AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 prévention pour le cancer du sein

Aller en bas 
AuteurMessage
Denis
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 17023
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: prévention pour le cancer du sein   Jeu 3 Sep 2015 - 13:22

Une étude réalisée par des chercheurs de l’Alberta Health Services à Edmonton (Canada) a montré que le fait de doubler la durée hebdomadaire d’activité physique pour une femme ménopausée pourrait lui permettre de mieux prévenir le risque de cancer du sein. Ces travaux ont également montré que le taux de graisse corporelle était associé à un risque accru de développer un cancer du sein après la ménopause.

Les résultats de leur étude confirment que le fait de passer de 150 à 300 minutes de sport par semaine (soit 5 heures) réduit la masse graisseuse et diminue les risques de cancer du sein. "Nos travaux confirment le lien entre l’activité physique des femmes ménopausées et risques de développer un cancer du sein" souligne le Professeur Christine Friedenreich, qui a dirigé ces recherches. "Notre étude nous fournit donc des éléments pour encourager les femmes ménopausées à faire au moins 300 minutes d’activités sportives par semaine".

Article rédigé par Georges Simmonds

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 17023
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: prévention pour le cancer du sein   Dim 5 Oct 2014 - 19:38

Des chercheurs américains de l'Université du Nebraska ont développé un petit dispositif électronique destiné à dépister les tumeurs du sein, dont le fonctionnement est calqué sur la palpation médicale. Cet outil peu coûteux est utilisable à domicile et, selon certains médecins, il pourrait porter la survie dans le cancer du sein au-delà de 94 %.

Pour mettre au point leur appareil, ces scientifiques ont analysé les caractéristiques de la palpation médicale. Ainsi, pour palper un sein et rechercher des irrégularités tissulaires, le clinicien exerce une pression d’environ 70 à 90 Kpa sur une surface d’environ 1 cm2 et peut détecter une tumeur de 8 à 18 fois plus « rigide » que le tissu sain.

Les chercheurs ont donc imaginé un appareil portable qui intègre un film électronique, composé de nanoparticules et de polymères, qui reproduit les caractéristiques physiques de la palpation mammaire et délivre les résultats sous la forme d’images. Le dispositif pourrait ainsi détecter des tumeurs de 5 à 10 mm de diamètre, à 20 mm de profondeur, souvent inaccessibles à la palpation.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 17023
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: prévention pour le cancer du sein   Lun 12 Mai 2014 - 14:15

Même chose à peu près que l'article que je viens de mettre sur ce même fil mais les recommandations me paraissent plus claires et plus pratiques à ce moment-là.

Eviter les solvants ou les émanations d'essence font partie de sept recommandations données par des scientifiques américains aux femmes pour réduire leur exposition à des substances chimiques hautement cancérigènes qui pourraient accroître le risque de cancer du sein.

Une étude publiée lundi 12 mai établit une liste de 17 substances prioritaires qui provoquent des tumeurs mammaires chez les animaux et auxquelles de nombreuses femmes sont exposées quotidiennement.

Il s'agit de produits chimiques présents dans l'essence, le gasoil et autres particules dans les gaz d'échappement des véhicules, ainsi que des ignifuges, des textiles anti-taches, des dissolvants, des décapants à peinture et des dérivés de désinfectants utilisés dans le traitement de l'eau potable, explique le Dr Ruthann Rudel, directeur de la recherche au Silent Spring Institute à Newton (Massachusetts, nord-est), co-auteur de ces travaux.

Ces chercheurs préconisent les sept précautions suivantes :

1/ Limiter autant que possible l'exposition aux émanations d'essence ou de gasoil et aux gaz d'échappement des véhicules.

2/ Utiliser une hotte de cuisine en cuisinant et réduire la consommation d'aliments carbonisés (barbecue).

3/ Ne pas acheter de meubles (sofa, fauteuils...) contenant de la mousse de polyuréthane et s'assurer qu'ils n'aient pas été traités avec des ignifuges.

4/ Eviter les tapis et autres tissus d'ameublement résistants aux taches.

5/ Trouver un teinturier qui n'utilise pas de perchloroéthylène ou d'autres solvants.

6/ Se procurer un bon filtre à charbon pour filtrer l'eau avant de la consommer.

