux élevés de sucre (glucose) dans leurs flux de sang parce qu'ils ne traitent pas correctement les aliments en énergie et la croissance de plusieurs cellules. La metformine, qui a été utilisé en toute sécurité et efficacement pour traiter le diabète depuis quatre décennies, réduit les niveaux de sucre dans le sang. Il épuise également l'adénosine triphosphate (ATP) - une molécule que le corps utilise pour transférer l'énergie du glucose dérivé entre les cellules.

"Beaucoup plus que d'autres cellules, les cellules cancéreuses ont besoin de niveaux excessifs de l'ATP pour croître et à se diviser. Parce la metformine épuise l'ATP, nous espérons montrer que les tumeurs peuvent souffrir de ses conséquences», explique Karmali.

«Semences et le sol»

L'étude de Karmali met en liaison le traitement de metformine avec le traitement le plus largement utilisé actuellement pour les LMNH-B. Connu sous le nom de R-CHOP. Il est un mélange de rituximab (qui aide le système immunitaire à prévenir les cellules cancéreuses de se développer) et plusieurs agents chimiothérapeutiques (cyclophosphamide, doxorubicine, vincristine, et prednisone) qui tuent les cellules cancéreuses elles-mêmes.

Kamali veut que son étude aille au-delà de tuer les cellules cancéreuses et acquière une meilleure compréhension de la façon dont le cancer se développe et se propage. Comme inspiration pour sa nouvelle approche, elle cite une très vieille idée: «la semence et le sol" théorie du chirurgien anglais et le pathologiste Stephen Paget.

"Quand une plante devient en graines, ses graines sont transportées dans toutes les directions, mais elles ne peuvent vivre et se développer que si elles tombent sur le sol convenable," a écrit dans un article Paget 1889 à une revue médicale. "Alors que de nombreux chercheurs ont étudié les« semences », les propriétés des sols peuvent révéler des informations précieuses sur les particularités prolifératives et métastatiques de cas de cancer."

En regardant les «graines» de lymphome et le «sol» Karmali voit la maladie non seulement comme un  cancer, mais aussi comme un trouble métabolique: un dysfonctionnement dans la façon dont l'organisme transforme les aliments en énergie et la croissance. Les cellules cancéreuses, explique t-elle, semblent détourner les processus métaboliques de sorte qu'elles obteniennent l'énergie dont elles ont besoin pour prospérer.

«Nous sommes en mesure de voir comment les cellules cancéreuses sont en train de changer leur micro-environnement en leur faveur», dit Karmali. «Nous comprenons la façon dont elles contrôlent et modifient les blocs biologiques de construction - les protéines, les glucides, les graisses - d'une manière qu'ils nourrissent leur croissance au détriment des cellules environnantes."

Elle ajoute qu'on est à l'aube de réaliser que le dysfonctionnement métabolique qui peut être une marque de fabrique de cancer s'applique aux tumeurs solides (tels que ceux du cancer du et  du ), ainsi que des tumeurs liquides (telles que le lymphome et la leucémie ). En conséquence, "la metformine est étudié dans différentes tumeurs solides," selon Karmalis, "et il a le potentiel de changer les paradigmes de traitement pour un certain nombre de types de cancer»,

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MessageSujet: Re: metformine   Ven 4 Déc 2015 - 15:03

La fontaine de jouvence pourrait bientôt devenir réalité alors que des scientifiques préparent les premiers essais d’une pilule contre le vieillissement sur l’être humain.

Des chercheurs croient que tout le monde pourrait vivre jusqu’à 120 ans grâce à un médicament peu coûteux appelé metformine, qui est déjà commercialement offert et utilisé pour le traitement du diabète.

L’essai clinique appelé Targeting Ageing with Metformin (ciblage du vieillissement avec la metformine) ou TAME, a comme objectif de prouver si le médicament est capable de freiner ou neutraliser maladies dégénératives ou problèmes cardiaques.

L’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) a donné la permission d'amorcer des essais dès l’hiver 2016, et des scientifiques planifient recruter 3 000 personnes âgées de 70 à 90 ans atteintes de maladies majeures, ou qui sont à risque d’en développer. L’essai devrait durer de cinq à sept ans.

L’an dernier, une étude impliquant plus de 180 000 personnes a démontré que des diabétiques traités à la metformine vivaient non seulement plus longtemps que les autres diabétiques, mais aussi plus longtemps que l’échantillon de contrôle en parfaite santé.

L’un des effets du médicament est la meilleure oxygénation des cellules, ce qui peut améliorer notre santé.

Si le médicament peut réellement ralentir des maladies dégénératives comme l’Alzheimer et le Parkinson, ceci pourrait changer la façon dont nous combattons ces troubles de l’organisme.

De plus, les gens traités à la metformine pourraient bénéficier d'un âge biologique beaucoup plus jeune que leur âge réel.

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MessageSujet: Re: metformine   Sam 21 Fév 2015 - 18:00

Une étude japonaise dirigée par Heiichiro Udono vient de montrer, chez la souris, l'existence d'un mécanisme d’action expliquant l’effet antitumoral attribué à la metformine. Selon ces travaux, le biguanide aurait une action directe sur les cellules cytotoxiques T CD8, ce qui expliquerait son effet anticancéreux.

Ces recherches ont montré que la metformine semble détruire préférentiellement les cellules souches cancéreuses des glioblastomes, des cancers de l’ovaire et du sein, via l’activation de la protéine kinase.

L’équipe japonaise a également montré que la metformine cible les lymphocytes T CD8 infiltrant la tumeur. Selon ces travaux, le biguanide exerce un effet protecteur sur les cellules CD8 en maintenant leur multifonctionnalité et leur production de cytokines. Conclusion de l'étude : « en parallèle aux thérapies conventionnelles, le traitement des sujets cancéreux avec de la metformine pourrait présenter un gros bénéfice dans la lutte contre le cancer ».

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

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MessageSujet: Re: metformine   Mer 27 Mar 2013 - 16:27

Mar. 26, 2013 — University of Montreal researchers have discovered a novel molecular mechanism that can potentially slows the aging process and may prevent the progression of some cancers. In the March 23 online edition of the journal Aging Cell, scientists from the University of Montreal explain how they found that the antidiabetic drug metformin reduces the production of inflammatory cytokines that normally activate the immune system, but if overproduced can lead to pathological inflammation, a condition that both damages tissues in aging and favors tumor growth.

"Cells normally secrete these inflammatory cytokines when they need to mount an immune response to infection, but chronic production of these same cytokines can also cause cells to age. Such chronic inflammation can be induced, for example by smoking" and old cells are particular proficient at making and releasing cytokines says Dr. Gerardo Ferbeyre, senior author and a University of Montreal biochemistry professor. He adds that, "We were surprised by our finding that metformin could prevent the production of inflammatory cytokines by old cells."

