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 Le poivre, le piment, manger épicé.

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Denis
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MessageSujet: Re: Le poivre, le piment, manger épicé.   Mer 5 Aoû 2015 - 18:31

This is an observational study so no definitive conclusions can be drawn about cause and effect, but the authors call for more research that may "lead to updated dietary recommendations and development of functional foods."

Previous research has suggested that beneficial effects of spices and their bioactive ingredient, capsaicin, include anti-obesity, antioxidant, anti-inflammation and anticancer properties.

So an international team led by researchers at the Chinese Academy of Medical Sciences examined the association between consumption of spicy foods as part of a daily diet and the total risk and causes of death.

They undertook a prospective study of 487,375 participants, aged 30-79 years, from the China Kadoorie Biobank. Participants were enrolled between 2004-2008 and followed up for morbidities and mortality.

All participants completed a questionnaire about their general health, physical measurements, and consumption of spicy foods, and red meat, vegetable and alcohol.

Participants with a history of cancer, heart disease, and stroke were excluded from the study, and factors such as age, marital status, level of education, and physical activity were accounted for.

During a median follow-up of 7.2 years, there were 20,224 deaths.

Compared with participants who ate spicy foods less than once a week, those who consumed spicy foods 1 or 2 days a week were at a 10% reduced risk of death (hazard ratios for death was 0.90). And those who ate spicy foods 3 to 5 and 6 or 7 days a week were at a 14% reduced risk of death (hazard ratios for death 0.86, and 0.86 respectively).*

In other words, participants who ate spicy foods almost every day had a relative 14% lower risk of death compared to those who consumed spicy foods less than once a week.

The association was similar in both men and women, and was stronger in those who did not consume alcohol.

Frequent consumption of spicy foods was also linked to a lower risk of death from cancer, and ischaemic heart and respiratory system diseases, and this was more evident in women than men.

Fresh and dried chilli peppers were the most commonly used spices in those who reported eating spicy foods weekly, and further analysis showed those who consumed fresh chilli tended to have a lower risk of death from cancer, ischaemic heart disease, and diabetes.

Some of the bioactive ingredients are likely to drive this association, the authors explain, adding that fresh chilli is richer in capsaicin, vitamin C, and other nutrients. But they caution against linking any of these with lowering the risk of death.

Should people eat spicy food to improve health? In an accompanying editorial, Nita Forouhi from the University of Cambridge says it is too early to tell, and calls for more research to test whether these associations are the direct result of spicy food intake or whether this is a marker for other dietary or lifestyle factors.

* A hazard ratio is a measure of how often a particular event happens in one group compared to how often it happens in another group, over time.

---

Ceci est une étude observationnelle donc pas de conclusions définitives puissent être tirées sur la cause et l'effet, mais les auteurs appellent à davantage de recherches qui peuvent "conduire à des recommandations diététiques mises à jour et le développement d'aliments fonctionnels."

Des recherches antérieures ont suggéré que les effets bénéfiques d'épices et de leur ingrédient bioactif, la capsaïcine, notamment anti-obésité, anti-oxydant, anti-inflammatoire et des propriétés anticancéreuses.

Donc, une équipe internationale dirigée par des chercheurs de l'Académie chinoise des sciences médicales a examiné l'association entre la consommation d'aliments épicés dans le cadre d'un régime alimentaire quotidien et le risque total et les causes de la mort.

Ils ont entrepris une étude prospective de 487 375 participants, âgés de 30-79 ans, . Les participants ont été inscrits entre 2004-2008 et suivis pour les morbidités et la mortalité.

Tous les participants ont rempli un questionnaire sur leur état de santé général, mesures physiques, et la consommation d'aliments épicés, et la viande rouge, des légumes et de l'alcool.

Les participants ayant des antécédents de cancer, les maladies cardiaques et les AVC ont été exclus de l'étude, et des facteurs tels que l'âge, l'état matrimonial, le niveau d'éducation, et l'activité physique ont été comptabilisées.

Au cours d'un suivi médian de 7,2 ans, on comptait 20 224 décès.

