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 Virus oncolytique entre autres pour le cancer du pancréas.

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Denis
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MessageSujet: Re: Virus oncolytique entre autres pour le cancer du pancréas.   Lun 27 Juin 2016 - 4:41

Mise à jour, l'article date de janvier 2016

Comme dans de nombreux autres cancers, la progression de l'adénocarcinome canalaire du pancréas (PDAC) est associée à une série de changements dans les cellules cancéreuses afin de sécuriser leur propre croissance. Pourtant,  ces  mêmes  changements  rendent  les  cellules  cancéreuses  hautement  sensibles  à  l'infection  virale.  Une stratégie prometteuse fondée sur la réplication virale à visée antitumorale a ses fondements dans l'infection de
cellules tumorales par un virus à réplication conditionnelle conduisant à la destruction des cellules et la libération  simultanée  de  particules  qui  peuvent  se  propager  et  infecter  les  cellules  tumorales  adjacentes,  tout  en épargnant les tissus sains. Dans la présente étude, nous avons utilisé Myb34.5, une deuxième génération de virus HSV-1 mutants à réplication conditionnelle dans lequel l'expression du gène ICP6 est défectueuse et l'expression du gène γ134.5 HSV-1 est régulée par le promoteur cellulaire B
-myb. Nous avons constaté que B-myb est présent dans des modèles expérimentaux de PDAC et dans les tumeurs des patients, en comparaison avec des pancréas adjacents normaux. Myb34.5 réplique à haut niveau dans des lignées cellulaires humaines dérivées de PDAC et
est  associé  à  une  mort  cellulaire  par  apoptose.  Dans  des  modèles  expérimentaux  de  PDAC,  les  souris  recevant des injections intratumorales de Myb34.5 demeurent en bonne santé et la progression tumorale est inhibée, avec des preuves de nécrose tumorale, d’hémorragie, de réplication virale et de mort des cellules cancéreuses par apoptose. La combinaison de la chimiothérapie de référence et du virus ciblé Myb34.5 conduit à un effet antitumoral  très impressionnant  qui  est  rarement  atteint  dans  ce  modèle  expérimental,  provoquant  une  plus grande réduction  de  la  croissance tumorale  que la  chimiothérapie seule. Ces  résultats  prometteurs  justifient  une  évaluation plus approfondie en essai clinique chez les patients atteints de cancer du pour lesquels aucun
traitement efficace n’est disponible.

http://www.academie-chirurgie.fr/ememoires/005_2016_15_1_001x003.pdf

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Denis
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MessageSujet: Re: Virus oncolytique entre autres pour le cancer du pancréas.   Mar 12 Jan 2010 - 17:11

Ils
ne s’attaquent pas aux cellules saines de l’organisme. Ils infectent
uniquement les cellules cancéreuses et les détruisent. Ce sont les
virus oncolytiques, des virus qui pourraient devenir de redoutables
armes anti-cancer.


Un virus qui sauve déjà la vie de millions d’enfants pourrait devenir une
nouvelle arme contre le cancer. Ce virus est celui que l’on utilise
pour vacciner contre la rougeole, une version vivante, mais « atténuée
» du virus à l’origine de la maladie infantile. Un virus contre le
cancer ? « Il existe des virus qui vont
préférentiellement infecter les cellules cancéreuses. C’est notamment
le cas du virus du vaccin contre la rougeole »
explique Marc Grégoire, directeur de recherche à l’Institut de recherche thérapeutique de l’université de Nantes. « Ces virus pénètrent dans les cellules cancéreuses et provoquent leur destruction » poursuit le chercheur. On parle de virus « oncolytiques ».


Financés par l’ARC*, Marc Grégoire et son équipe ont commencé à
s’intéresser à ces virus à la suite d’une discussion avec un chercheur
de l’Institut Pasteur de Paris, Frédéric Tangy. L’équipe nantaise
venait de découvrir que de nombreuses cellules cancéreuses présentaient
à leur surface une quantité inhabituelle d’une protéine nommée CD 46.
Le chercheur parisien savait quant à lui que le virus atténué du vaccin
contre la rougeole avait justement besoin de cette protéine pour
infecter les cellules humaines. De là est née l’idée d’utiliser ce
virus pour détruire les cellules cancéreuses.