7/ Réduire l'exposition aux substances chimiques contenues dans la poussière de l'habitation en retirant ses chaussures à l'entrée de la maison, et en utilisant un aspirateur doté d'un filtre HEPA à particules.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 17023
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: prévention pour le cancer du sein   Lun 12 Mai 2014 - 14:09

WASHINGTON - Des scientifiques américains ont identifié les substances chimiques les plus cancérigènes présentes dans l'environnement quotidien que les femmes devraient éviter pour réduire les risques de cancer du sein, une piste jugée prometteuse pour sa prévention.

Cette recherche, publiée lundi dans la revue Environmental Health Perspectives, confirme également que les produits chimiques qui provoquent des tumeurs cancéreuses des glandes mammaires chez les rats, sont également liés au cancer du sein chez les humains.

L'étude établit une liste de 17 substances cancérigènes hautement prioritaires parce qu'elles provoquent des tumeurs mammaires chez les animaux et que de nombreuses femmes y sont exposées.

Il s'agit de produits chimiques présents dans l'essence, le gasoil et autres substances d'échappement des véhicules, ainsi que des ignifuges, des textiles anti-taches, des dissolvants, des décapants à peinture et des dérivés de désinfectants utilisés dans le traitement de l'eau potable.

«Cette recherche offre une feuille de route pour la prévention du cancer du sein en identifiant des produits chimiques hautement prioritaires auxquels les femmes sont le plus communément exposées et montre également comment mesurer cette exposition», explique le Dr Ruthann Rudel, directeur de la recherche au Silent Spring Institute à Newton (Massachusetts), co-auteur de ces travaux.

«Ces informations guideront les efforts pour réduire le contact avec ces substances liées au cancer du sein et aideront les chercheurs à étudier comment les femmes sont affectées», ajoute-t-il.

Les recherches effectuées jusqu'alors sur le cancer du sein ne prenaient pas en compte l'exposition des femmes à un grand nombre de cancérigènes chimiques, en raison surtout du manque d'information quant aux substances sur lesquelles se concentrer et pour les tester.

Ces chercheurs soulignent que des groupes consultatifs d'experts de la Maison Blanche, l'Institut américain de médecine et le Comité de coordination pour la recherche environnementale et le cancer du sein, ont tous souligné que les substances chimiques présentes dans l'environnement de tous les jours étaient une piste prometteuse pour la prévention des tumeurs malignes mammaires.
Réduire l'exposition aux produits chimiques

«Toutes les femmes aux États-Unis sont exposées à des substances chimiques qui pourraient accroître leur risque de cancer du sein mais malheureusement ce lien est très largement ignoré», commente Julia Brody, directrice générale du Silent Spring Institute, co-auteur de l'étude.

«Réduire l'exposition aux produits chimiques toxiques pourrait sauver la vie de nombreuses femmes», estime-t-elle, ajoutant: «quand on parle aux gens de cancer du sein, le risque présenté par les substances chimiques ne leur vient pas à l'esprit le plus souvent».

Enfin, regrette cette chercheuse, «les fonds consacrés à la recherche sur le lien entre cancer du sein et produits chimiques dans l'environnement, ne représentent qu'une infime partie du total».

«Il est impératif que les industries et le gouvernement agissent pour réduire l'exposition aux substances les plus dangereuses», insiste Kristi Marsh, auteur d'un ouvrage sur le sujet, intitulé Little Changes.

Un cancer du sein lui a été diagnostiqué quand elle avait 35 ans et Kristi Marsh, qui n'avait pas d'antécédent familial, l'attribue à une exposition à des cancérigènes chimiques.

Pour Dale Sandler, principal épidémiologiste de l'Institut national américain des sciences de la santé environnementale (NIEHS), «cette recherche examine de façon étendue et approfondie les données toxicologiques et les biomarqueurs concernant le cancer du sein». Elle donne ainsi une «importante source d'informations» pour étudier les liens environnement-cancer, dit-il.

Les Instituts nationaux de la santé (NIH) vont incorporer les recommandations de l'étude alors qu'ils se préparent à tester des prélèvements mammaires provenant de quelque 50 000 femmes, dans le cadre d'une recherche sur des soeurs pour déterminer les causes du cancer du sein.