Par rapport aux participants qui mangeaient des aliments épicés moins une fois par semaine, ceux qui ont consommé les aliments épicés 1 ou 2 jours par semaine étaient à une réduction du risque de mortalité de 10% (hazard ratios de décès était de 0,90). Et ceux qui ont mangé des aliments épicés 3 à 5 et 6 ou 7 jours par semaine étaient à une réduction du risque de décès de 14% (hazard ratios pour la mort de 0,86 et 0,86 respectivement). *

En d'autres termes, les participants qui ont mangé des aliments épicés presque chaque jour avaient un risque relatif de 14% plus faible de décès par rapport à ceux qui ont consommé les aliments épicés moins une fois par semaine.

L'association a été similaire chez les hommes et les femmes, et a été plus forte chez ceux qui ne consomment pas d'alcool.

La consommation fréquente d'aliments épicés a également été liée à un risque plus faible de décès par cancer et les cardiopathies ischémiques et les maladies du système respiratoire, ce qui était plus évidente chez les femmes que chez les hommes.

Les Piments frais et secs sont les épices les plus couramment utilisés dans ceux qui ont déclaré manger des aliments épicés hebdomadaire, et d'autres analyses ont montré que ceux qui ont consommé piment frais ont tendance à avoir un plus faible risque de décès par cancer, cardiopathie ischémique, et le diabète.

Certains des ingrédients bioactifs sont susceptibles de conduire cette association, expliquent les auteurs, ajoutant que le piment frais est plus riche en capsaïcine,  vitamine C et d'autres nutriments. Mais ils mettent en garde contre toute liaison de ces derniers avec la réduction du risque de décès.

Les gens devraient manger des aliments épicés pour améliorer la santé? Dans un éditorial d'accompagnement, Nita Forouhi de l'Université de Cambridge dit qu'il est trop tôt pour le dire, et appelle à plus de recherche pour vérifier si ces associations sont le résultat direct de la consommation d'aliments épicés ou si cela est un marqueur pour d'autres facteurs alimentaires ou de mode de vie .

* Un rapport de risque est une mesure de combien de fois un événement particulier  se passe dans un groupe par rapport à sa fréquence dans un autre groupe.

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Denis
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MessageSujet: Re: Le poivre, le piment, manger épicé.   Mer 13 Juil 2011 - 17:43



Fruit of pepper plant. The plant-based compound piperlongumine (PL), derived from the fruit of a pepper plant found in southern India and southeast Asia, appears to kill cancer cells by jamming the machinery that dissipates high oxidative stress.

Le fruit du plant de poivre. La molécule qui vient du plant de poivre la piperlongumine (PL) dérivé de plants de poivre trouvé en Inde et en Asie du sud semble tuer les cellules cancéreuses en enrayant la machinerie qui dissipe la très nocive oxide de stress, appelée ROS (reactive oxygene stress)

Les cellules normales ont de bas niveaus de ROS qui est en équilibre avec leur modeste métabolisme. La Piperlongumine s'attaque donc à quelque chose de spécifique à la celllule cancéreuse.

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Denis
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MessageSujet: Le poivre, le piment, manger épicé.   Mar 27 Mar 2007 - 11:32

Le poivre est devenu tellement omniprésent dans notre vie de tous les jours qu'on oublie à quel point cette épice a été pendant longtemps la plus appréciée et la plus recherchée du monde.

Cette importance accordée au poivre est d'autant plus méritée que la recherche des dernières années a permis de montrer que cette épice joue un rôle central dans la prévention du cancer en favorisant l'absorption de plusieurs molécules anticancéreuses.
Une même plante, trois poivres différents