D’autres virus oncolytiques existent et il est même possible d’en
fabriquer de nouveaux en modifiant des virus existants pour qu’ils
acquièrent les propriétés nécessaires. La souche virale du vaccin
contre la rougeole présente toutefois de gros avantages : utilisé
depuis la fin des années 60 pour vacciner chaque année des millions
d’enfants, la sécurité de son administration n’est plus à prouver.

Par
ailleurs, ce virus possède une activité antitumorale « bonus » : il va
non seulement provoquer la destruction des cellules tumorales qu’il
infecte, mais il va en même temps activer les cellules du système
immunitaire du patient pour qu’elles s’attaquent elles aussi à la
tumeur. «
La destruction des cellules cancéreuses par le virus conduit à la
production de signaux de danger qui sont reconnus par le système
immunitaire »
explique
Marc Grégoire. « Une réponse
immunitaire spécifiquement dirigée contre les cellules tumorales se met
alors en place.
Certaines données suggèrent qu’il y aurait même
production de cellules immunitaires mémoires ».
Si tel est bien le
cas, le virus du vaccin contre la rougeole pourrait non seulement
détruire les tumeurs, mais aussi éviter les rechutes
: dès qu’une tumeur réapparaitrait dans l’organisme, les cellules
immunitaires mémoires s’y attaqueraient. Ce dernier point reste
cependant à vérifier et les Docteurs Grégoire et Tangy s’y emploient
activement.


L’utilisation de ce virus et d’autres virus oncolytiques est d’ores
et déjà testée dans le cadre d’essais cliniques, en particulier à la Mayo Clinic
de Rochester (Minnesota, Etats-Unis). Les résultats des essais
américains ne sont pas encore publiés mais, selon Marc Grégoire, ils
seraient plutôt encourageants. Les virus testés  à la Mayo Clinic
permettraient à ce jour de traiter de nombreux types de cancer, tels
que des myélomes, des gliomes, des glioblastomes, des carcinomes
ovariens ou encore des cancers du sein. « Nous travaillons sur le
modèle du mésothéliome [cancer de la plèvre], mais nous songeons aussi
à tester cette approche sur les mélanomes et des cancers du poumon. Le
système de base est prêt. Il reste encore beaucoup de détails à
valider, mais l’utilisation antitumorale de virus oncolytiques comme
celui du vaccin contre la rougeole pourraient démarrer dans un futur
peu éloigné »
.


*Marc Grégoire et son équipe ont reçu en 2008 une subvention de 50 000 € pour ce projet de recherche.


Crédit photo : INSERM - Le virus de la rougeole



Dernière mise à jour : 18-11-2009
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Denis
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MessageSujet: Virus oncolytique entre autres pour le cancer du pancréas.   Jeu 20 Déc 2007 - 5:40

Dec. 20, 2007 —  An international team of researchers led by Mayo Clinic have designed a technique that uses the body's own cells and a virus to destroy cancer cells that spread from primary tumors to other parts of the body through the lymphatic system. In addition, their study shows that this technology could be the basis for a new cancer vaccine to prevent cancer recurrence.

Une équipe internationale conduite par la clinique Mayo a mise au point une technique qui utilise les propres cellules du corps et un virus pour détruire les cellules canécreuses qui se répandent de la tumeur primaire aux autres endroits du corps à partir du système lymphatique. En plus, les études montrent que cette technique pourrait être la base d'un nouveau vaccin contre le cancer pour en prévenir la récurennce.


The technology combines infection-fighting T-cells with the vesicular stomatitis virus that targets and destroys cancer cells while leaving normal cells unharmed. The study, which has not yet been replicated in humans, is significant because it describes a potential new therapy to treat and prevent the spread of cancer in patients.

"We hope to translate these results into clinical trials. However, until those trials are done, it's difficult to be certain that what we see in mouse models will clearly translate to humans. We're hopeful that will be the case," says Richard Vile, Ph.D., a Mayo Clinic specialist in molecular medicine and immunology and the study's principal investigator.