La cancer du sein est la deuxième cause de mortalité par cancer chez les femmes aux États-Unis avec 40 000 décès estimés en 2014 et 232 670 nouveaux cas diagnostiqués, selon l'Institut National du Cancer qui chiffre à 2,89 millions au total le nombre de femmes actuellement touchées par ce cancer.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 17023
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: prévention pour le cancer du sein   Ven 21 Fév 2014 - 14:56

Selon une étude américaine de l'Université de Colombia, une série de doses modérées de radiothérapie sur le sein non touché par le cancer pourrait permettre de prévenir une récidive du cancer du sein, phénomène qui touche une patiente sur six, en éradiquant les cellules précancéreuses.

Ces recherches réalisées sur la souris montrent en effet qu'un traitement préventif par des radiations modérées sur le sein non affecté, simultanément à la radiothérapie sur le sein touché, permet une réduction très sensible du risque de rechute.

Selon le Professeur David J. Brenner, directeur du Centre de recherche de biophysique à l'Université de Colombia, grâce aux différents progrès intervenus depuis 30 ans, le taux de survie du cancer du sein, à 15 ans, atteint aujourd’hui 77 % aux États-Unis. Mais il reste toutefois un risque accru de développer un cancer dans l’autre sein et 15 % des survivantes du cancer du sein devront subir une mastectomie prophylactique de l’autre sein.

Ces travaux réalisés sur la souris ont pu montrer qu'un traitement prophylactique sur le sein épargné par la maladie avec une dose modérée de rayonnement permettait de diviser par trois le risque de récidive de cancer sur le sein malade.

Si les résultats de cette étude sont confirmés chez la femme, un traitement prophylactique par irradiation à faible dose pourrait être envisagé comme thérapie complémentaire pour les femmes présentant certains types de cancer du sein. Cette nouvelle thérapie préventive pourrait permettre d’éviter environ 100.000 cas de cancer du sein chaque année.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 17023
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: prévention pour le cancer du sein   Mar 25 Juin 2013 - 13:41

SANTÉ - Face au risque de cancer du sein Angelina Jolie a choisi l'ablation, mais d'autres femmes pourraient tout simplement opter... pour une simple pilule.
Afin de prévenir l'apparition de ce cancer, les autorités médicales britanniques à travers la voix du National Institute for Health and Care Excellence (Nice) recommandent désormais la prise d'une pilule quotidienne pendant 5 ans.
Annoncée mardi 25 juin, la mesure s'adresse aux femmes dont la famille a eu des antécédents avec ce cancer. Le Nice estime que près d'un demi-million de femmes vivant en Angleterre et au Pays de Galles âgées de 35 ans ou plus pourraient être concernées.
Plusieurs médecins britanniques ont salué une décision historique quoique controversée.
120 livres par patiente
D'après les autorités, ce traitement préventif coûterait aux alentours de 120 livres-sterling par femme, soit 142 euros environ. Peu onéreux, Il permettrait à la sécurité sociale britannique de faire d'importantes économies, mais surtout d'assurer une meilleure prévention.
Les molécules concernées sont deux générique. D'un côté, le tamoxifène, utilisé dans le traitement de cancers du sein en phase précoce ou avancé chez les femmes pré- et post-ménopausées. C'est la molécule la plus vendue dans le cadre de ce traitement. De l'autre, on trouve du raloxifène, une autre molécule utilisée pour lutter contre l'ostéoporose chez les femmes ménopausées.
Lors d'un essai clinique, des femmes post-ménopausées ayant un risque élevé d'avoir un cancer du sein ont fait le test. Après avoir pris du tamoxifène quotidiennement pendant 5 ans, elles ont vu leur risque de développer un cancer du sein invasif de 50%. Plus récemment, un autre essai portant sur 10 ans a constaté un risque diminué de 25% grâce au tamoxifène.
Même chose avec le raloxifène, un traitement quotidien qui avait réduit cette probabilité de 38%.
Des molécules qui font débat
Jusqu'ici, seuls les États-Unis avaient recours à un usage préventif de ces deux molécules. L'Union européenne estime pour sa part que le jeu ne vaut pas la chandelle. Il faut dire que deux essais conduits en Europe ne se sont en effet pas révélés concluants. Un autre a présenté une diminution du risque de 33%.
Par ailleurs, ces molécules ne sont pas sans effets secondaires. Le tamoxifène entraîne par exemple un sur-risque de thrombose veineuse profonde (caillot) et d'embolie pulmonaire de l'ordre de 2-3 % sur 5 ans. Un chiffre bien supérieur au risque présenté par les pilules de 3è ou 4è génération.
"Au vu de ces résultats, l'Union européenne a toujours considéré que le rapport bénéfice-risque n'était pas en faveur de la prescription du tamoxifène," expliquait le docteur Suzette Delaloge, oncologue à l'Institut Gustave Roussy de Villejuif,en janvier dernier. Pas sûr donc, que de telles recommandations risquent de traverser la manche.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 17023
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: prévention pour le cancer du sein   Mer 6 Fév 2013 - 15:40

