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 Lutter contre la récidive du cancer de l’ovaire

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Denis
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MessageSujet: Re: Lutter contre la récidive du cancer de l’ovaire   Mer 22 Fév 2017 - 12:14

For women with a rare subtype of epithelial ovarian or peritoneum cancer, known as low-grade serous carcinoma (LGSC), hormone maintenance therapy (HMT) may significantly improve survival, according to a new study from researchers at The University of Texas MD Anderson Cancer Center.

The research is published in the Journal of Clinical Oncology and has been updated since it was first presented at the 2016 Annual Meeting of the American Society of Clinical Oncology.

According to the researchers, LGSC accounts for just 10 percent of serous carcinomas of the ovary/peritoneum. It is typically diagnosed in women, as early as in their 40s and 50s (however, teenagers and women in their 20s and 30s also may be diagnosed). Patients usually present with advanced disease.

MD Anderson has a long history of discovery in this field of rare ovarian cancer -- publishing a study in 2004 that changed the way serous carcinomas were graded and thereby identifying LGSC. MD Anderson research also showed that LGSC is relatively chemo-resistant compared with high-grade serous carcinoma, said David M. Gershenson, M.D., professor, Gynecologic Oncology and Reproductive Medicine.

Should this new retrospective data be validated in a randomized study, the findings could one day represent a significant improvement to frontline standard of care.

"There is a true unmet need for these patients -- roughly 70 percent of women with this disease will experience a recurrence of the cancer at some point," said Gershenson, the study's corresponding author. "Our group published research demonstrating that hormonal therapy showed promise in the recurrent setting, with most patients responding or having stable disease. It was a natural progression over time that we began to study this up front, after women received their primary chemotherapy."

In this retrospective cohort study, researchers analyzed data from 203 women with Stage II-IV LGSC treated at MD Anderson between 1981 and 2013 to evaluate the effect of HMT, compared with surveillance, after surgery and chemotherapy. Women who received HMT (70 patients) showed an average progression-free survival (PFS) of 64.9 months compared with 26.4 months for those in the surveillance group (133 patients). Overall survival (OS) was 115.7 months following HMT, versus 102.7 months for the surveillance group.

Further, among 149 women who showed no evidence of disease following completion of primary chemotherapy, HMT appears to have resulted in even greater survival: 81.1 vs. 30 months PFS; and 191.3 vs.106.8 months OS.

"Hormonal therapy has shown promising results in reducing cancer recurrence, and there is increasing interest in integrating this approach into first-line therapy," said Gershenson. "If confirmatory research in a clinical trial setting shows hormonal maintenance therapy can prevent or delay recurrence of this cancer subtype, it would be practice changing."

Though recruitment for this patient population is challenging given the rarity of the disease, Gershenson noted that a prospective international Phase III clinical trial has been designed. The study will compare: chemotherapy and observation; chemotherapy and HMT; and hormonal therapy alone, which also has shown early promise in other studies.

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Selon une nouvelle étude menée par des chercheurs de l'Université du Texas, le traitement de l'hormonothérapie (HMT) pourrait améliorer de façon significative la survie des femmes ayant un sous-type rarede cancer de l'épithélium ovarien ou du péritoine, connu sous le nom de carcinome séreux de faible grade (LGSC) Centre.

La recherche est publiée dans le Journal of Clinical Oncology et a été mise à jour depuis qu'il a été présenté pour la première fois à la réunion annuelle de l'American Society of Clinical Oncology.

Selon les chercheurs, LGSC représente seulement 10 pour cent des carcinomes séreux de l'ovaire / péritoine. Il est généralement diagnostiqué chez les femmes, dès 40 et 50 ans (cependant, les adolescents et les femmes dans leur 20aine et leur 30aine peuvent également être diagnostiqués). Les patients présentent généralement une maladie avancée.

MD Anderson a une longue histoire de découverte dans ce domaine du cancer rare des ovaires - la publication d'une étude en 2004 qui a changé la façon dont les carcinomes ont été classés et en identifiant ainsi LGSC. La recherche de MD Anderson a également montré que LGSC est relativement chimio-résistant comparé au carcinome séreux de haut grade, a dit David M. Gershenson, M.D., professeur, gynécologique Oncologie et Médecine Reproductive.