In collaboration with Michael Pollack of the Segal Cancer Centre of the Jewish General Hospital, McGill University, Dr. Ferbeyre and his team discovered that metformin prevented the synthesis of cytokines directly at the level of the regulation of their genes. "The genes that code for cytokines are normal, but a protein that normally triggers their activation called NF-kB can't reach them in the cell nucleus in metformin treated cells," Dr. Ferbeyre explained. "We also found that metformin does not exert its effects through a pathway commonly thought to mediate its antidiabetic effects," he added. "We have suspected that metformin acts in different ways on different pathways to cause effects on aging and cancer. Our studies now point to one mechanism," noted lead authors of the study Olga Moiseeva and Xavier Deschênes-Simard.

Dr. Ferbeyre emphasized that, "this is an important finding with implications for our understanding on how the normal organism defends itself from the threat of cancer and how a very common and safe drug may aid in treatment of some cancers and perhaps slow down the aging process. He adds, "It remains that determining the specific targets of metformin would give us an even better opportunity of profit from its beneficial effects. That's what we want to figure out next."

Des chercheurs ont découvert un nouveau mécanisme moléculaire qui peut potentiellement ralentir le processus de vieillissement et peut empêcher la progression de certains cancers. Dans l'édition en ligne du 23 mars de la revue Cell, des scientifiques de l'Université de Montréal expliquent comment ils ont constaté que la metformine médicament antidiabétique réduit la production de cytokines inflammatoires qui, normalement, activent le système immunitaire, mais donc la surproduction peut entraîner une inflammation pathologique, un condition qui favorise les dommages aux tisuus au cours du vieillissement et la croissance tumorale.

"Les cellules sécrètent normalement ces cytokines inflammatoires quand elles ont besoin d'une réponse immunitaire à l'infection, mais la production chronique de ces cytokines peut aussi causer le vieillissement de ces mêmes cellules. Cette inflammation chronique peut être induite, par exemple par le tabagisme» et les vieilles cellules sont particulièrement compétentes à le provoquer en libérant des cytokines, explique le Dr Gerardo Ferbeyre, auteur principal et professeur de biochimie à l'université de Montréal. Il ajoute que, "Nous avons été surpris par notre constatation selon laquelle la metformine pourrait empêcher la production de cytokines inflammatoires par les vieilles cellules."

En collaboration avec Michael Pollack du Centre du cancer Segal de l'Hôpital général juif, Université McGill, le Dr Ferbeyre et son équipe ont découvert que la metformine a empêché la synthèse de cytokines directement au niveau de la régulation de leurs gènes. «Les gènes qui codent pour des cytokines sont normaux, mais une protéine qui déclenche normalement leur activation appelée NF-kB ne peut pas les atteindre dans le noyau cellulaire dans les cellules traitées avec metformine," a expliqué le Dr Ferbeyre.

Le Dr Ferbeyre a souligné que «cette constatation est importante et a des implications pour notre compréhension de la façon dont l'organisme normal se défend contre la menace du cancer et de la façon dont un médicament très communs et sans danger peut aider dans le traitement de certains cancers et peut-être ralentir le processus de vieillissement. Il ajoute: «Il reste que la détermination des objectifs spécifiques de la metformine nous donnerait l'occasion d'encore mieux profiter de ses effets bénéfiques. C'est ce que nous voulons comprendre prochainement. "

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MessageSujet: Re: metformine   Sam 23 Fév 2013 - 10:47

Des chercheurs de l’Université McGill ont découvert que l'AMPK, une protéine kinase activée par l’AMP, enzyme clé de la régulation du métabolisme énergétique dans les cellules cancéreuses, jouait un rôle-clé dans le contrôle de la croissance tumorale.

Le cancer se manifeste par une prolifération anarchique des cellules. Mais pour se multiplier rapidement, ces cellules malignes ont besoin d’une quantité suffisante d’énergie. Or, ces chercheurs ont découvert que l’AMPK agissait comme une jauge active de carburant d’une voiture : quand les réserves d’énergie de l’organisme diminuent, cette protéine bloque la multiplication cellulaire jusqu’à ce que les réserves retrouvent un certain niveau.

Ces travaux ont montré que les tumeurs se développaient plus rapidement chez les souris qui présentaient de faibles taux d’AMPK, ce qui montre que cette protéine joue un rôle important dans le contrôle de la croissance tumorale.

Contrairement aux cellules normales, les cellules cancéreuses consomment essentiellement du sucre pour se développer mais l’AMPK réduit la capacité de ces cellules à métaboliser le sucre pour stimuler leur croissance. En théorie, une augmentation des taux d’AMPK dans les cellules cancéreuses pourrait donc permettre de ralentir la croissance tumorale.

Cette hypothèse est confortée par une autre découverte de la même équipe qui montre qu’un antidiabétique, la metformine, contribue à inhiber la croissance tumorale. C'est donc une nouvelle voie thérapeutique qui s'ouvre en cancérologie.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

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MessageSujet: Re: metformine   Jeu 27 Déc 2012 - 21:11

Dec. 27, 2012 — Researchers at McGill University have discovered that a key regulator of energy metabolism in cancer cells known as the AMP-activated protein kinase (AMPK) may play a crucial role in restricting cancer cell growth. AMPK acts as a "fuel gauge" in cells; AMPK is turned on when it senses changes in energy levels, and helps to change metabolism when energy levels are low, such as during exercise or when fasting. The researchers found that AMPK also regulates cancer cell metabolism and can restrict cancer cell growth.

The discovery was made by Russell (Rusty) Jones, an assistant professor at McGill's Goodman Cancer Research Centre and the Department of Physiology, Faculty of Medicine. Jones along with his team is the first to show that AMPK can act as a tumour suppressor in animals. The research will be published December 27 in the journal Cell Metabolism.

"Cancer is a disease in which cells lose their normal restraints on growth and start to divide uncontrollably. But, in order for cells to grow quickly they need enough energy to complete the task," Jones explained. "AMPK acts like the fuel gauge in your car -- it lets the body know when energy levels are low, and stops cell growth until there is enough gas in the tank. We wanted to see if this fuel gauge could affect the development and progression of cancer. We found that mice lacking AMPK developed tumours faster, suggesting that AMPK is important for keeping tumour development in check, at least for some types of cancer." For this study, Jones' team focused specifically on a type of blood cancer known as lymphoma. They discovered that the protein Myc, which is activated in more than half of all cancers, could promote lymphoma more rapidly when mice were deficient for AMPK.

