Vaccin contre le cancer: début des tests cliniques
La vaccin thérapeutique serait utilisé comme traitement complémentaire aux thérapies classiques, tel que la chirurgie ou la chimiothérapie, sur des patients atteint d'un cancer du

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Agence France-Presse
Buenos Aires
Un consortium cubano-argentin va entamer une étude sur environ 700 patients pour mettre au point un vaccin thérapeutique contre le cancer, qui a jusqu'à présent donné des résultats encourageants, selon des sources médicales.
«Il ne s'agit pas de ce qu'on appelle communément un vaccin préventif. Il s'utilise dans ce cas comme traitement complémentaire aux thérapies classiques, tel que la chirurgie ou la chimiothérapie, sur les patients atteint d'un cancer du poumon» a expliqué l'AFP Daniel Alonso, directeur du Laboratoire d'oncologie (cancérologie) moléculaire de l'Université de Quilmes, près de Buenos Aires, un des organismes parties prenantes de ce projet avec le Centre d'immunologie moléculaire de La Havane et le laboratoire privé argentin Elea.
«Il faut préciser que ce vaccin ne représente pas un traitement infaillible, mais nous espérons qu'il puisse aider à accroitre l'espérance de vie des patients», a insisté M. Alonso, conscient de l'espoir que suscite ce projet.
Quant à la difficulté de combattre les tumeurs cancéreuses, il affirme que «l'un des espoirs réside dans la transformation du cancer en maladie chronique, comme pour l'hypertension, une maladie dont les patients ne peuvent espérer guérir mais peuvent toutefois parvenir à la maintenir sous contrôle».
De plus, a-t-il expliqué, «suite à un traitement de chirurgie ou de chimiothérapie, il peut subsister un résidu de la maladie, risquant de provoquer des rechutes. Avec ce vaccin, nous tentons de stimuler le système immunitaire afin qu'il s'attaque à ces résidus afin de prolonger et d'améliorer ainsi la qualité de vie du patient», ajoute le scientifique.
Selon ce dernier, l'étape décisive consistant à l'expérimentation du vaccin sur des patients en provenance d'Argentine, du Brésil, de Cuba, de l'Inde, de la Malaisie et de Singapour, devrait bientôt être entamée.
«L'objectif est de parvenir à atteindre approximativement 760 patients d'ici les prochaines années», a affirmé M. Alonso.
Il estime qu'à l'issue de cette phase du projet, qui devrait durer de 3 à 5 ans, des conclusions positives pourraient ouvrir la porte à une commercialisation du vaccin.