Si ces nouvelles données étaient validées dans une étude randomisée, les résultats pourraient représenter un jour une amélioration significative de la norme de soins de première ligne.

"Il y a un vrai besoin non satisfait pour ces patients - environ 70 pour cent des femmes atteintes de cette maladie subira une récurrence du cancer à un moment donné", a déclaré Gershenson, l'auteur de l'étude correspondante. "Notre groupe a publié des études démontrant que la thérapie hormonale était prometteuse dans le contexte récurrent, la plupart des patients ayant répondu ou ayant une maladie stable. C'est une progression naturelle au fil du temps que nous avons commencé à étudier cela en amont.

Dans cette étude rétrospective de cohorte, les chercheurs ont analysé les données de 203 femmes avec le LGSC Stade II-IV traitées au MD Anderson entre 1981 et 2013 afin d'évaluer l'effet du HMT par rapport à la surveillance après chirurgie et chimiothérapie. Les femmes qui ont reçu HMT (70 patients) ont montré une survie sans progression moyenne (PFS) de 64,9 mois contre 26,4 mois pour ceux du groupe de surveillance (133 patients). La survie globale était de 115,7 mois après l'HMT, contre 102,7 mois pour le groupe de surveillance.

En outre, parmi 149 femmes qui n'ont montré aucune preuve de maladie après l'achèvement de la chimiothérapie primaire, HMT semble avoir entraîné une survie encore plus grande: 81,1 vs 30 mois PFS; Et 191,3 vs.106,8 mois OS.

"La thérapie hormonale a montré des résultats prometteurs dans la réduction de la récidive du cancer, et il y a un intérêt croissant pour l'intégration de cette approche en première ligne thérapie", a déclaré Gershenson. "Si la recherche de confirmation dans un essai clinique montre que la thérapie d'entretien hormonal peut prévenir ou retarder la récidive de ce sous-type de cancer, il serait pratique de changer."

Bien que le recrutement pour cette population de patients est difficile compte tenu de la rareté de la maladie, Gershenson a noté qu'un futur essai clinique international de phase III a été conçu. L'étude comparera: la chimiothérapie et l'observation; Chimiothérapie et HMT; Et la thérapie hormonale seule, qui a également montré des promesses tôt dans d'autres études.

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MessageSujet: Re: Lutter contre la récidive du cancer de l’ovaire   Jeu 28 Jan 2016 - 13:10

Mise à jour, l'article date du 26 octobre 2015,

Pour lutter contre ces récidives du cancer de l'ovaire, une  thérapie prometteuse, utilisant les inhibiteurs de PARP, ouvre de nouvelles perspectives. Si cette piste n’est pas récente – elle a émergé il y a plus de trente ans – de nombreux progrès la font revenir sur le devant de la scène, avec plus de succès que par le passé.
Première approche

Les premières protéines de la famille PARP ont été décrites dans les années 60. Leur rôle a rapidement été associé à une fonction capitale pour les cellules, celle de réparer l’ADN. Ce support de notre patrimoine génétique est en effet relativement fragile et exposé à diverses agressions ; des mécanismes très divers assurent ainsi sa maintenance. Lorsque les protéines impliquées dans la réparation de l’ADN sont défaillantes, les protéines PARP par exemple, les erreurs s’accumulent et provoquent la mort cellulaire.

Les traitements classiques, tels que la chimiothérapie, fonctionnent en induisant de multiples cassures dans l’ADN des cellules tumorales.  Pour amplifier ces effets, les chercheurs ont tenté de bloquer la capacité des cellules tumorales à réparer les lésions de leur ADN grâce à des inhibiteurs de PARP. Mais les essais cliniques combinant anti-PARP et chimiothérapie n’ont pas donné les résultats escomptés. Les anti-PARP ayant aussi un effet sur les cellules saines, la bithérapie exposait les patientes à des effets secondaires trop importants.