One of the ways cancer cells support their enhanced rate of growth is by changing their metabolism, or how they generate energy. Cancer cells are different from normal cells in our body because they preferentially use sugar to fuel their growth. Jones discovered that AMPK plays a specific role in restricting cancer cells' ability to use sugar to fuel their growth. "For cancer cells with low AMPK levels, their metabolism goes into overdrive," explained Prof. Jones. "They use sugar more efficiently, allowing them to grow faster. These results suggest that turning on AMPK in cancer cells may be one way that we can restrict cancer growth."

Jones' breakthrough builds on his previous discovery that the widely prescribed medication metformin, a common diabetes drug, can restrict tumour cell growth. The results bring promise that common therapeutics that turn on AMPK and alter cellular metabolism, such as metformin, may become novel tools for cancer therapy. Jones and his colleagues at McGill are currently exploring clinical applications based on this research.

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27 décembre 2012 - Des chercheurs de l'Université McGill ont découvert qu'un régulateur clé du métabolisme énergétique des cellules cancéreuses connues sous le nom de protéine kinase activée par l'AMP (AMPK) peut jouer un rôle crucial dans la restriction de la croissance des cellules cancéreuses. AMPK agit comme un «jauge de carburant» dans les cellules; AMPK est activée quand il détecte les changements dans les niveaux d'énergie, et contribue à changer le métabolisme lorsque les niveaux d'énergie sont faibles, comme pendant l'exercice ou à jeun. Les chercheurs ont constaté que l'AMPK régule aussi le métabolisme des cellules cancéreuses et peuvent limiter la croissance des cellules cancéreuses.

La découverte a été faite par Russell (Rusty) Jones, professeur adjoint à l'Université McGill. Jones et son équipe est la première à montrer que l'AMPK peut agir comme un suppresseur de tumeur chez les animaux. La recherche sera publiée Décembre 27 dans la revue Cell Metabolism.

«Le cancer est une maladie dans laquelle les cellules perdent leurs contraintes normales sur la croissance et commencent à se diviser de manière incontrôlée. Mais, pour que les cellules croissent rapidement, ils ont besoin de suffisamment d'énergie pour accomplir la tâche», a expliqué Jones. "L'AMPK agit comme la jauge de carburant dans votre voiture - il fait savoir au corps quand les niveaux d'énergie sont faibles, et arrête la croissance des cellules jusqu'à ce qu.il y ait suffisamment de gaz dans le réservoir. Nous voulions voir si cette jauge de carburant pourrait affecter le développement et la progression. d'un cancer. Nous avons constaté que les souris dépourvues de l'AMPK ont développé des tumeurs plus rapidement, ce qui suggère que l'AMPK est important pour maintenir le développement des tumeurs en échec, au moins pour certains types de cancer. " Pour cette étude, l'équipe de Jones s'est concentré spécifiquement sur un type de cancer du sang appelé lymphome. Ils ont découvert que la protéine Myc, qui est activé dans plus de la moitié de tous les cancers, pourrait favoriser un lymphome plus rapidement lorsque les souris étaient déficientes d'AMPK.

Une des façons des cellules cancéreuses de soutenir leur taux bonifié de croissance est de changer leur métabolisme, ou comment ils produisent de l'énergie. Les cellules cancéreuses sont différentes des cellules normales dans notre corps, car elles utilisent préférentiellement le sucre pour alimenter leur croissance. Jones a découvert que l'AMPK joue un rôle spécifique dans la restriction de la capacité des cellules cancéreuses à utiliser le sucre pour alimenter leur croissance. "Pour les cellules cancéreuses avec des niveaux faibles AMPK, leur métabolisme met les bouchées doubles», a expliqué le professeur Jones. "Ils utilisent le sucre de manière plus efficace, ce qui leur permet de croître plus rapidement. Ces résultats suggèrent que l'activation de l'AMPK dans les cellules cancéreuses peut être une façon que nous avons de limiter la croissance du cancer."

Jones s'appuie sur sa découverte précédente que la metformine médicament largement prescrit, un médicament contre le diabète commun, peut limiter la croissance des cellules tumorales. Les résultats apportent la promesse que les thérapeutiques communes qui font fonctionner l'AMPK et modifie le métabolisme cellulaire, comme la metformine, peuvent devenir de nouveaux outils pour le traitement du cancer. Jones et ses collègues de l'Université McGill sont en train d'étudier les applications cliniques basés sur cette recherche.

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MessageSujet: Re: metformine   Lun 3 Déc 2012 - 14:53

Un taux de survie à 5 ans multiplié par 4 pour les patientes diabétiques, sous metformine, atteintes de cancer de l' . C’est ce que démontre cette étude dirigée par la Mayo Clinic, publiée dans la revue Cancer, une conclusion importante puisqu’un médicament déjà disponible et dont le profil d’innocuité est déjà connu pourrait contribuer à traiter une nouvelle pathologie. A confirmer encore par de larges essais thérapeutiques.

La metformine est en effet largement prescrite pour traiter le diabète et de précédentes études ont déjà suggéré son potentiel dans la prise en charge d'autres cancers, comme celui du poumon, par exemple. L'étude menée par Mayo « allonge » donc la liste.

Les chercheurs ont comparé la survie de 61 patientes atteintes d’un cancer de l'ovaire et prenant de la metformine et 178 patientes, atteintes également d’un cancer de l'ovaire mais qui ne prenaient pas metformine. 67% des patientes sous metformine survivent à 5 ans, vs 47% des patientes n’ayant pas pris le médicament. Ces résultats persistent après ajustement avec les facteurs de confusion, tels que l’IMC, la gravité du cancer, le type de chimiothérapie ou la qualité de la chirurgie, aboutissant à un taux de survie à 5 ans multiplié par 4 chez les patientes prenant la metformine.

«Notre étude démontre la meilleure survie chez les femmes atteintes d'un cancer de l'ovaire qui prennent la metformine », confirme le Dr Sanjeev Kumar, oncologue-gynécologue et co-auteur de l’étude. Les résultats sont encourageants, mais il nous faut encore démontrer la relation de cause à effet, ajoute-t-il. Mais ces résultats incitent fortement à lancer de futurs essais cliniques sur les bénéfices de la metformine dans le cancer de l'ovaire.

Le cancer de l’ovaire a un pronostic particulièrement négatif, c’est pourquoi le besoin de développer de nouvelles thérapies est aigu. La metformine pourrait prochainement faire partie des options.

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MessageSujet: Re: metformine   Jeu 10 Mai 2012 - 8:29

10/05/2012


La metformine, est un médicament couramment utilisé contre le diabète de type 2 car il diminue la production de glucose par le foie. Ce traitement est connu depuis plus de 40 ans pour cette indication. Mais depuis peu, il est aussi testé pour connaître son efficacité contre le cancer.

En effet, certaines études épidémiologiques ont montré que les patients sous metformine développaient statistiquement moins de cancers du sein, du poumon, du colon et d’autres. On cherche donc à tester les mécanismes moléculaires de cet effet.