Des chercheurs israéliens de l'hôpital Hadassah à Jérusalem ont mis au point un test pouvant détecter rapidement la présence de gènes favorisant le cancer du sein. Ce nouveau test sanguin, simple et rapide, permet de repérer avec une précision de 95 % chez les femmes en bonne santé des mutations BRCA1 et BRCA2. Les femmes porteuses de ces mutations présentent effectivement un risque accru de développer un cancer du sein.

Ce test repose sur un prélèvement des globules blancs qui sont ensuite mis en culture. Les cellules sont alors irradiées, ce qui permet de mesurer le niveau d’expression de 18 gènes. Le résultat permet d’identifier les femmes porteuses d’une mutation des gènes BRCA1 et BRCA2 avec un très haut degré de précision. Selon le Docteur Asher Salmon, directeur de cette recherche au CHU Hadassah, l’examen aidera les médecins à repérer plus rapidement les femmes susceptibles de développer un cancer du sein.

Ce test représente une alternative moins coûteuse que les tests génétiques actuellement en vigueur. En outre, cette technique permet de mieux comprendre le fonctionnement des cellules affectées par les mutations BRCA1 et BRCA2.

Ces travaux ont permis d'étudier les différences du profil d’expression génétique dans l’ensemble du génome grâce à la technologie Microarray. Les chercheurs ont découvert 1500 gènes s’exprimant de façon significativement différente entre les femmes porteuses de la mutation et les non-porteuses.

La technologie RT-PCR (Reverse Transcription-Polymerase Chain Reaction) a permis pour sa part d'identifier les 18 gènes présentant la plus grande différence sur les 1500 sélectionnés.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 17023
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: prévention pour le cancer du sein   Lun 27 Juin 2011 - 12:43

L’exemestane divise par 3 l’incidence du cancer du sein chez les femmes à haut risque

Publié le 27/06/2011



Le cancer du est la deuxième cause de décès par cancer. On en en connaît bien certains facteurs de risque et il est possible de déterminer de façon relativement simple la probabilité de développer une telle tumeur. De plus chez les femmes considérées comme à haut risque, plusieurs études randomisées ont démontré que des modulateurs sélectifs des récepteurs aux œstrogènes (SERM), le tamoxifène et le raloxifène, réduisaient la fréquence de cette tumeur de façon significative chez les femmes ménopausées (respectivement de 49 % et 38 %). Ceci a conduit la Food and Drug Administration (FDA) américaine à autoriser ces molécules en prévention du cancer du sein. Pourtant malgré ces données, d’une part certaines autorités sanitaires, dont les françaises, n’ont pas retenu cette indication et, d’autre part, dans les pays, comme les Etats-Unis, où elle est reconnue, le nombre de femmes prenant effectivement cette chimioprophylaxie demeure très limité (4 % des sujets à risque seulement).

Ces réticences et ce succès limité s’expliquent pour une large part par les effets secondaires de ces deux molécules dont certains, même s’ils sont peu fréquents, sont graves (augmentation de l’incidence du cancer de l’endomètre avec le tamoxifène et accidents thromboemboliques avec les deux médicaments).

