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 Cancer : entre diagnostic et traitement

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Denis
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MessageSujet: Re: Cancer : entre diagnostic et traitement   Ven 8 Juil 2011 - 11:36

Santé Le centre hospitalier privé de Saint-Grégoire vient de lancer une unité de diagnostic rapide

Les médecins du pôle gynécologie de l'hôpital privé de Saint-Grégoire ont lancé en juin une unité de diagnostic rapide en pathologie mammaire. Une procédure accélérée pour dépister le cancer du . « Quand la mammographie est suspecte, les généralistes peuvent proposer à leurs patientes de venir chez nous pour une prise en charge rapide », explique le docteur D'Halluin, chirurgien-gynécologue. En une journée, les femmes pourront savoir si elles doivent être opérées ou non, et fixer la date de l'intervention. « J'ai reçu une dame de 80 ans qui avait passé une mammographie la veille. On lui a effectué une biopsie, dont les résultats nous ont été transmis dans la journée. Elle pourra être opérée dans une semaine ». Le parcours traditionnel aurait pris au moins un mois. « Toutes les pathologies ne peuvent être traitées dans l'unité », tempère le docteur D'Halluin.

Moins de stress
Ce service, le troisième en France après Villejuif et Rouen, est ouvert tous les jeudis, sur rendez-vous. Il s'adresse surtout aux femmes souhaitant être opérées rapidement. « L'attente est toujours un facteur d'angoisse. L'unité profitera aussi aux femmes qui viennent de loin,en leur évitant de multiplier les allers-retours. » D'un point de vue médical, la rapidité n'est pas fondamentale. « Plus vite la maladie est traitée, mieux c'est mais en trois semaines, la différence n'est pas flagrante », admet le spécialiste. En France, 80 % des cancers du sein sont soignés.

—Camille Allain

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Denis
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MessageSujet: Re: Cancer : entre diagnostic et traitement   Jeu 21 Avr 2011 - 12:38




L'hôpital privé Sévigné se dote d'un pôle de cancérologie dont la clé est l'accompagnement du malade de A à Z.
Plus d'interlocuteurs multiples

Un seul médecin se chargera de l'ensemble du temps médical, du diagnostic à l'annonce de la maladie au patient, puis à l'explication du traitement envisagé. Le but étant que le malade n'ait pas de différents diagnostics.

L'accompagnement et le soutien au malade

L'idée principale du pôle cancérologie est l'accompagnement et la prise en charge du malade de A à Z. Après l'annonce du diagnostic, trois infirmières sont là pour accueillir les malades, les écouter, répondre à leurs questions et les rassurer. Un numéro de téléphone a également été mis en place afin de répondre au mieux aux besoins de parole et d'écoute des patients, il s'agit du 34 38. Les infirmières de ce temps d'accompagnement ont également pour rôle d'aiguiller les malades vers les soins para-médicaux qui leur seront bénéfiques : psychologie, diététique, stomathérapie, socio-esthétique, mais également vers les associations de malades du cancer. Tous les soins et services sont pris en charge, pour ne pas que ça soit un frein à leur bien-être.

Le retour à la vie « normale ».

L'accompagnement ne s'arrête pas après le stade de rémission ou encore la fin de la maladie. Les personnes peuvent revenir autant de fois qu'ils en sentent le besoin, sans que cela ait des conséquences sur leur suivi par leur médecin traitant. Les membres du temps d'accompagnement adressent un courrier aux médecins traitants qui les renseignent sur les soins spécifiques dont auraient besoin leurs patients.

Une salle d'information sur le cancer

Outre dans les cabinets des médecins, les patients et leurs familles peuvent s'informer sur la maladie dans une salle de lecture et de détente où se dressent une borne interactive multimédia et des brochures explicatives conçues par l'Institut national du cancer (Inca).

Ouest-France

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Marie



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MessageSujet: Re: Cancer : entre diagnostic et traitement   Mer 14 Juin 2006 - 17:12

Bonsoir optimiste;

Je vais appeler demain le centre médico-social ,il y en a un ou je reste,je te dirais quoi.
Et toi comment vas-tu?la chaleur est terminé,on à un petit 18 degrés,mais je préfére avec la chaleur on ne dormait plus,,bisous de marie @#@
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Optimiste
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MessageSujet: Re: Cancer : entre diagnostic et traitement   Mer 14 Juin 2006 - 16:44

Normalement dans chaque petite ville , il y a un centre medico-psychologique adulte comme celui dans lequel je travaille , il faut y demander un RDV , aupres de quelqu'un ( dans un premier temps ce peut être un inf psy qui fait l'evaluation de la demande ) puis ensuite l'equipe decide ce qui peut être proposé au patient : medocs ( mais dans le cas de Rodolphe et des proches , c'est pas forcement necessaire !!) , soutien psychologique proposé par un psychologue ou un psychiatre ou meme un inf formé ...Et voilà , ne pas hesiter à insister ..
L'ecoute de l'angoisse et des souffrances psychiques comme physiques est importantes et elle permet de moins angoisser les proches , de vider son sac trop lourd ...