"Nous espérons que les résultats de ces essais cliniques vont se transmettre chez l'humain. toutefois, jusqu'à ce que ces essais soient fait, c'est difficille d'être certain que ce que nous avon vu chez les souris se reproduise chez l'humain. nous sommes optimistes que ce sera le cas"

In primary cancers of the breast, colon, prostate, head and neck and skin, the growth of secondary tumors often pose the most threat to patients, not the primary tumor. The prognosis for these patients often depends upon the degree of lymph node involvement and whether the cancer has spread.

Dr. Vile and colleagues theorized that they could control the spread of cancer through the lymphatic system (bone marrow, spleen, thymus and lymph nodes) by manipulating the immune system.

Le docteur Vile et ses collègues avancent la théorie qu'ils pourraient empêcher le cancer de se répandre à travers le système lymphatique en maniplulant le système immunitaire

Researchers zeroed in on immature T-cells from bone marrow, programming them to respond to specific threats to the immune system while delivering a cancer-destroying virus to the tumor cells.

Les chercheurs ciblent les cellules-T immatures de la moelle des os et les programment pour répondre à une attaque spécifique au système immunitaire pendant qu'ils administrent un virus qui détruit les cellules cancéreuses.

To deliver the virus, researchers removed T-cells from a healthy mouse, loaded them with the virus and injected the T-cells back into the mouse. Researchers found that once the T-cells returned to the lymph nodes and spleen, the virus detached itself from the T-cells, found the tumor cells, selectively replicated within them and extracted tumor cells from those areas.

Cancer Vaccine

The procedure used in this study triggered an immune response to cancer cells, which means that it could be used as a cancer vaccine to prevent recurrence.

"We show that if you kill tumor cells directly in the tumor itself, you can get a weak immunity against the tumor, but if you use this virus to kill tumor cells in the lymph nodes, you get a higher immunity against the tumor," Dr. Vile says.

Results

The technique used in this study successfully treated the cells of three different diseases: melanoma, lung cancer and colorectal cancer. The results include:

Two days after treatment, the presence of melanoma tumor cells in lymph nodes was significantly less, but not completely gone. There were no cancer cells in the spleen.

Ten-to-14 days after a T-cell transfer, both the lymph nodes and spleen were free of melanoma tumor cells.

Mice treated with a single dose of the T-cells transfer developed a potent T-cell response against melanoma tumor cells.

Although the procedure was not intended to treat the primary melanoma tumor, significant reductions in tumor cells were observed.

In mice with lung cancer metastasis, cancer cells were significantly reduced in one-third of mice and completely eradicated in two-thirds of mice. Efforts to clear metastases from colorectal tumors were similarly effective.

Lung and colorectal tumor cells were purged from lymph nodes. Also, the spleens of mice that had lung cancer developed immunity to the cancer after the treatment.

The technology already exists to extract T-cells from patients, attach the virus and inject the cells back into the patients. Doctors currently use a similar process to attach radioactive tracers to T-cells when trying to find the source of an infection in patients.

"This is technology that is relatively easy to translate to humans because it involves taking T-cells from the patient -- something routinely done today -- loading them with this virus and then putting those T-cells back into patients whose cancer has spread to lymph nodes, are at high risk of the cancer spreading to other parts of the body or are at high risk of succumbing to the cancer," Dr. Vile says.

The study appeared in the Dec. 9 online issue of Nature Medicine.

Other authors of the study include: Jian Qiao, M.D., Ph.D.; Timothy Kottke; Candice Willmon, Ph.D.; Feorillo Galivo; Phonphimon Wongthida; Rosa Maria Diaz, Ph.D.; Jill Thompson and Pamela Ryno of the Molecular Medicine Program at Mayo Clinic; Glen Barber of the Sylvester Comprehensive Cancer Center, University of Miami School of Medicine; John Chester, Peter Selby and Alan Melcher of the Cancer

Research UK Clinical Centre, Leeds Teaching Hospitals NHS Trust and Leeds Institute of Molecular Medicine, University of Leeds, U.K.; and, Kevin Harrington, The Institute of Cancer Research, London.

This study was funded by the National Institutes of Health and Mayo Clinic.


Dernière édition par Denis le Lun 27 Juin 2016 - 4:41, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Virus oncolytique entre autres pour le cancer du pancréas.   Aujourd'hui à 15:15

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