Ainsi, une étude vient d’être publiée par une équipe de scientifiques de Corée sur des cellules proches des cellules cancéreuses du sein. Dans ce travail, Jung et ses collaborateurs ont testé la metformine sur des mammosphères, tumeurs miniatures d’un cancer du sein générées à partir de cellules souches humaines.


Différentes substances cancérigènes telles que le tétrachlorodibenzo dioxin ou les oestrogènes ont été testées avec ou sans metformine, et les résultats prouvent, sur ce système plus proche des conditions naturelles, que la metformine a bien une action anti tumorale.


C’est un grand espoir pour la recherche pharmaceutique : si ces effets peuvent être montrés lors d’un essai clinique, l’idée serait, in fine, de donner de la metformine en traitement anticancéreux, avec un avantage non négligeable : c’est un médicament que l’on connaît bien et qui n’a pas d’effet secondaire néfaste, alors que l’on a des dizaines d’années de recul.



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MessageSujet: Re: metformine   Lun 16 Avr 2012 - 13:29

16 avril 2012

Toronto, Canada - Utilisée depuis longtemps comme antidiabétique, la metformine pourrait s'avérer utile en traitement adjuvant du cancer de la , selon les résultats d'une étude de phase 2 de petite taille présentée au congrès annuel de l'American Association of Cancer Research (AACR) [1].

D'après ces données préliminaires, lorsqu'elle est administrée à des hommes avant prostatectomie, la metformine ralentit la progression du cancer chez un certain nombre d'entre eux.

« Historiquement, la metformine a été utilisée dans le diabète de type 2 depuis 1975 en Europe et 1995 aux Etats-Unis. Puis, elle a été évaluée pour son action anticancéreuse sur la base d'un faisceau de données de laboratoire mais aussi épidémiologiques et cliniques », a expliqué l'auteur principal de l'étude, le Pr. Anthony M. Joshua, oncologue médical au Princess Margaret Hospital, University Health Network, Toronto, Canada.

D'après les experts, les propriétés anticancéreuses de la metformine proviendraient probablement, en partie, de son action sur l'insulinémie. L'insuline est soupçonnée de favoriser le cancer et la baisse de l'insulinémie pourrait donc, en théorie, ralentir la progression cancéreuse. En outre, « la metformine pourrait avoir des effets indirects et directs sur la voie mTOR (mammalian Target Of Rapamycin) qui contribue à la croissance tumorale », a précisé le Pr Joshua.

Baisse des marqueurs de la prolifération tumorale

L'étude de phase 2 a enrôlé 24 patients atteints de cancers de la prostate localisés. Ces patients avaient une moyenne d'âge de 64 ans et un taux de PSA moyen de 6 ng/mL (3,22 à 36,11 ng/mL). Les patients qui recevaient un antidiabétique ont été exclus de l'étude.

L'ensemble des patients a reçu 500 mg de metformine 3 fois par jour, une dose plus faible que celle prescrite chez les patients diabétiques. La metformine a été administrée en néoadjuvant entre la biopsie et la prostatectomie. « Il y avait une fenêtre d'opportunité pour tester les effets de la metformine sur le tissu prostatique, entre la biopsie initiale et l'ablation de la prostate », a indiqué le Dr Joshua.

La durée moyenne du traitement était de 41 jours (18 à 81), et tous les patients ont subi une prostatectomie sans qu'aucun effet secondaire associé à l'utilisation de la metformine n'ait été rapporté.

Au final, la comparaison entre le tissu cancéreux biopsié et la prostate retirée chirurgicalement a montré que le cancer était ralenti.

La metformine a réduit le marqueur de prolifération cellulaire Ki67 d'une valeur absolue de 1,65, ce qui correspond à une diminution de 32% par rapport à la prolifération tumorale avant biopsie.

Cependant, le Dr Joshua a souligné que le marqueur Ki67 n'était pas un critère clinique significatif : « Il ne nous indique pas si les hommes bénéficieront ou pas de la metformine, c'est simplement un marqueur de la vitesse de prolifération des cellules cancéreuses. »

En outre, le traitement par la metformine a été associé à une diminution de l'activité de la voie de signalisation mTOR.

Enfin, les chercheurs ont noté que la metformine réduisait significativement l'IGF1 (insulin-like growth factor-1) sérique (p=0,02), la glycémie à jeun, l'indice de masse corporelle (p<0,01) et le rapport taille/hanches (p<0,01). Le taux de PSA avait également tendance à diminuer (p=0,08).

Mais, là encore, le Dr Joshua a précisé qu'il n'était pas certain que la metformine agisse sur le PSA : « Il peut y avoir d'autres raisons pour lesquelles le PSA monte et descend. C'est intéressant, mais je ne pense pas que l'on puisse considérer que c'est un avantage du médicament. »

Pour conclure, le Dr Joshua, a reconnu que ce travail comportait plusieurs limites, notamment le fait qu'il soit encore en cours et qu'il n'y ait pas de groupe contrôle.

Un modèle intéressant

Interrogé par l'édition internationale de Medscape, le Dr Jose Baselga, Chef du service d'Hématologie/Oncologie au Massachusetts General Hospital Cancer Center, Boston, Etats-Unis a indiqué « qu'il s'agissait d'une étude intéressante à plusieurs points de vue. »

Il a salué le fait que les auteurs proposent « un modèle très intéressant de thérapie néoadjuvante dans le cancer de la prostate » et a indiqué « qu'il pourrait être utilisé dans d'autres indications. »

Il a ajouté que l'association de metformine aux inhibiteurs des phosphoinositide 3-kinases (PI3-kinases) pourrait présenter un intérêt.

De nombreux inhibiteurs des PI3-kinases sont en développement comme anticancéreux or ils augmentent la glycémie. L'ajout de metformine pourrait donc s'avérer intéressant dans ce cas de figure. « Il y a un certain nombre d'essais en cours avec ces agents. Dans les essais cliniques évaluant les inhibiteurs des PI3-kinases, à chaque fois que nous constatons une hyperglycémie, nous donnons de la metformine aux patients », a-t-il précisé.

Cet article a été originalement publié sur Medscape.com le 31 mars 2012; adapté par Aude Lecrubier


Voir aussi l'article sur l'aspirine dans le forum sur la prévention. La metformine et l'aspirine fonctionnent toutes deux en activant AMPK (une kinase...)

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MessageSujet: Re: metformine   Mar 3 Avr 2012 - 14:02

La metformine, un médicament largement utilisé pour traiter le diabète de type II, pourrait contribuer aussi à prévenir le cancer primitif du ou carcinome hépatocellulaire, chez les patients atteints de diabète de type II, selon ces chercheurs de l'Université du Maryland et du Marlene Stewart Greenebaum Cancer Center.