Le second souffle

Mis un temps de côté, ces inhibiteurs ont été reconsidérés lorsque des études ont montré que les tumeurs ovariennes portaient souvent des mutations des gènes BRCA1 ou 2, des gènes impliqués dans un autre mécanisme de réparation de l’ADN, celui de la « recombinaison homologue » (RH). Des expériences avaient alors montré que si les cellules toléraient la défaillance d’un seul mécanisme de réparation – l’autre mécanisme assurant l’interim – elles perdaient pied quand les deux étaient bloqués. Dès lors, le principe d’une nouvelle approche a été envisagé : en traitant les patientes chez qui la RH est déjà défaillante dans la tumeur avec un inhibiteur de PARP, l’effet pourrait être fatal aux cellules tumorales exclusivement. Les cellules saines, dans lesquelles la RH reste fonctionnelle, ne seraient pas perturbées par le blocage de PARP et seraient épargnées.

Dès la fin des années 2000, cette seconde stratégie a donné lieu à de nombreux essais cliniques menés auprès de patientes portant une mutation des gènes BRCA. Enfin, en décembre 2014, l’olaparib était le premier inhibiteur de PARP à obtenir une autorisation de mise sur le marché, réservée aux femmes atteintes d’un cancer de l’ovaire avancé et porteuses de ces mutations.

Pour une réelle approche personnalisée

« Avec cette AMM, nous disposons enfin d’une thérapie ciblée associée à un biomarqueur [la mutation d’un gène BRCA], qui permet de réduire le risque de récidive de moitié chez un groupe de patientes bien identifié », résume Alexandra Leary, responsable du laboratoire de recherche translationnelle pour les tumeurs gynécologiques à Gustave Roussy. « C’est une première étape, il faut maintenant continuer en identifiant plus de tumeurs susceptibles de répondre à ce traitement » poursuit-elle. En effet, des études montrent qu’environ 50 % des cancers de l’ovaire ont des défauts de la voie de RH, dont 20 % seulement sont attribuables à des mutations des gènes BRCA. Identifier les profils génétiques qui permettraient de prédire une réponse aux inhibiteurs de PARP est l’un des principaux enjeux du projet porté par A. Leary et soutenu par la Fondation ARC depuis 2012.

Mais, selon la chercheuse, une telle exploration génétique au moment du diagnostic n’est pas suffisante : « C’est en comprenant comment évolue la tumeur exposée à la chimiothérapie, notamment sa capacité à réparer l’ADN, que l’on pourra proposer des réponses adaptées à chaque patiente ». Chercheurs et médecins considèrent en effet que la chimiothérapie opère une sorte de sélection « naturelle » au sein de la tumeur, en éliminant les cellules tumorales qui réparent le moins bien leur ADN. Les cellules tumorales qui en réchappent et sont à l’origine des récidives seraient donc celles qui disposent de capacité particulières en termes de réparation de l’ADN. Ces cellules sont-elles sensibles aux inhibiteurs de PARP ? D’autres mécanismes de réparation devraient-ils être bloqués ? Peut-on envisager de sensibiliser ces cellules de manière à ce qu’elles soient tuées par la chimiothérapie ? Les cellules responsables des récidives ont-elles une tendance à engendrer une réponse immunitaire exploitable par immunothérapie2 ?

Pour répondre à toutes ces questions, l’équipe d’A. Leary explore le profil génétique d’échantillons prélevés non seulement au diagnostic mais aussi pendant l’opération (après la chimiothérapie) puis lors de l’éventuelle récidive. Leurs travaux devraient permettre, à terme, d’envisager un usage adapté à chaque patiente des stratégies thérapeutiques disponibles.

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Denis
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MessageSujet: Lutter contre la récidive du cancer de l’ovaire   Jeu 12 Fév 2009 - 4:09

La France rejoint l’étude internationale MIMOSA par le groupe pharmaceutique A. Menarini pour tester le premier vaccin dans la récidive du cancer de l’ovaire

Si les résultats des études pilotes sont confirmées durant l’étude internationale de grande envergure, l’étude MIMOSA, Menarini sera en mesure de proposer le premier vaccin capable de lutter contre la récidive du cancer de l’ovaire, une lutte qui permettrait la plus importante des victoires : une survie prolongée sans perte de qualité de vie.

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Dernière édition par Denis le Mar 21 Juin 2016 - 6:12, édité 2 fois
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