La voie des inhibiteurs de l’aromatase
Une troisième possibilité de chimio-prévention sera peut-être ouverte par l’étude MAP.3. Dans cet essai international randomisé en double aveugle, c’est un inhibiteur stéroïdien de l’aromatase, l’exemestane, qui a été testé. Ce produit, comme les inhibiteurs non stéroïdiens, a démontré son efficacité dans les cancers du sein avec récepteurs aux estrogènes chez la femme ménopausée et après traitement par anti-œstrogènes. Dans les études cliniques, les inhibiteurs de l’aromatase ont également démontré qu’ils réduisaient la fréquence des cancers controlatéraux plus encore que le tamoxifène. Pour ces raisons, l’exemestane semblait être un bon candidat pour la chimio-prévention du cancer du sein.

Une réduction du risque de 65 % à 3 ans
Au total, 4 560 femmes ménopausées à haut risque de cancer du sein ont donc été randomisées entre la prise de 25 mg/jour d’exemestane ou un placebo. La durée prévue de l’étude était de 5 ans. Etaient considérées comme éligibles, des femmes ayant au moins l’un des facteurs de risque suivants : âge supérieur ou égal à 60 ans, score de Gail révélant une probabilité de développer un cancer du sein dans les 5 ans supérieur à 1,66 %, antécédents d’atypie canalaire, d’hyperplasie lobulaire ou de carcinome lobulaire in situ, carcinome canalaire in situ traité par mastectomie. Rappelons que le score de Gail repose sur la réponse à des questions simples portant sur l’âge, l’âge aux premières règles, l’âge au premier enfant vivant, les antécédents familiaux (proches) de cancer du sein, les antécédents de biopsie mammaire et l’ethnie. Les femmes portant les gène de prédisposition BRCA1 ou BRCA2 étaient inéligibles. L’âge moyen des femmes incluses était de 62,5 ans et le score de Gail de 2,3 %.

Le critère principal de jugement était la survenue d’un cancer du sein invasif.
En terme d’efficacité MAP.3 a démontré l’intérêt de l’exemestane avec, après un suivi médian de 35 mois, 11 cancers du sein invasifs dans le groupe traitement actif contre 32 dans le groupe placebo soit une réduction du risque relatif de 65 % (intervalle de confiance à 95 % [IC95] entre 30 et 82 % ; p=0,002). En d’autres termes, il fallait traiter 94 femmes durant 3 ans pour éviter un cancer invasif (ou 26 femmes durant 5 ans selon les projections). Lorsque les cancers non invasifs étaient également pris en compte la réduction du risque demeurait significative (- 53 %, IC95 entre - 21 et -73 % ; p=0,003). De plus l’exemestane s’est révélé supérieur au placebo dans tous les sous groupes prédéfinis.

Une tolérance satisfaisante
En terme de tolérance, ce qui est évidemment essentiel lorsque l’on s’adresse à des sujets en bonne santé apparente, aucune différence significative n’a été constatée entre les deux groupes en dehors des bouffées de chaleur (p<0,001) et des arthralgies (p=0,01) plus fréquentes sous exemestane et d’une augmentation de l’incidence de certains symptômes en rapport avec une carence œstrogénique. Ostéoporose, fractures, événements cardiovasculaires ou autres cancers ont eu en particulier des fréquences équivalentes dans les deux groupes. Il faut cependant souligner que l’étude manquait de puissance pour mettre en évidence d’éventuels effets secondaires rares et que sa durée était peut-être trop brève pour faire apparaître les conséquences cliniques d’une diminution de la densité minérale osseuse telle qu’elle a été observée dans des études précédentes.

Un avenir incertain pour la chimio-prévention
Ces réserves étant faites, l’exemestane devient après MAP.3, et en théorie, une nouvelle option pour la chimio-prévention du cancer du sein. En théorie, puisque dans les pays où, comme en France, cette indication n’a pas été retenue pour les SERM, une telle extension d’indications pour l’exemestane est loin d’être acquise. Mais aussi, car, même aux Etats-Unis, la chimio-prévention par SERM, bien qu’autorisée, n’a pas été intégrée par la plupart des praticiens et par la majorité des femmes concernées.

Et il n’est pas certain que, malgré ces résultats positifs et l’appel de l’éditorialiste du New England Journal of Medicine (qui se demande « ce que nous attendons » pour réduire l’incidence du cancer du sein [2]), la prévention médicamenteuse de cette tumeur devienne une prescription habituelle.