Ces résultats ajoutent aux propriétés diverses déjà suggérées de la metformine, en particulier à son caractère préventif pour le cancer du et la maladie d’Alzheimer. Des conclusions prometteuses, pour parvenir à réduire le développement de ce type de tumeurs mortelles en forte hausse, publiées dans Cancer Prevention Research la revue de l'American Association for Cancer Research.


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MessageSujet: Re: metformine   Ven 20 Jan 2012 - 1:08

MONTRÉAL – Un médicament contre le diabète, fabriqué à partir d'une plante considérée comme «envahissante» au Canada, réduirait le risque de cancer, selon une étude réalisée par l'Université de Montréal (UdeM) et l'Université McGill.

«Les suites de cette découverte sont énormes, a expliqué le Dr Gerardo Ferbeyre, chercheur au département de biochimie de l'UdeM. Nous avons fait nos analyses en culture de laboratoire et sur des souris. Il faut maintenant que d'autres répètent la recherche sur des patients et sur des personnes qui ne souffrent pas du diabète.»

L'étude s'intéressait uniquement à l'aspect préventif et non curatif.

Les scientifiques montréalais ont eu la puce à l'oreille lorsque leurs homologues écossais avaient découvert, en 2005, que les diabétiques traités avec la metformine, un médicament commun utilisé depuis 40 ans et peu dispendieux, avaient un taux de cancer étonnement faible.

Dès lors, ils ont voulu savoir pourquoi les diabétiques étaient moins enclins à développer la maladie.

Préserver l'ADN

Selon Gerardo Ferbeyre, la metformine réduirait le taux de mutation des cellules. En d'autres mots, elle empêche la maladie d'attaquer l'ADN.

Les conclusions de la recherche ont été récemment publiées dans la revue Cancer Prevention Research. Avec son collègue, le Dr Michael Pollak, M. Ferbeyre a notamment expliqué que la metformine permet une réduction des sous-produits de la production énergétique cellulaire qui s'en prennent à l'ADN.

Comme les mutations cellulaires sont à l'origine de tous les cancers, le chercheur a toutes les raisons de croire que tous pourraient profiter de cette avancée médicale, d'autant plus qu'il n'y a pratiquement aucun effet secondaire lié au médicament.

«On pourrait l'utiliser sur des gens à risque pour commencer, les fumeurs et les obèses par exemple, a noté le Dr Ferbeyre. Mais c'est un peu tôt. Il faut attendre qu'une étude préliminaire clinique soit faite.»

La semaine dernière, des chercheurs de l'Université Concordia avaient quant à eux trouvé un composé anticancéreux qui épargne les cellules saines.



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MessageSujet: Re: metformine   Mar 3 Mai 2011 - 13:19

Pour les marqueurs, la plus part du temps c'est le nom du cancer entouré des deux points ":" ils sont aussi disponibles comme les smilies sur la page 2 des smillies.

Ex : cancer de la si tu écrit le mot "vessie" entouré du signe ":" ça donne le marqueur.

C'est pas trop un honneur le travail sur ce site pour moi parce que je sais que ça veut dire 5 ou 6 ans assis devant l'ordi... mais je n'avais pas trop de force pour faire autre chose. Chacun son cancer, quand je lis ou j'entends que certains qui ont le cancer de la prostate ont des vies de travailleurs et d'athlètes, je suis surpris et déçus de moi-même parfois.

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MessageSujet: De rien, merci à toi !!   Mar 3 Mai 2011 - 13:05


Merci Denis, olala, oui tu as raison tes marqueurs sont bien plus parlant que mes caractère en gras... pour ces marqueurs, faudra que tu m'expliques comment je peux les mettre, la prochaine si j'ai bien pigé comment faire, je les mettrais (je suis certain qu'ils sont sous mon nez... Smile

Concernant mes infos, elles ne sont rien par rapport à ton travail et tes recherches, ton site. J'espère que je pourrais contribuer au mieux concernant mes infos, et de façon efficace pour tout le monde.
Je cible beaucoup le Sein (c'est normal) et la prostate, mais dès que je tombe sur d'autre infos pour d'autres pathologies, je les mettrais !

Il y a le vaccin pour la prostate qui fait un tabac à Londres ne ce moment, ils en parle beaucoup (je crois que tu l'as déjà mis sur ton site). Pareil j'entend aussi parler de HLA pour le sein, concernant un vaccin à base de peptide pour le sein qui cible HLA (il y beaucoup de HLA, c'est un gène contenue dans la cellule cancéreuse et qui est l'une des cause de cancer, je crois....), en recherche pour le moment, enfin, en cours de préparation pour un essais clinique pour l'année prochaine à ce que j'ai compris... je vais regarder cela.

Bonne journée à tous et toutes !
ACHILLE
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MessageSujet: Cible clinique de la signalisation IGF-1 /Insuline via la voie P13K / AKT / mTOR pour trai   Mar 3 Mai 2011 - 7:21

Article trouvé le Mardi 3 mai 2011


Période couverte: 2008-10-01 à 2010-09-30
Principaux investigateurs: Dr. Michael Pollak
Co-investigateurs: Nahum Sonenberg; Michel Tremblay
Institution: McGill University
Département: Médicine et oncologie
Programme: Projet de recherche


Résumé: La metformine, un médicament générique peu coûteux, qui est généralement utilisé comme traitement de première ligne pour les cas de diabète de type 2, a aussi été associé à une diminution de l'incidence de cancer chez les diabétiques. L'objectif de ce programme est d'investiguer des stratégies pour cibler la voie de signalisation du «insulin growth factor 1» (IGF-1) / insuline et pour lancer une étude clinique pour étudier l'efficacité du traitement à la metformine contre le cancer du sein et de la prostate

Nous avons montré que l'action de la metformine agit comme inhibiteur de croissance plutôt que comme sensibilisateur à l'insuline pour les cellules de cancer du sein. Notre recherche indique que l'inhibition de la croissance tumorale peut résulter de mécanismes directs (voie d'activation de l'AMP kinase) et indirects (réduction du niveau d'insuline). Bien que les premiers stades cliniques de développement d'antagonistes du récepteur IGF-1 soient en cours de commercialisation, notre étude ciblera le développement clinique d'un médicament approuvé, la metformine comme thérapie potentielle (monothérapie ou combinatoire) pour la prévention et le traitement du cancer pour les raisons suivantes :

L'inhibition du IGF-1R seul ne peut pas suffire à maximiser l'inhibition de la croissance tumorale. La modulation de la signalisation du récepteur de l'insuline peut être nécessaire depuis qu'une étude récente indique que le blocage de l'IGF-1R pourrait conduire à accroître la sensibilité à l'insuline.
L'"obésité épidémique" implique qu'il y a un très grand nombre de patients cancéreux hyperinsulinemiques qui pourraient bénéficier de l'invention de la metformine pour réduire leur niveau d'insuline.
Comme médicament générique ayant fait preuve d'innocuité et d'efficacité, la metformine pourrait fournir un traitement innovateur et peu coûteux contre le cancer.