Le poivre est le fruit du poivrier (Piper nigrum), une liane grimpante qui est principalement cultivée en Inde et dans le Sud-Est asiatique. Les trois principaux types de poivre utilisés en cuisine (noir, vert et blanc) sont en réalité le même fruit, mais récolté à divers degrés de maturité :
Poivre noir : Le plus consommé à l'échelle mondiale, le poivre noir est récolté lorsque les baies de poivre deviennent rouges. En séchant, l'enveloppe des baies se ride et acquiert leur couleur noire caractéristique. C'est le plus piquant de tous les poivres.
Poivre vert : Le poivre vert est récolté bien avant la maturité du fruit. Moins piquant que le poivre noir, le poivre vert est cependant très aromatique et a un goût fruité.
Poivre blanc : Le poivre blanc est produit en enlevant l'écorce des grains de poivre très mûrs. C'est un poivre peu piquant mais au goût subtil.
La pipérine, une molécule «en feu»
La saveur piquante si caractéristique du poivre provient de son contenu élevé en pipérine, une molécule complexe qui peut représenter jusqu'à 10 % du poids total des grains. Cette sensation de brûlure est due à l'interaction de la pipérine avec une protéine nommée TRPV1 (transcient receptor activated vanilloid-1), un récepteur qui est également impliqué dans la sensibilité à diverses molécules «chaudes» comme la capsaïcine des piments de Chili, le gingérol du gingembre ou encore à l'eugénol des clous de girofle et des noix de muscade.
Mais beaucoup plus qu'une molécule qui rehausse le goût, la pipérine joue également un rôle très important dans la prévention du cancer en influant de façon spectaculaire sur l'absorption de certaines molécules anticancéreuses présentes dans l'alimentation.
Poivre et curcuma, une combinaison gagnante
Le meilleur exemple de l'effet remarquable de la pipérine sur l'absorption de substances d'origine nutritionnelle est sans doute son influence sur la biodisponibilité de la curcumine, une puissante molécule anticancéreuse et anti-inflammatoire présente dans l'épice indienne curcuma.
Notre organisme possède plusieurs systèmes qui participent à l'élimination des substances étrangères, que ce soit des médicaments ou encore des molécules associées à la nourriture quotidienne. Si ces systèmes sont essentiels pour nous préserver des effets néfastes de plusieurs substances, il reste que dans certains cas, cette activité d'élimination a des effets négatifs, car elle empêche certaines molécules d'atteindre des concentrations suffisantes pour exercer leurs effets bénéfiques.
Dans le cas de la curcumine, c'est exactement ce qui se produit : dès son arrivée dans l'intestin, la molécule est rapidement modifiée par une enzyme appelée UDP-glucuronosyl transférase, ce qui provoque son élimination avant d'avoir pu exercer ses nombreux effets anticancéreux et anti-inflammatoires.
Cependant, en présence de poivre (et donc de pipérine), l'activité de la UDP-glucuronosyl transférase est bloquée, ce qui permet à la curcumine d'être mieux absorbée. Cet effet de la pipérine est tout à fait remarquable, car elle augmente de près de 2 000 % la quantité de curcumine dans le sang, permettant à celle-ci d'atteindre du même coup une concentration suffisante pour produire ses effets.
Cet heureux mariage de la pipérine et de la curcumine n'est pas un cas isolé : en effet, la pipérine améliore l'absorption de plusieurs autres molécules présentes dans notre alimentation, notamment la b-carotène (essentielle à la fabrication de la vitamine A), le sélénium ainsi que l'EGCG, la principale molécule anticancéreuse du thé vert.
La pipérine est donc un bon exemple de molécule qui, sans avoir d'activité anticancéreuse par elle-même, peut néanmoins exercer une influence déterminante sur le potentiel anticancéreux d'autres molécules de notre alimentation.
Conseils
Préférez le poivre en grains que vous pourrez moudre fraîchement, vous pourrez ainsi profiter au maximum de son goût unique et des propriétés de la pipérine. Le poivre moulu s'évente rapidement et perd la majeure partie de ses caractéristiques après seulement 2-3 mois d'entreposage.
Poivrez au dernier moment avant de servir, car le poivre perd beaucoup de saveur à la cuisson prolongée.
Préférez le poivre en grains.


Dernière édition par Denis le Mer 5 Aoû 2015 - 18:32, édité 1 fois
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