Il est probable que ce type de prise en charge ne prendra un essor véritable que lorsque nous pourrons déterminer a priori plus précisément les patientes qui en tireront bénéfice.




Dr Céline Dupin



_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 17023
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: prévention pour le cancer du sein   Ven 17 Juin 2011 - 14:55

Un traitement curatif du cancer du sein démontre son utilité en prévention
Ecrit par
Catherine DUCRUET


Va-t-on disposer d'un traitement préventif bien toléré contre le cancer du sein ? Une étude présentée au dernier congrès de l'American Society of Clinical Oncology à Chicago a testé de façon concluante le potentiel préventif d'une molécule, l'exemestane (nom commercial Aromasin) déjà utilisée en traitement. Parmi les 4.560 femmes ménopausées à haut risque de cancer du sein (présence de lésions précancéreuses, plus de 60 ans...), la survenue de cancers était inférieure de 65 % chez celles traitées avec l'exemestane. Cette molécule appartient à une classe de médicaments dont on avait déjà testé le potentiel en prévention, mais leur administration s'accompagnait d'effets secondaires graves (infarctus, embolie pulmonaire, cancer de l'endomètre...) rendant leur utilisation problématique. Pour que l'exemestane puisse être prescrit en prévention, il faudra confirmer ces résultats avec une étude plus large. En outre, comme cette molécule ancienne n'est plus protégée par un brevet, il est peu probable que Pfizer finance un nouveau dossier d'autorisation de mise sur le marché pour son utilisation en prévention.

C. D.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 17023
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: prévention pour le cancer du sein   Mer 6 Avr 2011 - 11:59

Cancer du sein: Le dépistage est en recul


SANTE - Seulement la moitié des femmes bénéficie de cet examen gratuit...
Pour la première fois depuis la généralisation du dépistage organisé il y a sept ans, le nombre de femmes testée est en baisse. L'Institut de veille sanitaire (INVS) a rendu publics hier les chiffres de 2009-2010. Ils révèlent que 4,6 millions de femmes se sont fait dépister, contre 4,7 millions sur la période 2008-2009, soit 52 % seulement des femmes de 50 à 74 ans concernées.

«La première arme contre le cancer»
«Un signal fort», pour Nora Berra, secrétaire d'Etat à la Santé, dont l'objectif est d'atteindre le cap des 70% de femmes dépistées d'ici à deux ans. «Pourtant, prévient Jérôme Viguier, responsable du département dépistage de l'Institut national du cancer (Inca), en dépit des progrès thérapeutiques, le dépistage reste la première arme contre le cancer.»

Dépistée tôt, la patiente s'épargne mutilation, rayons et chimiothérapie. Parmi les freins, la peur arrive en tête. «Se mobiliser pour le dépistage, c'est pour beaucoup risquer d'attraper le cancer», analyse Nora Berra. Le vieux fantasme est toujours d'actualité, de même que «la confusion entre diagnostic et dépistage, tenace», selon Jérôme Viguier. Autant peut-être que les disparités socioéconomiques. Les femmes en situation de précarité demeurent sourdes aux messages de prévention, tandis que les plus aisées privilégient la relation avec leur gynécologue à travers le dépistage individuel.

Double lecture systématique

Un paradoxe alors que le dépistage généralisé est non seulement gratuit, mais offre l'avantage d'une double lecture systématique. Un point non négligeable lorsqu'on sait que 7% des cancers échappent à une première lecture. Aussi, les pouvoirs publics comptent-ils sur les proches pour favoriser le passage à l'acte. «Mobilisez-vous pour les femmes que vous aimez», clame la campagne d'information en cours. Un message qui pourrait faire mouche: «Car le fait d'être en couple ou d'avoir des enfants favorise le dépistage», fait remarquer Jérôme Viguier.