Si il y a un probleme pour trouver les coordonnées sur amiens , faut appeler l'hopital psychiatrique du departement qui aura les infos et guidera

sinon dans le prive les psychologues sont effectivement payants et quasi jamais remboursables , les psychiatres font des feuilles de remboursements , les psychanalystes non et enfin les centres medico-psychologiques sont gratuiits ...
Voili voilà , courage à vous tous , l'important avec un psy est de se sentir en confiance meme si la premiere chose qu'on fait en sa presence tres rapidement c'est de pleurer , c'est bien il faut lacher ...
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Marie



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MessageSujet: Re: Cancer : entre diagnostic et traitement   Mar 13 Juin 2006 - 19:17

Merci denis ,elle aura peut-etre des infos à me communiquer,bisous de marie @#@
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Denis
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MessageSujet: Re: Cancer : entre diagnostic et traitement   Mar 13 Juin 2006 - 19:06

Optimiste travaille là-dedans, je ne sais pas son titre mais elle a l'air d'aimer ça entk elle prends toujours des cours.

Denis
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Marie



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MessageSujet: Re: Cancer : entre diagnostic et traitement   Mar 13 Juin 2006 - 17:42

Bonsoir le cerf,

J'ai demandé 3fois un psy pour rodolphe pendant son hospitalisation,et personne n'est venu...En fait il est seul pour tout l'hopital et ne peux pas etre avec chaque patient...Personne ne nous a proposé d'aide psychologique,c'est pas normal,denis a raison ,à l'annonce de la maladie,on nous laisse dans la nature ,seuls,avec ses angoisses.
Merci pour les adresses,mais Soissons est trés loin de chez nous,nous sommes à 15 km dAmiens dans la somme,mais j'irais voir sur le site de fred,à moins que denis mette un lien,encore merci,bisous de marie @#@
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LE CERF



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MessageSujet: Re: Cancer : entre diagnostic et traitement   Mar 13 Juin 2006 - 17:03

marie a écrit:
As-tu vu un psychologue ou autre,aprés l'annonce de ta maladie,c'est peut-etre mieux pris en charge que chez nous?
Tu vois aprés mon opération,dans une clinique privée ,('ablation de l'utérus)on m'a proposé de voir un psy?par rapport à rodolphe,je trouvé ça un peu ridicule...


Marie, Rodolphe réside dans ta région ou pas ?

ECOUTE ET SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE


Dans quelques jours, Frédéric va mettre un dossier sur son site concernant les institutions et les associations, ainsi que les différentes démarches pour pouvoir avoir une consultation avec un psychologue, aussi bien en France qu'au Québec.

Je te donne les renseignements que je viens de trouver sur internet.

Dans les établissements hospitaliers et les centres de traitement, des psychologues peuvent accompagner les malades et leur famille, à leur demande.

En dehors de l'hospitalisation, pendant ou après le traitement, un soutien psychologique peut s'avérer nécessaire aussi bien pour le malade que pour son entourage.

Des associations de soutien aux personnes concernées par le cancer proposent des groupes de paroles et des entretiens individuels gratuits :

- Association Vie et Cancer (A. V. E. C.)
2 rue Deflandre
02200 SOISSONS
Téléphone : 03.23.53.03.74 ou 06.75.65.51.96


En outre, l'Association Vie Et Cancer propose un soutien psychologique spécifique aux adolescents concernés par le cancer et un soutien psychologique au domicile des personnes malades du cancer qui ne peuvent pas se déplacer.
Se renseigner au : 03.23.53.03.74

- Le Comité de l'Aisne de la Ligue contre le cancer
Maison des Associations
Rue du Bourg
BP 538
02001 LAON Cedex
Téléphone : 03.23.23.21.64



Autres possibilités :

- se renseigner auprès des mairies et des caisses d'allocations familiales.

- vous trouverez également les adresses des psychologues, psychothérapeutes et psychiatres dans les pagrs jaunes de l'annuaire.

Il est à souligner que ces consultations de spécialistes ne sont pas gratuites.