Plus précisément, nous entreprendrons :

Une étude clinique de phase II pour évaluer les paramètres pharmacodynamiques et pharmacocinétiques de la metformine et confirmer son innocuité chez les patients atteints de cancer du et de la
Un partenariat avec le Groupe des essais cliniques de l'Institut du cancer du Canada pour utiliser les microarrays (TMAs) à haut débit comme moyen pour comprendre l'impact clinique des biomarqueurs moléculaires pertinents et
L'utilisation de modèles de souris pour valider quels phénotypes de cancer sont responsables de l'activité anti-proliférative de la metformine et valider la pharmacodynamique et les marqueurs prédictifs de la réponse à la metformine.

De plus, ce programme de recherche translationnelle permettra la future évaluation clinique des thérapies innovatrices combinatoires de la metformine avec les antagonistes de IGF-1R et les inhibiteurs de la protéine kinase phosphatase 1B (PTP-1B).

Un des principaux résultats de cette étude sera de préparer des partenariats publiques/privés pour mener un essai clinique à grande échelle pour tester l'efficacité de la metformine chez les patients atteints de cancer les plus susceptibles de répondre à ce traitement.

Formidable, merci Achille, j'espère que ça ne te dérange pas que je mette mes petits signes visuels c'est pour identifier d'un coup d'oeil de quels cancers et de quel médicament on parle. Je suis un vieux conservateur surtout aujourd'hui...

Tu avais mis en gras mais je préfère que ce soit uniforme, c'est pas si grave que tu ne respectes pas tout à fait mes petits marqueurs, tu fais un beau travail pour le site... Je sais: je suis un peu fatiguant et tu as déja bien mis la date en évidence en plus et trouver le fil sur la Metformin, ce qui est très bien. Juste me laisser mettre mes petits marqueurs fera mon bonheur maintenant, ce site est comme mon bébé au fond...Wink


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MessageSujet: Re: metformine   Mer 1 Sep 2010 - 13:14

Un antidiabétique offre un espoir contre le cancer du poumon
(AFP) – Il y a 2 heures

WASHINGTON — L'antidiabétique metformine a fortement réduit la fréquence du cancer du poumon chez des souris de laboratoire exposées à un dérivé de la nicotine, cancérigène contenu dans le tabac, selon des travaux publiés mercredi potentiellement prometteurs pour les humains.

Ces chercheurs ont administré de la metformine à ces souris par voie orale ou par injection.

Celles ayant reçu cet agent oralement ont eu de 40 à 50% moins de tumeurs tandis que celles ayant été traitées avec des injections de metformine ont vu ce risque de cancer plonger de 72%, précisent ces chercheurs dont la communication paraît dans Cancer Prevention Research daté de septembre. Il s'agit d'une publication de l'American Association for Cancer Research.

Cette étude a montré que la metformine activait une enzyme produite par des molécules antimicrobiennes qui neutralisent une protéine dite mTOR jouant un rôle clé dans la croissance et la survie des cellules cancéreuses du , explique le Dr Philip Dennis, de l'Institut national américain du cancer (NCI), le principal auteur.

Encouragé par ces résultats sur des modèles de recherche animal, des essais cliniques de metformine sont envisagés pour déterminer si cet antidiabétique pourrait être utilisé comme chimioprévention pour les fumeurs présentant un risque élevé de développer un cancer du poumon.

"Bien que cesser de fumer soit la chose la plus importante à faire pour les fumeurs, plus de la moitié des cas de cancer du poumon sont diagnostiqués chez d?anciens fumeurs, ce qui montre l'importance de développer des traitements préventifs efficaces", relève le Dr. Dennis.

"Des études épidémiologiques faites antérieurement ont montré que les diabétiques prenant de la metformine présentent un moindre risque de développer un cancer", ajoute le Dr Jeffrey Engelman, directeur du centre de recherche sur le cancer à l?Hôpital général du Massachusetts (nord-est), co-auteur d?un éditorial publié dans Cancer Prevention Research.

Dans cette recherche sur les souris "les chercheurs ont soigneusement contrôlé les niveaux de glucose ce qui laisse présager que l?effet de la metformine pourrait être observé au-delà de la population des diabétiques", observe-t-il.

Pour le Dr Michael Pollak, professeur de médecine et de cancérologie à l?Université McGill à Montréal, auteur d?un article sur la metformine publiée dans Cancer Prevention Research, "cette importante étude, de concert avec des travaux antérieurs de laboratoire et d?épidémiologie, laisse penser que la metformine pourrait être utile pour prévenir et traiter le cancer".

Le cancer du poumon est le plus meurtrier des cancers et celui qui augmente le plus dans le monde, puisque plus de 12 millions de nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année et que près de 8 millions de personnes en meurent.

La metformine est couramment utilisée pour traiter le diabète adulte dit de type 2.

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MessageSujet: Re: metformine   Jeu 15 Juil 2010 - 22:38

AMP-activated protein kinase, or AMPK, is a master regulator protein of metabolism that is conserved from yeast to humans. When a cell is low on fuel, AMPK shuts down processes that use energy and turns on processes that produce energy.

La protéine activée kinase ou AMPK est une protéine régulatrice du métablolisme qui est conservée depuis la levure jusqu'aux humains. Quand une cellule manque d'énergie l'AMPK ferme le processus qui utilise l'énergie et active le processus qui produit l'énergie.

Biologists have been studying how AMPK works for several decades and know that once it is activated, AMPK turns on a large number of genes by passing the "make more energy" message through numerous signaling cascades in the cell. What was not known, until now, was that AMPK also works via an epigenetic mechanism to slow down or stop cell growth.

Les biologistes ont étudiés comment AMPK travaille depuis des décennies et savent mainteantn qu'une fois activée, l'AMPK enclanche l'activité d'un grand nombre de gènes en passant le message "faites plus d'énergie" à travers une cascade de processus dans les gènes.

Shelley Berger, PhD, Daniel S. Och University Professor and director of the Epigenetics Program at the University of Pennsylvania, and David Bungard, PhD, a postdoctoral fellow in the Berger lab at the University of Pennsylvania School of Medicine, in collaboration with Craig Thompson, MD, director of the Abramson Cancer Center at Penn, and Russell G. Jones, PhD, Goodman Cancer Centre at McGill University, found that AMPK binds directly to sites on chromosomes called promoters that regulate gene expression related to cell metabolism.

les chercheurs ont découvert que AMPK se lie directement sur les sites sur les chromosomes appelés promoteurs qui régule l'expression de gènes reliés au métabolisme de la cellule.

They published their findings online in Science Express.
Unlike genetic changes, which involve a change or mutation in DNA sequence, epigenetic changes in the nucleus leave the DNA sequence unaltered but modify the histone proteins, which comprise the backbone of the chromosome. Histones are proteins found in the nucleus that package and order DNA into structural units. Epigentic changes alter how DNA folds in chromosomes, changing how accessible genes are to regulatory proteins and enzymes that copy genes into RNA messages.

Contrairement aux changements génétiques qui impliquent un changement de séquence dans l'ADN, les changements épigénétiques ne modifient pas la séquence mais modifient les protéines histones qui constituent l'épine dorsale du chromosome. Les histones sont des protéines dans le noyeau qui enveloppent et mettent de l'ordre dans les unités struturales. Les changements épigénétiques changent la façon dont l'ADN est plié dasn le chromosome. CE qui change la disponibilité des gènes et comment les protéines et les enzymes copient les gènes en ARN.

"Epigenetics is the study of how factors outside of actual DNA interact with, but not alter, genes. It is turning out, through recent discoveries, that epigenetic information plays an important role in human health and disease," says Berger.

L'épigénétique est l'étude de la façon dont les facteurs extérieurs de l'ADN interagisse avec les gènes sans les altérer. Il devient évident à travers de récentes études que l'information epigénétique joue un rôle important pour la santé humaine.
"Our results show a direct link between the energy state of the cell and its epigenetic status," adds Bungard.

Nos résultats montrent un lien direct entre l'état de l'énergie de la cellule et son statut épigénétique.

Thus far, the investigators have identified two genes that are regulated by AMPK at the histone level in the nucleus. These initial observations were made in tissue-culture cells and the team is now working to confirm them in animal models.

Les chercheurs ont trouvé 2 gènes qui sont régulés par AMPK au niveua de l'histone dans le noyeau. Ces observations initiales sont faites en laboratoire et l'équipe veut confirmer cela chez les animaux.

AMPK's main role is to sense cell stress. In this study, cells were stressed with ultraviolet radiation and low levels of glucose, a common source of cell energy. In the sequence of events after stress, AMPK picks up the cell-stress signal and travels to the nucleus to bind to the important tumor suppressor p53 protein. This in turn, causes a phosphate to be added to a histone near the p21 gene, which turns the gene on. The function of p21 is to stop or slow down the cell cycle until energy levels are restored to normal.

Le principale rôle de l'AMPK est de servir de senseur au stress. Dans cette étude, les cellules ont été stressées avec une radiation ultraviolette et un niveau de glucose, une source commune d'énergie. Dans la séquence des évênements après le stress, l'AMPK prend le signal de stress et va se lier à l aprotéine p53. Ceci fait qu'un phosphate est ajouté à un histone près du gène 21 ce qui active le gène.La focntion de p21 est d'arrêter ou de ralentir le cycle de la cellule jusqu'à ce que l'énergie soit restoré à la normal.

The same mechanism occurs at other genes regulated by AMPK, allowing direct control of the many processes that AMPK regulates. These processes, such as sugar storage, insulin production, and other pathways, are altered in obesity and diabetes.

Le même mécanisme arrive à d'autres gènes régulés par AMPK permettant le controle direct de plusieurs processus que gère AMPK. Ces processus comme le stockage du sucre, la production d'insuline, et d'autres processu sont altérés en obésité et diabètes.

The researchers were surprised by these findings on many fronts: This is the first time that investigators have shown that AMPK is present on chromatin, that it targets histones, and that p53 is involved in sensing stress via AMPK. Other stress-response proteins could use similar epigenetic pathways, and thus may be a common way that cells respond to stress.

Les chercheurs ont été surpris des résultats sur plusieurs fronts: C'est la première fois que les chercheurs ont démontré que AMPK est présent sur la chromatine, qu'elle cible le shistones et que p53 est impliqué par le stress via AMPK. D'autres protéines de réponses de stress pourraient être aussi utilisées dans des processus épigénétiques et cela pourrait être une façon générale pour les cellules de érpondent au stress.
The work conducted by the team holds out promise for new therapies for a number of diseases, including diabetes and cancer. For example, AMPK is a target of metformin, the most commonly prescribed drug for the treatment of Type II diabetes. Understanding how AMPK can directly change gene expression may lead to the identification of new disease-associated targets and potential therapies.
Cette recherche est prometteuse pour de nouvelles thérapies pour un greand nombre de malaides, incluant le diabète et le cancer. Par exemple, AMPK est une cible pour la metformin, le médicament le plus prescrit poue le diabète de type II. Comprendre comment AMPK peut changer directement l'expression d'un gène peut conduire à l'identifiction de nouvelles cibles et de potentiellement de nouvelles thérapies.
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MessageSujet: Re: metformine   Jeu 28 Jan 2010 - 3:19

La metformine est une molécule utilisée dans le diabète de type 2. CE médicament permet d'éviter une élévation trop importante du taux de sucre dans le sang des patients. Il a comme avantage de ne pas présenter d'effet secondaire néfaste chez les patients qu'ils soient diabétiques ou non. récemment plusieurs études ont suggéré que ce médicament possédait une propriété anti-tumorale.

Des études épidémiologiques indiquent que l'incidence des cancers est plus faibles chez les diabétiques de type 2 traités avec la metformine que chez ceux qui prennnent un autre traitement.

D'autres études conduites in vitro sur des cellules cancéreuses en culture ont montré que le médicament inhibe la croissance tumorale en bloquant la multiplication des cellules cancéreuses. frédéric Bost et son équipe font partie des chercheurs qui ont mis en évidence ce dernier point. Ils ont été les premiers au monde à montrer que la metformine inhibe la croissance des cellules de cancers de la prostate.

Pour aller plus loin et savoir si la metformine pourrait être utiliser dans le traitement des cancers, notamment celui de la , il faut comprendre comment la molécule agit sur les cellules cancéreuses.

Dans ce but, les chercheurs vont étudier les mécanismes mis en jeu dans l'activité antitumorale de la metformine. Ils vont regarder si la molécule est capable d'inhiber la formation de métastases et quels sont les médicaments de chimiothérapie de chimio classique avec lesquels ils seraient possible de l'administrer pour augmenter son efficacité.


Dernière édition par Denis le Jeu 10 Mai 2012 - 12:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: metformine   Lun 14 Sep 2009 - 15:45

SAN FRANSCISCO, Etats-Unis — L'anti-diabétique Metformine, le plus prescrit, combiné à l'anti-cancéreux Doxorubicine, détruit plus efficacement les cellules souches du cancer chez des souris qu'une chimiothérapie seule, selon une recherche publiée lundi.

Les résultats de ces travaux viennent s'ajouter à d'autres indications préliminaires grandissantes dans les cultures cellulaires, chez les souris et les humains selon lesquelles la metformine pourrait bien contribuer à combattre le cancer du sein, écrivent les auteurs de cette étude de la faculté de médecine de Harvard (Massachusetts, nord-est).

Cette recherche paraît dans l'édition en ligne de la revue Cancer Research.

"Nous avons découvert une substance ciblant les cellules souches cancéreuses dans un traitement de première ligne contre le diabète (adulte)", souligne Kevin Struhl, professeur de chimie biologique et de pharmacologie moléculaire à la faculté de médecine de Harvard.

Dans cette recherche l'anti-diabétique Metformine paraît agir indépendamment de sa capacité à améliorer la sensibilité à l'insuline et à réduire le niveau de sucre dans le sang, deux facteurs également liés à un meilleur pronostic pour le cancer du sein, expliquent les auteurs de la recherche.

Les résultats de cette étude corroborent l'hypothèse des cellules souches cancéreuses selon laquelle un petit nombre de cellules malignes ont des capacités spéciales leur permettant d'alimenter la croissance du cancer et de promouvoir sa résurgence.

Copyright © 2009 AFP.
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MessageSujet: Re: metformine   Jeu 4 Juin 2009 - 1:03

(June 4, 2009) — Researchers at McGill University and the University of Pennsylvania have discovered that a widely used anti-diabetic drug can boost the immune system and increase the potency of vaccines and cancer treatments. Their findings will be published June 3 in the journal Nature.

Les chercheurs ont découvert qu'un médicament largement utilisé contre le diabète peut booster le système immunitaire et accroitre le potentiel des vaccins et des traitements anti-cancer.

The discovery was made by Dr. Russell Jones, an assistant professor at McGill's Goodman Cancer Centre and the Department of Physiology, Faculty of Medicine, Yongwon Choi, PhD, professor of pathology and laboratory medicine, and postdoctoral fellow Erika Pearce, PhD, of the University of Pennsylvania. They discovered that the widely prescribed diabetes treatment metformin increases the efficiency of the immune system's T-cells, which in turn makes cancer and virus-fighting vaccines more effective.


Le traitement est le metformin

The specialized white blood cells of the human immune system known as "T-cells" remember pathogens they have encountered from previous infections or vaccinations, enabling them to fight subsequent infections much faster. This "immunological memory" has been the subject of intense study for many years, but until now the underlying cellular mechanisms behind it were not well understood. Now, the researchers say, they can use diabetic therapies to manipulate T-cell response and enhance the immune system's response to infections and cancer alike.

Les cellules spécialisées blanches du système immunitaire humain connues sous le nom de cellules T se souviennent des agents pathogènes rencontrées dans une infection précédente ou d'une vaccination pour pouvoir les combattre plus rapidement. Cette mémoire a fait l'objet d'intenses études depuis des années mais jusqu'à maintenant le mécanisme cellulaire qui soutendait cette mémoire reatit inconnue. Maintenant les chercheurs disent qu'ils peuvent utiliser des médicaments pour le diabète pour manipuler la réponse des cellules T et accroitre la réponse du système immunitaire contre les infections ou le cancer.

"Many genes involved in diabetes regulation also play a role in cancer progression," Jones explained. "There is also a significant body of data suggesting that diabetics are more prone to certain cancers. However, our study is the first to suggest that by targeting the same metabolic pathways that play a role in diabetes, you can alter how well your immune system functions."

Plusieurs gènes impliquées dans la régulation du diabète joue aussi un rôle dans la progression du cancer. Il y a aussi un certain nombre de données qui disent que les diabétiques sont plus sujets à certains cancers. toutefois cette étude est la première à dire qu'en ciblant les chemins cellulaires qui jouent un rôle dans le diabète vous pouvez changer aussi le système immunitaire.

"We serendipitously discovered that the metabolizing, or burning, of fatty acids by T-cells following the peak of infection is critical to establishing immunological memory," Pearce added. "We used metformin, which is known to operate on fatty-acid metabolism, to enhance this process, and have shown experimentally in mice that metformin increases T-cell memory as well as the ensuing protective immunity of an experimental anti-cancer vaccine."

nous utilisons le metformin qui est connu pour agir sur le métabolisme des acides gras pour augmenter le processus de mémoire des cellules T. nous avons expérimenté sur de souris et démontré que cela marchait avec un vaccin anti-cancer expérimental.

Few talk about cancer and diabetes in the same breath. However, recent advances have uncovered common links between cancer and diabetes, in particular how metabolic pathways, the basic chemical reactions that happen in our cells, are controlled in these diseases. The recent findings suggest a new link between the metabolic pathways deregulated in cancer and diabetes and their role in immune cell function. The results suggest that common diabetic therapies which alter cellular metabolism may enhance T-cell memory, providing a boost to the immune system. This could lead to novel strategies for vaccine and anti-cancer therapies.

"Our findings were unanticipated, but are potentially extremely important and could revolutionize current strategies for both therapeutic and protective vaccines," Choi said.

Notre découverte était inattendue mais pourrait révolutionner les thérapies courantes pour les vaccins thérapeuthiques aussi bien que préventifs.
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MessageSujet: metformine   Mar 9 Mai 2006 - 12:20

Les cellules dendritiques sont des cellules spécialisées du sang ( des cellules blanches) qui patrouillent pour rechercher des infections. Ces cellules dendritiques trouvent et détruisent n'importe quel organismes infectueux qu'ils touvent. Les fragments de ces organismes sont présentés sur les branches fluctuantes nommées dendrites des cellules denditriques pour activer les cellules tueuses du système immunitaire. Ces cellulles tueuses activées tuent l'infection et résistent aux futures attaques.

Depuis leur découverte en 1975, c'est connu que les cellules dendritiques, comme d'autres cellules blanches, se développent à partir de cellules souches de la moelle épinière. Mais, jusqu'à maintenant, on ne savait pas comment ce procédé se faisait. En utilisant un modèle de souris le docteur Naik a découvert les processus précurseurs qui produisent les cellules dendritiques. En ce faisant, il a aussi déterminé les opérations pratiques des cellules dendritiques qui sont plus spécialisées que prévues précédemment. Au lieu d'être une pôlice général dans le corps humain. Il semble que les cellulles dendritiques sont organisées effectivement par escouades qui s'occupent de différents problèmes. Tout comme il y a dans la police des départements spécialisés dans les vols à mains armées, les homicides et les fraudesé Ces découvertes changent profondément notre compréhension su système immunitaire.


Dernière édition par Denis le Ven 4 Déc 2015 - 15:04, édité 5 fois
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