—Ingrid Gallou
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 17023
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: prévention pour le cancer du sein   Lun 14 Mar 2011 - 10:17

Certaines femmes auraient tout intérêt à prendre du tamoxifène, en prévention du cancer du conclut cette étude publiée dans l’édition en ligne de la revue Cancer, une revue scientifique de l'American Cancer Society. Car ces résultats suggèrent que les bénéfices du tamoxifène pour prévenir le cancer compensent largement ses effets secondaires chez les femmes post-ménopausées de moins de 55 ans à risque accru de développer un cancer du sein. Chez ces femmes, la chimioprévention par tamoxifène permettrait d’éviter 29 cas de cancer et 9 décès pour 1.000 femmes traitées, le tout dans une optique d’économie de dépenses de santé.

Cette recherche montre que le tamoxifène peut protéger contre le cancer du sein pendant des années après la fin du traitement, mais l'identification type de femmes qui peuvent utiliser le médicament en prévention du cancer, sans présenter d'effets secondaires graves, est un véritable défi. Les effets secondaires du médicament peuvent être graves, dont l’embolie pulmonaire, le cancer de l'endomètre, la thrombose veineuse profonde, et les cataractes, ainsi que les bouffées de chaleur et la ménopause précoce.

Pour déterminer les patientes qui en bénéficieraient le plus de cette mesure de prévention, le Dr. Peter Alperin, d'Archimède Inc (San Francisco), et ses collègues ont utilisé un modèle mathématique pour simuler une population post-ménopausée de moins de 55 ans dans un essai clinique vituel comparant un traitement au tamoxifène en prévention, à l’absence de traitement. Les enquêteurs ont modélisé le traitement au tamoxifène sur la base des données de 4 essais contrôlés par placebo de prévention du cancer, et ont évalué les effets que le tamoxifène aurait sur le risque de cancer du sein 10 ans après la fin du traitement. Les données d'incidence du cancer et de survie ont été celles du registre “Surveillance Epidemiology and End Results cancer registry” et les facteurs tels que l'incidence des maladies hors cancer, la qualité de vie, et les coûts ont été extraits de la littérature médicale.

Ménopausée de moins de 55 ans : Les chercheurs constatent que pour les femmes post-ménopausées de 55 ans ou moins, avec un risque de 5 ans de développer un cancer du sein de 1,66% ou plus, les avantages du tamoxifène sont maximisés alors que ses effets secondaires sont réduits au minimum. «Dans ce groupe de femmes, en utilisant le tamoxifène pour prévenir le cancer du sein, on peut sauver des vies à faible risque d'effets secondaires», conclut le Dr Alperin. “La chimioprévention par tamoxifène prévient 29/1.000 cas de cancer du sein et 9/1.000 décès par cancer du sein pour 1.000 femmes traitées (et une économie de 47.580 $ pour 1.000 femmes traitées aux États-Unis).

C’est une option optimale de prévention individualisée du cancer du sein pour les femmes, en fonction de leur état de santé et de leur âge.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 17023
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: prévention pour le cancer du sein   Mar 25 Juil 2006 - 10:07

La même chose d'un article en français :

La prise de poids qui accompagne souvent la ménopause augmenterait le risque de cancer du sein. Notamment chez les femmes qui n'ont pas suivi de traitement hormonal substitutif (THS). A l'inverse, une perte de poids même légère diminuerait ce risque.


La prise de poids qui accompagne souvent la ménopause augmenterait le risque de cancer du sein. Notamment chez les femmes qui n'ont pas suivi de traitement hormonal substitutif (THS). A l'inverse, une perte de poids même légère diminuerait ce risque.

Le Pr Heather Eliassen, du Brigham and Women's Hospital de Boston , a travaillé à partir de la Nurses' Health Study, qui avait concerné près de 100 000 infirmières américaines de 30 à 55 ans.

Selon ses analyses, une femme qui prend 10 kilos au cours de sa ménopause voit son risque de cancer du sein augmenter de 18% par rapport à une autre femme, dont le poids resterait bien contrôlé. Et un gain de plus de 25 kilos depuis l'âge de 18 ans accroît le risque de...


Bonne nouvelle toutefois, pour celles qui perdent du poids. Un amincissement de 10 kilos, toujours dans les années de la ménopause, réduit le risque de 57% par rapport à une femme qui a maintenu son poids depuis l'âge de 18 ans. Comme quoi un régime alimentaire, ce n'est pas bon que pour l'image...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 17023
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: Re: prévention pour le cancer du sein   Ven 21 Juil 2006 - 9:34

Le sujet de la prise du poids fait beaucoup parler, spécialement quand c'est relié au cancer. C'est le consensus général parmi les médecins, les nutriotionnistes et les experts que l'obésité et le gain de poids sont des facteurs clefs dans la question du cancer. Maintenant il y a encore plus de statistiques pour supporter cette croyance.