J'espère que ces renseignements pourront t'aider dans ta démarche de recherche d'un psy.

per2 per2 per2 per2 per2 per2 per2 per2 per2 per2 per2 per2 per2 per2 per2 per2
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Denis
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MessageSujet: Re: Cancer : entre diagnostic et traitement   Mar 13 Juin 2006 - 13:02

Non, je ne trouvais pas que ça valait la peine.

J'avais compris qu'il me restait 2 ans à vivre. Je ne voyais pas ce qu'un psy pouvait me dire pour me changer les idées de ça et c'était trop tard pour adopter un autre point de vue de la vie.


Si j'avais des chances de survies raisonnables je penserais à ça et à bien des choses.

Denis
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Marie



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MessageSujet: Re: Cancer : entre diagnostic et traitement   Mar 13 Juin 2006 - 12:39

As-tu vu un psychologue ou autre,aprés l'annonce de ta maladie,c'est peut-etre mieux pris en charge que chez nous?
Tu vois aprés mon opération,dans une clinique privée ,('ablation de l'utérus)on m'a proposé de voir un psy?par rapport à rodolphe,je trouvé ça un peu ridicule...
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Denis
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MessageSujet: Re: Cancer : entre diagnostic et traitement   Mar 13 Juin 2006 - 12:31

C'est un article que j'ai copié de Esanté.fr. Je n'écris pas aussi bien que ça mais je suis d'accord pour dire que le choc de l'annonce d'un cancer c'est un cancer psychologique en soi.

Tu deviens prostée et replié sur toi-même, moi ça m'a été annoncé en 2001 et je crois que j'ai des sympotmes post-traumatiques comme quelqu'un qui a vécu un crash d'avion ou quelque chose du genre.

Je n'avais pas vraiement le goût de vivre après ça, je disais aux gens que le doc n'aurait pas dû me réveiller après l'opération enfin j'ai appelé ce site "espoirs" pour ne pas écrire des choses comme ça et je sais que tu as trop propre lot d'expériences angoissantes.

Denis
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MessageSujet: Re: Cancer : entre diagnostic et traitement   Mar 13 Juin 2006 - 12:19

Tu ne dis que des choses vraies,mon pére qui avait beaucoup de caractére et ne se laissé pas aller,a changé totalement à l'annonce de son cancer du poumon,il se posait un tas de questions,devenait irritable, anxieux et aurait eu besoin d'une aide psychologique dans ses terribles moments de doute et de peur quand j'ai lu l'histoire d'optimiste,j'ai pensais à lui,il avait eu 2 fois du sang dans des crachats et devait passer une fibroscopie,on lui a annonçé sa maladie aprés l'examen,il avait 50 kilometres à faire ,il été perdu et ne savait plus quelle route prendre,LE CHOC.
Quand rodolphe a appris sa maladie,il a voulut faire une grande féte avec toute la famille et a prit la (cuite de sa vie)il pensait ne pas survivre à l'opération,il voulait dire au revoir à tout le monde..
Je ne peux oublier tous ses moments forts de ma vie...
Il faut prendre en charge les craintes de chacun,ce qui n'est pas le cas à l'heure actuelle,j'ai réclamé 3 fois un psy pour rodolphe pendant son hospitalisation car il a eu des grosses angoisses,il n'est jamais venu....
merci denis,bisous de marie @#@
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Denis
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MessageSujet: Cancer : entre diagnostic et traitement   Mar 13 Juin 2006 - 9:40

Cancer : entre diagnostic et traitement, l'attente est difficile

Entre le difficile moment du diagnostic du cancer et les débuts du traitement, s'écoulent parfois de longues semaines, synonymes de peur, d'angoisse, de doute et d'incertitudes. Peut-on vivre mieux cette période de transition ? Nous avons interrogé Marie-Armelle Roquand, psychologue clinicienne et psychanalyste au Centre Régional de Lutte contre le Cancer Paul Papin à Angers.

Après la violence de l’annonce du diagnostic de cancer, se sentir «lâché dans la nature» pendant plusieurs semaines est une expérience douloureuse.

Ce moment est d'autant plus difficile que le diagnostic est tombé brutalement, dans le cadre d'un dépistage systématique notamment, alors que la personne n'y est pas préparée et qu'elle ne présente encore aucun signe douteux ou alarmant. Plus qu'un choc, l'annonce d'un cancer est alors un véritable traumatisme qui laisse souvent des traces profondes, pendant longtemps.

À l'inverse, quand le diagnostic est « progressif », après une période de doute, l'angoisse est présente mais elle n'est pas que dommageable : elle prépare, inconsciemment, à un événement difficile. Ainsi, une personne qui attend ses résultats effectue un cheminement psychologique qui anticipe une issue dramatique (« j'ai un cancer ») mais aussi une issue positive (« je n'ai rien »). L'éventualité d'être malade fait son chemin, et si le choc du diagnostic demeure, le malade a le temps d'y songer et d'anticiper un peu. Même s'il a peur, il est préparé. Il faudrait, avant tout diagnostic, pouvoir parler de « l'éventualité d'un cancer», ce qui n'est malheureusement pas toujours possible.

D’autant que l’annonce d’une maladie grave, en l’occurrence le cancer, vient forcément tout remettre en question, du jour au lendemain…

Sur le cancer, nous avons tous nos idées préconçues, nos images, provenant de ce que nous avons lu, entendu, vécu avant d'être déclaré malade : un ami disparu brutalement, un parent qui s'en est « sorti », des histoires vécues, racontées… Tout cela, représentations et croyances souvent liées à la mort, s'est inconsciemment inscrit dans notre psychisme au fil des années. Le cancer, c'est un peu comme un raz-de-marée dans la vie du sujet, tout est bouleversé, et il faut du temps pour prendre l'exacte mesure des dommages et effectuer les réparations nécessaires.

De la même façon, du temps est nécessaire pour la mise en place du protocole thérapeutique. C'est alors qu'images et croyances vont fortement influencer les réactions et le comportement immédiat. Tout l'enjeu pour les professionnels de santé est d'accompagner la personne, d'expliquer le délai pour que, dans la confiance, elle puisse engager ses capacités de lutte et ne pas majorer son désarroi.

Les mécanismes de défense, absolument normaux, qui se mettent en place au moment du diagnostic d'un cancer (souci de contrôle, colère, déni, sentiment d'injustice, rationalisation, etc.) aident à faire face à la maladie ; en effet une telle atteinte génère un ressenti complexe, dont le sentiment de solitude, au sens d'«être seul avec ça», fait partie.

Comment occuper ce temps, pour ne pas se laisser abattre par la mauvaise nouvelle, alors qu’on a le sentiment de ne pas pouvoir encore se battre puisque les traitements n’ont pas commencé ?

Vous mettez l'accent sur une donnée importante : il y a le temps des réalités objectives et celui de notre psychisme qui évolue à son rythme, indifférent au calendrier. L'annonce du diagnostic inaugure un parcours de soins et un cheminement psychique propre à l'être humain ; un délai dans la prise en charge peut être vécu par le patient comme une perte de maîtrise, de contrôle, sur ce qui le concerne au plus vif : sa santé. C'est une attente sans repères, où il se sent « en suspension », sorti du monde réel, comme si son corps ne lui appartenait plus et hébergeait un ennemi invisible contre lequel il n'a pas encore les moyens de lutter.

Il semble exister une contradiction entre la gravité ressentie par le malade et le « vide » de soins qui va générer de l'angoisse. La famille, les amis sont précieux dans cette période de vulnérabilité mais ne peuvent effacer la douleur du ressenti individuel. Parfois en décalage avec le temps réel des traitements, il faut parvenir à trouver en soi (souvent, en maintenant le quotidien), les moyens d'agir, de réagir, de s'exprimer ; cela demande un temps de latence, indispensable psychiquement, seulement il est propre à chacun et se doit d'être accompagné.

Justement, ne faudrait-il pas songer à une prise en charge « pré-traitement », pour soutenir le malade dans cette période si difficile ?

Effectivement, un accompagnement semble essentiel pour que cette période ne soit pas un temps « vide » où le sentiment d'abandon domine, mais au contraire permette le travail d'intégration psychique du diagnostic. Car le cancer, comme toute maladie grave, suppose un travail psychique particulier, qui ne peut s'amorcer sans soutien, sans prise en charge. Au moment de l'annonce, chacun sait qu'une fois le mot « cancer» prononcé, le malade n'entend plus grand-chose, ses capacités d'intégration se paralysent sous l'effet du stress. Le sujet a besoin de repères qui jalonneront son futur parcours de soins.

C'est d'ailleurs une demande des malades qui a conduit à la mise en place de la mesure 40 du Plan Cancer ; celle-ci prévoit plusieurs rendez-vous médicaux allant dans le sens d'une annonce progressive de la maladie et de sa prise en charge thérapeutique, un « temps d'accompagnement soignant », où l'écoute a sa place ; l'orientation possible vers une prise en charge sociale, psychologique. Les témoignages expriment bien ce vécu douloureux, mais ils montrent aussi l'extraordinaire capacité de l'individu à faire face à l'adversité.
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MessageSujet: Re: Cancer : entre diagnostic et traitement   Aujourd'hui à 8:12

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