Selon une nouvelle étude, un gain de poids de 22 livres augmente le risque du cancer du sein de 18 %. Les femmes qui perdent 22 livres voient leur risque baisseé de 57 % par contre.




L'étude a suivi 87,000 femmes entre les âges de 30 et 55 ans soit pour 26 ans. Les chercheurs ont noté comment le poids fluctue après l'äge de 18 ans jusqu'à la ménopause et au delà. L'étude ne tient pas compte des femmes enceine. Perdre du poids à tous les âges décroit largement le risque dA'voir un cancer.



Il ny a pas de mystère : Un surplus de poids se traduit par des risque plus élevé pour toutes sortes de problèmes de santé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Denis
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 17023
Date d'inscription : 23/02/2005

MessageSujet: prévention pour le cancer du sein   Ven 16 Juin 2006 - 6:49



«Le cancer du sein se guérit plus facilement, son taux de mortalité a diminué de 25% ces quinze dernières années. On peut en avoir moins peur aujourd'hui», estime le Dr Christian Monnerat. Même si, rappelle le chef du service d'oncologie des hôpitaux neuchâtelois, ce cancer, le plus fréquent chez la femme, en touche une sur dix une fois dans sa vie.

«Le cumul de toute une série de facteurs de risques, liés notamment au mode de vie des pays riches, favorise le cancer du sein», affirme le Dr Monnerat. Par exemple, une nutrition abondante et riche en graisses, peu ou pas de grossesse (ce qui expose globalement la femme à un plus grand nombre de règles). L'obésité double le risque, la sédentarité l'augmente aussi clairement, de même que les traitements hormonaux après la ménopause. Quant au précédent familial (un parent proche atteint), il double lui aussi le risque ( lire ci-contre ).

Activité physique

La prévention passe d'abord par une bonne hygiène de vie (alimentation équilibrée, activité physique) et, dès 50 ans, par une mammographie de dépistage tous les deux ans. Rappelons que son remboursement par l'assurance n'est pour l'heure assuré que jusqu'à fin 2007. «Un scandale», estime le Dr Monnerat. «Cela fait tout de même plus de vingt ans que l'on sait que le dépistage diminue le taux de mortalité. Les tumeurs sont décelées plus tôt, leur taille est plus petite, elles sont donc plus facilement guérissables.»

Les progrès les plus marquants et les plus récents se situent au niveau des traitements dits complémentaires (ceux qui suivent la chirurgie et la radiothérapie) et qui visent à diminuer le risque de récidive. «Même lorsque la tumeur est éliminée à un stade précoce, on ne peut jamais exclure une dissémination de micrométastases dans le corps. Dans tous les cas, on préconise aujourd'hui un traitement préventif visant à les tuer quand elles sont encore toutes petites», explique le Dr Monnerat.

Nouveaux médicaments

Différents facteurs (taille de la tumeur, caractéristiques, âge de la patiente) vont déterminer le traitement. Des nouveaux médicaments, dits inhibiteurs de l'aromatase, efficaces dans le cas des tumeurs hormono-dépendantes (70% des cancers du sein), permettent d'espérer de prochaines avancées dans la diminution du risque de rechute. Pour un autre type de tumeur (HER2) qui survient dans 20% des cas, on peut désormais combiner la chimiothérapie et un nouveau traitement médicamenteux.

L'espoir de pouvoir vivre longtemps, et en bonne santé, après un cancer du sein n'appartient plus aujourd'hui au domaine de l'utopie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: prévention pour le cancer du sein   

Revenir en haut Aller en bas
 
prévention pour le cancer du sein
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Zométa, biophosphonates
» Faut-il pratiquer des tests génétiques chez les enfants?
» La perifosine.
» remboursement d'une sonnerie détruite par un élève
» Bébé 5 mois se réveille de plus en plus la nuit

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ESPOIRS :: Cancer :: Prévention-
Sauter vers: